Combien gagne un député en 2026 ?
En 2026, un député français perçoit une indemnité parlementaire brute de 7 637,39 euros par mois, soit 5 953,34 euros net avant impôt. Cette rémunération, strictement identique à celle des sénateurs, est complétée par des moyens conséquents pour exercer le mandat : une dotation de fonctionnement parlementaire (DFP) de 7 238,04 euros mensuels, entrée en vigueur le 1er janvier 2026, et un crédit de 11 463 euros pour rémunérer jusqu’à cinq collaborateurs. Au total, ce sont 26 338,43 euros de fonds publics qui transitent chaque mois par député. Décryptage complet d’une rémunération encadrée par la loi.
Les chiffres clés du salaire d’un député en 2026
- Indemnité brute mensuelle : 7 637,39 euros
- Indemnité nette avant impôt : 5 953,34 euros
- Dotation de fonctionnement parlementaire (DFP) : 7 238,04 euros/mois
- Crédit collaborateurs : 11 463 euros/mois
- Total des fonds publics par député : 26 338,43 euros/mois
- Allocation de retour à l’emploi : 4 353,31 euros brut
Quel est le salaire d’un député en 2026 ?
Comme pour les sénateurs, les députés ne perçoivent pas un « salaire » au sens strict, mais une « indemnité parlementaire ». Cette nuance juridique traduit la nature de la fonction : représenter la Nation n’est pas un métier comme les autres, c’est une mission de service public.
L’indemnité parlementaire est encadrée par l’ordonnance organique n° 58-1210 du 13 décembre 1958. Les députés ne fixent donc pas eux-mêmes le montant de leur rémunération : celle-ci est indexée sur le traitement des hauts fonctionnaires classés « hors échelle ». Cette règle garantit transparence et automaticité dans les revalorisations.
| Composante de l’indemnité | Montant brut mensuel | Calcul |
|---|---|---|
| Indemnité parlementaire de base | 5 931,95 euros | Référence hors échelle |
| Indemnité de résidence (3 %) | 177,96 euros | 3 % de la base |
| Indemnité de fonction (25 %) | 1 527,48 euros | 25 % de (base + résidence) |
| Total brut | 7 637,39 euros | — |
Ces montants sont issus de documents officiels
Tous les chiffres présentés dans cet article proviennent de la fiche de synthèse n° 7 de l’Assemblée nationale (« La situation matérielle du député »), mise à jour en janvier 2026, ainsi que de l’ordonnance n° 58-1210 du 13 décembre 1958. Ces sources institutionnelles garantissent l’exactitude des données.
Comment est calculée l’indemnité parlementaire d’un député ?
Le mécanisme de calcul repose sur deux piliers : l’ordonnance organique de 1958 qui fixe la règle, et la valeur du point d’indice de la fonction publique qui détermine les montants.
L’ordonnance de 1958 : le cadre juridique
L’ordonnance n° 58-1210 du 13 décembre 1958 établit le principe fondamental : l’indemnité parlementaire est fixée par référence au traitement des fonctionnaires occupant les emplois les plus élevés de l’État. Cette règle vise un double objectif : assurer l’indépendance financière des députés pour qu’ils puissent exercer leur mandat sans pression économique, et garantir une forme de modération en liant leur sort à celui des hauts fonctionnaires.
Les députés, contrairement à une idée reçue tenace, n’ont donc pas la main sur leur propre rémunération. Celle-ci évolue automatiquement avec le point d’indice de la fonction publique.
Les trois composantes officielles de l’indemnité
L’indemnité parlementaire se décompose en trois éléments distincts, conformément à la fiche officielle de l’Assemblée nationale. L’indemnité de base (5 931,95 euros) correspond à la moyenne entre le traitement le plus bas et le plus élevé des fonctionnaires « hors échelle ». L’indemnité de résidence (177,96 euros) représente 3 % de cette base. Enfin, l’indemnité de fonction (1 527,48 euros) équivaut à 25 % du total base + résidence.
Ce mécanisme, identique à celui des sénateurs, assure une revalorisation automatique lorsque le point d’indice augmente. Les hausses successives de 2022 (+3,5 %), 2023 (+1,5 %) et 2024 (+5 points d’indice) ont ainsi porté l’indemnité brute à 7 637,39 euros, montant toujours en vigueur début 2026.
