
En 2026, un architecte salarié gagne en moyenne entre 60 000 et 65 000 € brut annuel, soit environ 3 700 à 4 000 € net mensuel avant impôt sur le revenu. Cette rémunération varie fortement selon l’expérience, la localisation et le statut : un débutant perçoit entre 28 000 et 35 000 € brut par an, tandis qu’un architecte expérimenté peut dépasser les 60 000 € brut annuels, voire 100 000 € pour les directeurs d’agence.
Les chiffres clés en 2026
- Salaire moyen : 60 000 à 65 000 € brut/an (3 700 à 4 000 € net/mois)
- Débutant (0-3 ans) : 28 000 à 35 000 € brut/an (~1 800-2 200 € net/mois)
- Milieu de carrière (4-9 ans) : 45 000 à 60 000 € brut/an (~2 800-3 700 € net/mois)
- Senior (> 10 ans) : plus de 60 000 € brut/an (~3 700 € net/mois)
- Écart Île-de-France / Province : +15 à 20 % en région parisienne
- Salaire maximum observé : jusqu’à 6 400 € net/mois pour des postes à haute responsabilité
- Prime de panier : environ 10,50 € par jour sur chantier

La rémunération de l’architecte salarié en 2026
L’architecte salarié exerce principalement en agence d’architecture privée, sous la convention collective nationale des entreprises d’architecture (IDCC 2332). Le salaire médian se situe autour de 3 700 à 4 000 € net mensuels avant impôt, soit environ 50 % au-dessus du salaire médian national français. Cette rémunération évolue progressivement avec l’expérience et les responsabilités confiées.
| Niveau d’expérience | Brut annuel | Net mensuel estimé (avant IR) |
|---|---|---|
| Débutant (0-3 ans) | 28 000 – 35 000 € | 1 800 – 2 200 € |
| Confirmé (3-5 ans) | 40 000 – 50 000 € | 2 500 – 3 100 € |
| Milieu de carrière (4-9 ans) | 45 000 – 60 000 € | 2 800 – 3 700 € |
| Expérimenté (10-20 ans) | Plus de 60 000 € | ~3 700 € |
| Fin de carrière (> 20 ans) | Jusqu’à 100 000 € et plus | ~4 460 – 6 400 € |
L’architecte bénéficie du statut cadre, ce qui implique un taux de cotisations salariales situé entre 22 et 25 % du brut. La progression salariale est généralement lente les premières années, puis s’accélère avec l’acquisition d’une autonomie sur les projets et la capacité à gérer une équipe.
📊 Pourquoi trouve-t-on encore des chiffres de 26 400 € brut annuel pour un débutant sur certains sites ?
Ces données datent de 2021 et n’ont pas été actualisées. Entre 2021 et 2026, l’inflation cumulée a atteint environ 12 à 14 %, et les grilles salariales ont été revalorisées dans de nombreuses agences conformément à la convention collective IDCC 2332. Les fourchettes actuelles pour un architecte débutant se situent désormais entre 28 000 et 35 000 € brut annuel selon la localisation géographique et la taille de l’agence.
Les variations de rémunération selon les spécialisations
Le salaire d’un architecte varie sensiblement selon son domaine d’intervention. Les spécialisations techniques ou les secteurs à forte valeur ajoutée offrent des rémunérations supérieures à la moyenne, avec des écarts pouvant atteindre 10 à 30 % par rapport à la rémunération standard.
Les secteurs les plus rémunérateurs incluent les bâtiments hospitaliers, les data centers et la rénovation énergétique lourde. À l’inverse, les spécialisations en paysage ou en urbanisme pour les petites collectivités offrent des rémunérations plus modestes, en raison de budgets projets généralement limités.
Du brut au net : décryptage du bulletin de salaire
L’architecte salarié, classé en catégorie cadre, supporte des cotisations sociales entre 22 et 25 % de son salaire brut. Ces prélèvements financent la sécurité sociale, la retraite complémentaire (Agirc-Arrco) et l’assurance chômage.
