Combien gagne un pompier en 2026 ?

Camion de pompier.

En 2026, un sapeur-pompier professionnel débutant perçoit environ 2 250 euros brut par mois (traitement + indemnité de feu), soit environ 1 730 euros net avant impôt. En fin de carrière, un officier supérieur peut dépasser 5 000 euros brut mensuels. Les sapeurs-pompiers volontaires, qui représentent 80 % des effectifs, perçoivent quant à eux des indemnités horaires allant de 8,71 à 13,11 euros selon le grade, exonérées d’impôt. Tour d’horizon complet des rémunérations des pompiers en France.

Les chiffres clés en 2026

  • Traitement brut d’un sapeur débutant (hors primes) : 1 801,74 euros/mois
  • Indemnité de feu : 25 % du traitement indiciaire
  • Rémunération brute estimée d’un sapeur débutant (avec indemnité de feu) : environ 2 250 euros
  • Indemnité horaire d’un SPV sapeur (depuis décembre 2025) : 8,71 euros
  • Effectifs : environ 40 000 SPP et 197 000 SPV en France
  • Valeur du point d’indice : 4,92278 euros (depuis juillet 2023)

Combien gagne un sapeur-pompier professionnel en 2026 ?

Les sapeurs-pompiers professionnels (SPP) sont des fonctionnaires territoriaux rattachés aux Services départementaux d’incendie et de secours (SDIS). Leur rémunération repose sur un traitement indiciaire — déterminé par la grille de la fonction publique territoriale — auquel s’ajoute un régime indemnitaire composé de plusieurs primes. Il ne faut pas confondre leur situation avec celle des sapeurs-pompiers volontaires (SPV), qui ne perçoivent pas un salaire mais des indemnités horaires (voir plus bas).

Le cadre réglementaire est fixé par les décrets n° 2012-520, 2012-521 et 2012-524 du 20 avril 2012, ainsi que par le décret n° 87-1107 du 30 décembre 1987. La valeur du point d’indice, fixée à 4,92278 euros depuis juillet 2023, n’a pas été revalorisée au 1er janvier 2026.

Grille salariale du grade de sapeur (catégorie C — grade d’entrée)

Le sapeur est le premier grade de la hiérarchie des pompiers professionnels. La progression se fait à l’ancienneté, échelon par échelon.

Échelon Durée Indice majoré Traitement brut mensuel
1 1 an 366 1 801,74 €
2 1 an 367 1 806,66 €
3 1 an 368 1 811,58 €
4 1 an 369 1 816,51 €
5 1 an 370 1 821,43 €
6 1 an 371 1 826,35 €
7 3 ans 372 1 831,27 €
8 3 ans 373 1 836,20 €
9 3 ans 376 1 850,97 €
10 4 ans 377 1 855,89 €
11 387 1 905,12 €

Entre le 1er et le 11e échelon, l’amplitude reste modeste : environ 100 euros brut mensuels de différence. C’est essentiellement le passage aux grades supérieurs et le régime indemnitaire qui font évoluer significativement la rémunération.

Grille salariale du grade de caporal

Échelon Durée Indice majoré Traitement brut mensuel
1 1 an 367 1 806,66 €
2 1 an 369 1 816,51 €
5 1 an 374 1 841,12 €
8 2 ans 385 1 895,27 €
10 3 ans 409 2 013,42 €
12 425 2 092,18 €

Grille salariale du grade de caporal-chef

Échelon Durée Indice majoré Traitement brut mensuel
1 1 an 373 1 836,20 €
4 2 ans 385 1 895,27 €
7 3 ans 420 2 067,57 €
9 3 ans 455 2 239,86 €
10 478 2 353,09 €

Synthèse par grade : du sapeur au colonel

Le tableau ci-dessous offre une vue d’ensemble de la rémunération des SPP, du grade d’entrée aux officiers supérieurs. Les montants indiqués correspondent au traitement indiciaire brut seul (hors primes).

Grade Catégorie Traitement brut début Traitement brut fin de grille
Sapeur C 1 801,74 € 1 905,12 €
Caporal C 1 806,66 € 2 092,18 €
Caporal-chef C 1 836,20 € 2 353,09 €
Sergent / Adjudant B ~1 836 € ~2 500 €
Lieutenant / Capitaine A ~1 885 € ~3 000 €
Commandant A ~2 240 € ~3 200 €
Lieutenant-colonel / Colonel A+ ~3 200 € ~4 500 € et plus

Ces montants n’incluent pas les primes. Un commandant à l’échelon 4, par exemple, touche un traitement indiciaire de 2 938,90 euros brut (IM 597), soit bien au-dessus du début de grille. Avec l’indemnité de feu à 25 %, sa rémunération brute dépasse 3 670 euros avant même les autres primes.

Pourquoi trouve-t-on encore le chiffre de 19 % pour l’indemnité de feu ?

Certains sites affichent encore une indemnité de feu à 19 % du traitement indiciaire. Ce taux est obsolète : il correspond à l’ancien barème, avant la revalorisation qui a porté le taux à 25 %. Les montants calculés avec l’ancien taux sous-estiment donc significativement la rémunération réelle des pompiers professionnels.