Du brut au net : les retenues sur l’indemnité
| Nature de la retenue | Montant mensuel |
|---|---|
| Cotisation au régime de pensions | 828,66 euros |
| CSG-CRDS | 740,83 euros |
| Cotisation au FAMDRE (fonds de garantie) | 76,37 euros |
| Contribution « transition professionnelle » | 38,19 euros |
| Total des retenues | 1 684,05 euros |
Après déduction de l’ensemble des cotisations obligatoires, l’indemnité nette avant impôt sur le revenu s’établit à 5 953,34 euros par mois. Ce montant, explicitement donné par la fiche officielle de l’Assemblée nationale, est légèrement supérieur à celui des sénateurs (5 676,12 euros) en raison de retenues différentes entre les deux assemblées.
Le net après impôt dépend de la situation personnelle de chaque député (quotient familial, autres revenus). En appliquant un taux de prélèvement à la source moyen de 25 à 30 %, on peut estimer le net après impôt à environ 4 200 à 4 500 euros mensuels.
Quels autres moyens financiers un député a-t-il à sa disposition ?
L’indemnité parlementaire ne constitue qu’une partie des moyens mis à disposition des députés pour exercer leur mandat. Plusieurs enveloppes complémentaires, strictement encadrées, viennent s’y ajouter.
La dotation de fonctionnement parlementaire (DFP) : 7 238,04 euros par mois
Depuis le 1er janvier 2026, l’avance de frais de mandat (AFM) et la dotation matérielle des députés (DMD) ont fusionné en une enveloppe unique : la dotation de fonctionnement parlementaire (DFP). Selon la fiche officielle de l’Assemblée nationale, son montant s’élève à 7 238,04 euros mensuels pour un député élu en métropole. Il est revalorisé comme les traitements de la fonction publique.
Cette réforme résulte de l’arrêté du Bureau n° 34/XVII du 2 juillet 2025. Jusqu’au 31 décembre 2025, un député disposait de deux enveloppes distinctes : une AFM de 6 353 euros par mois et une DMD de 16 790 euros par an. La DFP regroupe désormais les deux, pour un montant supérieur de 885,04 euros par mois à l’ancienne AFM seule.
La DFP couvre les dépenses liées à l’exercice du mandat qui ne sont ni prises en charge ni remboursées directement par l’Assemblée : loyer et fonctionnement d’une permanence en circonscription, déplacements, frais de réception, documentation, téléphonie, informatique, communication avec les électeurs.
Comme l’AFM qu’elle remplace — elle-même héritière de l’IRFM, supprimée par la décision du Bureau de l’Assemblée du 29 novembre 2017 —, la DFP n’est pas un revenu personnel. Son utilisation fait l’objet d’un contrôle : les députés doivent justifier leurs dépenses et restituer les sommes non utilisées ou non justifiées en fin de mandat.
Le crédit collaborateurs : 11 463 euros par mois
Chaque député dispose d’un crédit mensuel de 11 463 euros pour rémunérer ses collaborateurs parlementaires. Cette enveloppe permet d’employer jusqu’à cinq personnes : assistants parlementaires, attachés de presse, chargés de mission, secrétaires.
Les charges patronales sont payées directement par l’Assemblée nationale ; le député ne dispose que du brut collaborateurs dans ce crédit. Le salaire brut d’un collaborateur parlementaire doit respecter des planchers et plafonds fixés par le Bureau de l’Assemblée.
Ces collaborateurs assistent le député dans ses travaux législatifs (rédaction d’amendements, préparation des questions au gouvernement), ses interventions en commission, sa communication et ses relations avec les électeurs de la circonscription.
Transports, hébergement et matériel
Au-delà de la DFP et du crédit collaborateurs, les députés bénéficient de plusieurs avantages logistiques encadrés par l’Assemblée nationale. Depuis la réforme du 1er janvier 2026, la téléphonie, l’informatique et les frais de courrier ne font plus l’objet d’une dotation séparée : ils sont financés par la DFP.