Exemple de calcul pour le salaire moyen
| Élément | Montant |
|---|---|
| Brut annuel | 62 000 € |
| Brut mensuel | 5 167 € |
| Cotisations salariales (~24 %) | – 1 240 € |
| Net avant impôt | 3 927 € |
| Impôt à la source (estimation moyenne) | – 300 à 400 € |
| Net après impôt | ~3 527 à 3 627 € |
Exemple pour un architecte débutant
| Élément | Montant |
|---|---|
| Brut annuel | 30 000 € |
| Brut mensuel | 2 500 € |
| Cotisations salariales (~23 %) | – 575 € |
| Net avant impôt | 1 925 € |
| Impôt à la source (estimation faible revenus) | – 50 à 100 € |
| Net après impôt | 1 825 à 1 875 € |
Le taux d’imposition varie selon la situation familiale (nombre de parts fiscales) et les autres revenus du foyer. Le taux appliqué peut être faible en début de carrière et augmenter progressivement avec l’ancienneté.
Les avantages complémentaires à la rémunération principale
Au-delà du salaire de base, l’architecte salarié peut bénéficier de compléments de rémunération liés à l’activité terrain.
Prime de panier
Lorsque l’architecte se déplace sur un chantier éloigné de son domicile ou du siège de l’agence, il perçoit une prime de panier d’environ 10,50 € par jour. Le montant est fixé par la convention collective IDCC 2332 et peut faire l’objet d’ajustements selon les accords d’entreprise. Cette indemnité compense les frais de repas engagés sur site.
Pour un architecte en phase de suivi de chantier intensif (10 à 15 jours par mois), cette prime peut représenter un complément de 105 à 158 € mensuels, soit environ 1 200 à 1 900 € par an.
Combien gagne un architecte selon sa localisation géographique ?
La rémunération d’un architecte varie fortement selon la région d’exercice. L’Île-de-France affiche des salaires supérieurs de 15 à 20 % par rapport à la moyenne provinciale. Cet écart s’explique par la concentration d’agences de grande taille, la complexité des projets parisiens et le coût de la vie plus élevé dans la capitale.
Un architecte débutant à Paris peut ainsi prétendre à 32 000 – 35 000 € brut annuels, contre 28 000 – 30 000 € dans les régions rurales ou les petites villes. Pour un profil confirmé, l’écart se creuse davantage : 55 000 – 65 000 € brut en Île-de-France, contre 45 000 – 55 000 € en province.
Les grandes métropoles régionales (Lyon, Bordeaux, Toulouse, Nantes) proposent des rémunérations intermédiaires, généralement 10 à 15 % supérieures aux zones rurales, mais inférieures à Paris. L’effet du coût de la vie sur le pouvoir d’achat réel doit être pris en compte : un salaire de 3 500 € net à Paris équivaut approximativement à 2 800 € net en province en termes de niveau de vie.
Les trois statuts de l’architecte : salariat, libéral et fonction publique
L’architecte peut exercer sous trois statuts distincts, chacun offrant un mode de rémunération et des perspectives de carrière spécifiques.
| Statut | Mode de rémunération | Caractéristiques |
|---|---|---|
| Salarié en agence | Salaire fixe mensuel (28 000 – 100 000 € brut/an) | Revenu stable, sécurité de l’emploi, progression régulière |
| Libéral / indépendant | Honoraires (% du coût des travaux) | Potentiel de gains supérieur, revenus fluctuants, prospection obligatoire, charges sociales à déduire |
| Fonction publique (AUE) | Grille indiciaire | Progression régulière à l’ancienneté, grande sécurité, rémunération encadrée |
Le statut libéral : des revenus potentiellement plus élevés
L’architecte libéral est rémunéré en honoraires, généralement calculés en pourcentage du coût total des travaux. Cette activité nécessite l’obtention de la HMONP (Habilitation à la Maîtrise d’Œuvre en son Nom Propre), qui s’ajoute au diplôme d’État d’Architecte (DEA).