Comment est calculé le salaire d’un pompier professionnel ?

La rémunération d’un SPP se compose de deux éléments : le traitement indiciaire (partie fixe) et le régime indemnitaire (primes). Le traitement est déterminé par le grade et l’échelon de l’agent, selon les grilles de la fonction publique territoriale. Sa valeur dépend directement du point d’indice, fixé à 4,92278 euros depuis juillet 2023.

Les primes et indemnités

Les primes représentent une part considérable du revenu effectif d’un pompier professionnel. Voici les principales :

Prime / Indemnité Taux ou montant Conditions
Indemnité de feu (IF) 25 % du traitement Versée à tous les SPP
Indemnité de responsabilité (IRSP) Jusqu’à 39 % du traitement Selon le grade et les fonctions
Indemnité de spécialité Variable Plongeur, GRIMP, risques chimiques…
IFTS (travaux supplémentaires) De 868 à 1 489 € annuels (montant de référence) Non cumulable avec l’IAT ni le logement de fonction
IAT (administration et technicité) Variable Alternative à l’IFTS
Indemnité de résidence 0 %, 1 % ou 3 % du traitement Selon la zone géographique
SFT (supplément familial de traitement) Variable Selon le nombre d’enfants à charge
NBI (nouvelle bonification indiciaire) Points d’indice supplémentaires Pour certaines fonctions spécifiques

L’indemnité de feu est de loin la plus significative. Pour un sapeur au 1er échelon (traitement de 1 801,74 euros), elle représente environ 450 euros brut par mois. À elle seule, elle porte la rémunération brute au-dessus de 2 250 euros, soit un gain de 25 % par rapport au traitement seul. Les montants de référence de l’IFTS (868,14 à 1 488,88 euros annuels) datent de février 2017 et n’ont pas fait l’objet de revalorisation identifiée depuis.

Du brut au net : combien touche réellement un pompier professionnel ?

Comme tout fonctionnaire territorial, le sapeur-pompier professionnel est soumis à des cotisations sociales obligatoires qui réduisent le montant brut d’environ 23 à 25 %.

Les cotisations applicables

Cotisation Taux salarial
Pension civile (CNRACL) 11,10 %
CSG déductible 6,80 %
CSG non déductible 2,40 %
CRDS 0,50 %
RAFP (retraite additionnelle) 5 % (sur les primes, plafonnées à 20 % du traitement)

Exemple de calcul pour un sapeur débutant (1er échelon)

Étape Montant
Traitement indiciaire brut 1 801,74 €
Indemnité de feu (25 %) + 450,43 €
Total brut estimé (hors autres primes) ~2 252 €
Cotisations salariales (~23 %) – ~518 €
Net estimé avant impôt ~1 734 €

Ce montant est une estimation. Le net réel varie selon la situation individuelle : zone de résidence (indemnité de résidence de 0 à 3 %), situation familiale (SFT), spécialités détenues et autres primes éventuelles. Avec l’IRSP et d’autres indemnités, un sapeur expérimenté peut atteindre un net sensiblement plus élevé.

Combien gagne un sapeur-pompier volontaire en 2026 ?

Les sapeurs-pompiers volontaires (SPV) constituent la grande majorité des effectifs : environ 197 000 personnes, contre 40 000 professionnels. Leur mode de rémunération est fondamentalement différent : ils ne perçoivent pas un salaire mais des indemnités horaires, parfois appelées « vacations ». Ces indemnités sont exonérées d’impôt sur le revenu et de cotisations sociales (dans la limite d’un plafond annuel).

Depuis le 1er décembre 2025, les montants ont été revalorisés par l’arrêté du 17 novembre 2025.

Barème des indemnités horaires SPV (depuis décembre 2025)

Grade Indemnité horaire
Sapeur 8,71 €
Caporal 9,35 €
Sous-officier 10,55 €
Officier 13,11 €

Concrètement, un SPV au grade de sapeur effectuant 10 heures d’intervention dans le mois perçoit 87,10 euros. Les indemnités sont versées pour les heures d’intervention, de formation et d’astreinte (à un taux réduit pour les gardes sans intervention).

Évolution des indemnités SPV depuis 2020

Les indemnités horaires ont été régulièrement revalorisées ces dernières années, avec une hausse d’environ 3 % entre 2022 et 2023 pour l’ensemble des grades.

Grade 2020 2021 2022 2023 Déc. 2025
Sapeur 7,92 € 8,08 € 8,36 € 8,61 € 8,71 €
Caporal 8,50 € 8,67 € 8,97 € 9,24 € 9,35 €
Sous-officier 9,60 € 9,79 € 10,13 € 10,43 € 10,55 €
Officier 11,91 € 12,15 € 12,58 € 12,96 € 13,11 €

En cinq ans, l’indemnité d’un sapeur volontaire est passée de 7,92 à 8,71 euros de l’heure, soit une progression d’environ 10 %. Pour un officier, la hausse atteint 1,20 euro de l’heure sur la même période.