Côté hébergement à Paris, trois options s’offrent aux députés : la résidence de l’Assemblée (51 chambres disponibles), le remboursement des nuitées d’hôtel (plafond de 200 euros par nuit), ou une dotation d’hébergement de 1 200 euros par mois pour un pied-à-terre, sous conditions strictes.
Pour les transports, l’Assemblée prend en charge les déplacements SNCF (1re ou 2e classe) entre la circonscription et Paris. Les députés métropolitains disposent également de 80 passages aériens annuels entre Paris et leur circonscription — soit environ 40 allers-retours — lorsque celle-ci est desservie par une ligne régulière, auxquels s’ajoutent 12 passages par an pour toute destination hors circonscription. Le Passe Navigo ou son équivalent est également pris en charge.
Récapitulatif des moyens financiers d’un député
| Poste | Montant | Nature |
|---|---|---|
| Indemnité parlementaire | 7 637,39 euros brut/mois | Rémunération personnelle |
| Dotation de fonctionnement parlementaire (DFP) | 7 238,04 euros/mois | Frais professionnels contrôlés |
| Crédit collaborateurs | 11 463 euros brut/mois | Masse salariale équipe |
| Dotation hébergement Paris | 1 200 euros/mois | Sous conditions |
| Transports SNCF + aérien | Prise en charge + 80 vols/an | Avantage en nature |
Que se passe-t-il quand un député perd son siège ?
La fin de mandat, qu’elle résulte d’une non-réélection, d’une démission ou d’une dissolution, ouvre droit à des dispositifs d’accompagnement prévus par l’Assemblée nationale.
L’allocation de retour à l’emploi des députés
Les députés non réélus et sans activité professionnelle peuvent bénéficier de l’allocation d’assurance mutuelle de retour à l’emploi (AAMRE). Selon la fiche officielle de l’Assemblée nationale, cette allocation s’élève à 57 % de l’indemnité parlementaire, soit 4 353,31 euros brut mensuels.
La durée d’indemnisation de base est de 18 mois, mais peut être portée à 24, 30 ou 36 mois selon l’âge du député et la conjoncture du marché de l’emploi. Cette allocation est soumise à la CSG-CRDS et à l’impôt sur le revenu.
Le financement de ce dispositif repose sur une contribution de 1 % prélevée sur l’indemnité parlementaire de chaque député en exercice, soit 76,37 euros par mois (cotisation au FAMDRE).
Le régime de retraite des députés
Les députés cotisent à un régime de retraite spécifique, la Caisse de pensions des anciens députés. La cotisation mensuelle s’élève à 828,66 euros, prélevée sur l’indemnité brute. Ce régime fonctionne par répartition, les cotisations des députés en exercice finançant les pensions des anciens.
L’âge d’ouverture des droits et les conditions de liquidation ont été alignés sur le régime général suite aux réformes successives. Un député n’ayant effectué qu’un seul mandat de cinq ans peut prétendre à une pension partielle à l’âge de la retraite.
Un député peut-il cumuler son indemnité avec d’autres revenus ?
La question du cumul des mandats et des indemnités fait l’objet d’un encadrement strict depuis les lois de 2014 et 2017.
Le plafond de cumul avec les mandats locaux
Un député peut conserver un mandat local (conseiller municipal, départemental ou régional), mais le cumul avec un mandat exécutif local (maire, président de conseil départemental ou président de région) est interdit depuis 2017.
Lorsqu’il perçoit des indemnités au titre d’un mandat local, ces indemnités locales sont plafonnées à 2 965,98 euros par mois. La règle officielle est la suivante : le cumul de l’indemnité parlementaire de base et des indemnités locales ne peut excéder une fois et demie cette base, soit 8 897,92 euros ; la part locale est donc plafonnée à la moitié de la base. Ce plafonnement vise à limiter le cumul des rémunérations publiques tout en permettant aux députés de conserver un ancrage territorial.
Le cumul avec une activité professionnelle
Rien n’interdit juridiquement à un député d’exercer une activité professionnelle parallèle. Toutefois, les obligations de présence à l’Assemblée (séances publiques, commissions, groupes de travail) et la charge de travail parlementaire rendent ce cumul difficile en pratique.
Les déclarations d’intérêts publiées par la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) permettent de connaître les activités et revenus annexes de chaque député.