Le potentiel de gains en libéral dépasse souvent celui du salariat, notamment pour les architectes ayant constitué un réseau de clients fidèles et intervenant sur des projets de construction neuve ou de rénovation lourde. Cependant, les revenus sont très fluctuants et l’activité implique des charges sociales importantes (cotisations URSSAF, CIPAV), ainsi qu’un effort constant de prospection commerciale.
La fonction publique : Architecte et Urbaniste de l’État (AUE)
Les Architectes et Urbanistes de l’État (AUE) sont rémunérés selon une grille indiciaire de la fonction publique d’État. Ce statut offre une progression salariale régulière à l’ancienneté, une grande sécurité de l’emploi et l’accès à des projets d’envergure nationale (monuments historiques, bâtiments publics, projets urbains structurants). En contrepartie, la rémunération est généralement encadrée et plafonnée par rapport aux architectes libéraux établis ou aux directeurs d’agence du secteur privé.
Les évolutions de carrière et les rémunérations associées
Au-delà de l’exercice classique du métier, l’architecte peut évoluer vers des fonctions à haute responsabilité ou des spécialisations techniques valorisées.
Postes à responsabilité
Un directeur d’agence ou un architecte associé dans une structure de taille moyenne à grande peut dépasser les 100 000 € brut annuels. Ce niveau de rémunération s’accompagne de responsabilités managériales, commerciales et financières. L’architecte encadre alors une équipe, développe le portefeuille clients et garantit la rentabilité des projets.
Dans le secteur de l’architecture de luxe (villas de prestige, hôtels particuliers, projets sur-mesure pour clientèle fortunée), les honoraires sont déconnectés des barèmes standards. Un architecte spécialisé dans ce créneau peut percevoir des rémunérations nettement supérieures, parfois au-delà de 150 000 € brut annuels.
Voies d’évolution alternatives
L’architecte peut également diversifier son activité vers :
- L’enseignement de l’architecture : intervenir dans une école d’architecture ou une université offre un complément de revenus et un statut reconnu.
- L’expertise judiciaire : l’architecte expert est sollicité par les tribunaux pour analyser des sinistres, des malfaçons ou des litiges constructifs. Les honoraires d’expertise sont fixés par le tribunal.
- La conservation des monuments historiques : ce poste à haute technicité offre une rémunération stable et l’opportunité de travailler sur un patrimoine exceptionnel.
- Les spécialisations techniques : maîtrise d’ouvrage, projets urbains, gestion des risques majeurs, scénographie, architecture navale ou design. Ces niches demandent des compétences pointues et sont souvent mieux rémunérées.
Formation et accès au métier
Pour exercer le métier d’architecte, un minimum de 5 années d’études supérieures est requis. Les principales voies d’accès incluent :
- Le Diplôme d’État d’Architecte (DEA), délivré par les écoles nationales supérieures d’architecture (ENSA).
- Un Master en architecture reconnu par l’Ordre des Architectes.
- Un diplôme des Écoles Spéciales d’Architecture (ESA).
Pour exercer en libéral ou signer des permis de construire, l’architecte doit obtenir la HMONP (Habilitation à la Maîtrise d’Œuvre en son Nom Propre), accessible après une année supplémentaire de formation et une mise en situation professionnelle.
Pour aller plus loin
Le secteur du bâtiment et de l’aménagement offre de nombreux métiers aux rémunérations variées. Si vous souhaitez comparer la rémunération d’un architecte avec celle d’autres professions, vous pouvez consulter notre article sur le salaire d’un policier, qui relève également d’un cadre réglementaire strict et d’une grille de rémunération publique.
Ce qu’il faut retenir
Le salaire d’un architecte en France en 2026 se situe en moyenne entre 60 000 et 65 000 € brut annuels pour un salarié en agence, avec des variations importantes selon l’expérience, la localisation et le statut d’exercice. Un débutant perçoit entre 28 000 et 35 000 € brut par an, tandis qu’un profil senior peut dépasser les 60 000 € brut, voire 100 000 € pour un directeur d’agence ou un architecte libéral bien établi.
L’écart de rémunération entre Paris et la province atteint 15 à 20 %, en raison de la concentration d’agences et de la complexité des projets en Île-de-France. Les spécialisations techniques (bâtiments hospitaliers, data centers, rénovation énergétique) offrent des perspectives salariales supérieures à la moyenne. Enfin, le statut libéral permet un potentiel de gains plus élevé, mais implique une gestion active de l’activité, des revenus fluctuants et des charges sociales importantes.
Questions fréquentes
Quel est le salaire d’un architecte débutant en 2026 ?
Un architecte débutant (0 à 3 ans d’expérience) perçoit entre 28 000 et 35 000 € brut annuels, soit environ 1 800 à 2 200 € net mensuels avant impôt. Ce montant varie fortement selon la localisation géographique et la taille de l’agence employeur. En Île-de-France, les salaires d’entrée se situent plutôt dans le haut de cette fourchette.
Combien gagne un architecte expérimenté ?
Un architecte avec plus de 10 ans d’expérience gagne généralement plus de 60 000 € brut par an, soit environ 3 700 € net mensuels. En fin de carrière ou sur des postes à responsabilité (directeur d’agence, architecte associé), la rémunération peut atteindre 100 000 € brut annuels et plus, voire davantage dans l’architecture de luxe.
Quelle est la différence de salaire entre un architecte salarié et un architecte libéral ?
L’architecte salarié perçoit un revenu fixe mensuel, avec une progression régulière. L’architecte libéral est rémunéré en honoraires (généralement un pourcentage du coût des travaux) et peut générer des revenus supérieurs, notamment avec un portefeuille clients établi. En contrepartie, ses revenus sont fluctuants et il doit assumer des charges sociales importantes ainsi qu’une activité de prospection constante.
Un architecte gagne-t-il plus en Île-de-France qu’en province ?
Oui, les architectes exerçant en Île-de-France bénéficient d’une rémunération supérieure de 15 à 20 % par rapport à la moyenne provinciale. Cet écart reflète la concentration d’agences de grande taille, la complexité des projets parisiens et le coût de la vie plus élevé dans la capitale. Cependant, cet avantage salarial est en partie absorbé par les dépenses de logement et de transport.
Quelles spécialisations permettent à un architecte de gagner plus ?
Les spécialisations les plus rémunératrices incluent les bâtiments hospitaliers, les data centers et la rénovation énergétique lourde. Ces domaines offrent généralement des rémunérations supérieures de 10 à 30 % par rapport à la moyenne. À l’inverse, les spécialisations en paysage ou en urbanisme pour les petites collectivités offrent des rémunérations plus modestes.
Quels sont les avantages complémentaires au salaire d’un architecte ?
Au-delà du salaire de base, l’architecte salarié peut percevoir une prime de panier d’environ 10,50 € par jour lors de déplacements sur chantier éloignés. Pour un architecte en phase intensive de suivi de chantier, cela peut représenter un complément de 1 200 à 1 900 € par an. D’autres avantages (participation, intéressement, 13ᵉ mois) dépendent des accords d’entreprise.
Sources
Cet article a été rédigé à partir des données les plus récentes disponibles issues de sites spécialisés dans l’emploi et la rémunération dans le secteur du BTP et de l’architecture, en tenant compte des grilles conventionnelles IDCC 2332 et des données statistiques actualisées. Dernière mise à jour : janvier 2026.
- Convention collective nationale des entreprises d’architecture (IDCC 2332)
- Sites spécialisés emploi BTP et architecture — Données salariales 2025-2026
- Estimations basées sur les grilles salariales et négociations collectives récentes