Salaire de député et pouvoir d’achat : comparaison avec les Français
L’expression « gagner comme un député » évoque une rémunération confortable. Comment se situe réellement l’indemnité parlementaire par rapport aux revenus des Français ?
Comparaison officielle avec le SMIC 2026
| Référence | Montant mensuel 2026 | Ratio vs député (brut) |
|---|---|---|
| SMIC brut temps plein | 1 823 euros | 1/4,2 |
| Salaire médian français (net) | ~2 100 euros | 1/2,8 |
| Salaire moyen fonction publique (net) | ~2 431 euros | 1/2,4 |
| Député (indemnité brute) | 7 637,39 euros | 1 |
| 10 % des salariés les mieux payés | > 4 000 euros net | — |
Avec 7 637 euros brut mensuels (soit 5 953 euros net avant impôt), un député gagne environ 4,2 fois le SMIC brut et un peu moins de 3 fois le salaire médian français. Il se situe dans les 10 % des revenus les plus élevés du pays, sans pour autant atteindre le 1 % supérieur (au-delà de 9 640 euros nets mensuels).
Comparaison avec les autres élus et responsables publics
Dans la hiérarchie des rémunérations publiques, le député se situe en dessous des membres du gouvernement. Un ministre perçoit 10 692 euros brut mensuels, le Premier ministre 16 038 euros. L’indemnité parlementaire dépasse en revanche celle des élus locaux : un président de région touche environ 5 500 euros brut, un maire de grande ville entre 4 000 et 5 600 euros selon la strate démographique.
Du côté de la haute fonction publique, un préfet perçoit entre 6 500 et 9 000 euros net selon son échelon, un haut fonctionnaire en administration centrale peut atteindre des niveaux comparables ou supérieurs.
Députés et sénateurs : même indemnité, moyens différents
Députés et sénateurs perçoivent exactement la même indemnité parlementaire : 7 637,39 euros brut mensuels en 2026. Cette égalité de traitement découle du principe constitutionnel d’égalité entre les deux assemblées du Parlement.
Les différences se situent dans les enveloppes annexes, et elles se sont creusées en 2026. Le crédit collaborateurs est plus élevé à l’Assemblée nationale (11 463 euros) qu’au Sénat (8 827,40 euros au 1er juillet 2023), même si les deux chambres autorisent jusqu’à cinq collaborateurs.
Surtout, les deux assemblées n’ont plus le même régime de frais de mandat. L’Assemblée a fusionné ses deux enveloppes en une dotation de fonctionnement parlementaire de 7 238,04 euros par mois au 1er janvier 2026. Le Sénat, lui, a conservé le système de l’avance de frais de mandat, dont l’avance générale mensuelle s’élève à 6 600 euros. Les deux montants ne recouvrent donc pas exactement le même périmètre de dépenses et ne se comparent qu’avec prudence.
Le net avant impôt diffère également légèrement : 5 953,34 euros pour un député contre 5 676,12 euros pour un sénateur. Cette différence s’explique par des régimes de cotisations propres à chaque assemblée (caisses de retraite distinctes, taux de cotisation variables).
Le détail du régime propre à la chambre haute — avance de frais de mandat, retraite, « salaire à vie » — est traité dans notre page dédiée : combien gagne un sénateur en 2026.
Ce qu’il faut retenir sur le salaire d’un député
Avec 7 637,39 euros brut mensuels en 2026, soit 5 953,34 euros net avant impôt, l’indemnité parlementaire d’un député le place parmi les 10 % des Français les mieux rémunérés. Cette indemnité, identique à celle des sénateurs, n’est pas fixée par les députés eux-mêmes mais indexée sur le traitement des hauts fonctionnaires.
Au-delà de cette rémunération personnelle, les députés disposent de moyens conséquents pour exercer leur mandat : une dotation de fonctionnement parlementaire de 7 238,04 euros par mois (contrôlée et à justifier), un crédit de 11 463 euros pour leurs collaborateurs et divers avantages logistiques. Depuis le 1er janvier 2026, cette DFP remplace l’ancienne avance de frais de mandat et l’ancienne dotation matérielle, qui ont fusionné. L’ensemble représente 26 338,43 euros par mois et par député, hors dotation d’hébergement et hors fonctionnement du Palais Bourbon.
En cas de non-réélection, les députés bénéficient d’une allocation de retour à l’emploi (57 % de l’indemnité, soit 4 353 euros) pendant 18 à 36 mois selon leur situation. Ils cotisent également à un régime de retraite spécifique qui leur ouvre des droits à pension proportionnels à leur durée de mandat.
Pour aller plus loin sur les rémunérations des élus
Découvrez également combien gagnent les autres acteurs de la vie politique française : les sénateurs (7 637 euros brut), les ministres (10 692 euros), le Premier ministre (16 038 euros), le président de la République, ou encore les sous-préfets.
Questions fréquentes sur le salaire d’un député
Quel est le salaire net d’un député en 2026 ?
Un député perçoit une indemnité brute de 7 637,39 euros par mois. Après déduction des cotisations obligatoires (retraite, CSG-CRDS, FAMDRE), le net avant impôt s’établit à 5 953,34 euros selon la fiche officielle de l’Assemblée nationale. Selon le taux de prélèvement à la source applicable, le net après impôt se situe généralement entre 4 200 et 4 500 euros mensuels.
Un député gagne-t-il plus qu’un sénateur ?
Non, l’indemnité parlementaire est strictement identique : 7 637,39 euros brut mensuels. Toutefois, le net avant impôt diffère légèrement (5 953 euros pour un député, 5 676 euros pour un sénateur) en raison de régimes de cotisations propres à chaque assemblée. Les enveloppes annexes diffèrent également : crédit collaborateurs plus élevé à l’Assemblée (11 463 euros contre 8 827,40 euros), et surtout régimes de frais de mandat désormais distincts — dotation de fonctionnement parlementaire de 7 238,04 euros à l’Assemblée depuis le 1er janvier 2026, avance de frais de mandat de 6 600 euros au Sénat.
Un député non réélu touche-t-il le chômage ?
Oui, sous la forme d’une allocation de retour à l’emploi (AAMRE) représentant 57 % de l’indemnité parlementaire, soit 4 353,31 euros brut mensuels. La durée d’indemnisation varie de 18 à 36 mois selon l’âge et la situation. Ce dispositif est financé par une cotisation de 1 % prélevée sur l’indemnité de chaque député en exercice.
Un député peut-il cumuler son indemnité avec un mandat de maire ?
Non, depuis 2017, le cumul d’un mandat parlementaire avec un mandat exécutif local (maire, président de département ou de région) est interdit. Un député peut toutefois conserver un mandat de conseiller municipal, départemental ou régional, avec des indemnités plafonnées à 2 965,98 euros par mois.
Combien coûte un député à l’État chaque mois ?
En additionnant l’indemnité parlementaire brute (7 637,39 euros), la dotation de fonctionnement parlementaire (7 238,04 euros) et le crédit collaborateurs (11 463 euros), le total s’établit à 26 338,43 euros par mois et par député. Il faut y ajouter, le cas échéant, la dotation d’hébergement de 1 200 euros, ce qui porte le total à 27 538,43 euros. Ce calcul reste hors fonctionnement général du Palais Bourbon et charges de structure. À noter : deux de ces trois enveloppes ne sont pas des revenus personnels mais des moyens de travail, contrôlés et à justifier.
Les députés fixent-ils eux-mêmes leur salaire ?
Non, c’est une idée reçue. L’indemnité parlementaire est fixée par l’ordonnance organique n° 58-1210 du 13 décembre 1958 et indexée sur le traitement des hauts fonctionnaires « hors échelle ». Elle évolue automatiquement avec le point d’indice de la fonction publique, sans vote ni décision des députés eux-mêmes.
Sources
Cet article a été rédigé exclusivement à partir des données officielles les plus récentes. Dernière mise à jour : 26 août 2026, après l’entrée en vigueur de la dotation de fonctionnement parlementaire au 1er janvier 2026.
- Assemblée nationale – Fiche de synthèse n° 7 : la situation matérielle du député (mise à jour janvier 2026)
- Sénat – L’indemnité parlementaire
- Légifrance – Ordonnance n° 58-1210 du 13 décembre 1958 portant loi organique relative à l’indemnité des membres du Parlement
- Service-Public.fr – Montant du SMIC
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