La rémunération des pompiers militaires : BSPP et BMPM

Aux côtés des SPP et des SPV, il existe une troisième catégorie souvent méconnue : les pompiers militaires. La Brigade de sapeurs-pompiers de Paris (BSPP) et le Bataillon de marins-pompiers de Marseille (BMPM) ne relèvent pas de la fonction publique territoriale mais du statut militaire. Leur rémunération obéit à des règles distinctes.

D’après les estimations disponibles (sources secondaires), un sapeur débutant à la BSPP perçoit environ 1 800 euros net par mois, tandis qu’un sapeur au BMPM se situe dans une fourchette de 1 550 à 1 900 euros net. Ces chiffres sont des ordres de grandeur issus de sites spécialisés et non de sources officielles du ministère des Armées. Ces pompiers bénéficient en outre d’avantages spécifiques liés au statut militaire : logement en caserne, couverture sociale militaire, régime de retraite spécifique. Les sapeurs de la BSPP bénéficient par exemple d’environ 65 jours de permissions annuelles.

Pompier vs policier vs gendarme : comparaison des salaires

Dans l’écosystème des métiers de la sécurité, les niveaux de rémunération en début de carrière restent relativement proches. Un sapeur-pompier professionnel perçoit un traitement de départ comparable à celui d’un gardien de la paix ou d’un gendarme débutant. Les écarts se creusent avec l’ancienneté, les spécialités et les régimes indemnitaires propres à chaque corps.

Pour un policier national, le traitement de départ se situe également aux alentours de 1 800 euros brut, auquel s’ajoutent des primes spécifiques (indemnité de sujétion spéciale police, prime OPJ, etc.). Le système de primes diffère sensiblement d’un corps à l’autre, ce qui rend la comparaison sur le seul traitement indiciaire insuffisante.

Ce qu’il faut retenir sur le salaire des pompiers en 2026

Le paysage de la rémunération des pompiers en France est marqué par une dualité fondamentale. D’un côté, les sapeurs-pompiers professionnels, fonctionnaires territoriaux, perçoivent un traitement indiciaire complété par des primes significatives — en premier lieu l’indemnité de feu à 25 %. Un sapeur débutant touche environ 2 250 euros brut (soit environ 1 730 euros net) avec cette seule prime, tandis qu’un officier supérieur en fin de carrière peut largement dépasser les 5 000 euros brut mensuels.

De l’autre, les sapeurs-pompiers volontaires — qui représentent 80 % des effectifs — perçoivent des indemnités horaires allant de 8,71 euros (sapeur) à 13,11 euros (officier) depuis décembre 2025. Ces indemnités, exonérées d’impôt, ne constituent pas un salaire et ne sont versées que pour les heures d’intervention et de formation effectivement réalisées.

Questions fréquentes sur le salaire des pompiers

Quel est le salaire net d’un pompier professionnel débutant en 2026 ?

Un sapeur-pompier professionnel au 1er échelon perçoit un traitement brut de 1 801,74 euros, auquel s’ajoute l’indemnité de feu (25 %, soit environ 450 euros). Après déduction des cotisations sociales (environ 23 %), le salaire net estimé se situe aux alentours de 1 730 euros avant impôt. Ce montant peut varier à la hausse selon la zone de résidence, la situation familiale et les primes complémentaires.

Les pompiers volontaires sont-ils payés ?

Les sapeurs-pompiers volontaires ne perçoivent pas un salaire mais des indemnités horaires. Depuis décembre 2025, ces indemnités s’élèvent à 8,71 euros pour un sapeur, 9,35 euros pour un caporal, 10,55 euros pour un sous-officier et 13,11 euros pour un officier. Ces montants sont exonérés d’impôt sur le revenu et de cotisations sociales.

Qu’est-ce que l’indemnité de feu des pompiers ?

L’indemnité de feu est une prime versée mensuellement à tous les sapeurs-pompiers professionnels. Elle représente 25 % du traitement indiciaire brut et vise à compenser les risques liés au métier. Pour un sapeur débutant, elle s’élève à environ 450 euros brut par mois. Attention : certains sites affichent encore l’ancien taux de 19 %, qui est obsolète.

Combien gagne un pompier en fin de carrière ?

La rémunération en fin de carrière dépend fortement du grade atteint. Un caporal-chef en fin de grille touche un traitement brut de 2 353 euros (hors primes). Un commandant peut atteindre environ 3 200 euros brut de traitement, et les officiers supérieurs (lieutenant-colonel, colonel) dépassent 4 500 euros brut. Avec les primes (indemnité de feu, IRSP, spécialités), la rémunération totale peut largement excéder 5 000 euros brut mensuels.

Quelle est la différence entre un pompier professionnel et un pompier volontaire ?

Le sapeur-pompier professionnel est un fonctionnaire territorial employé à temps plein par un SDIS. Il perçoit un traitement mensuel fixe complété par des primes. Le sapeur-pompier volontaire exerce cette activité en parallèle d’un autre emploi ou de ses études. Il n’est indemnisé que pour les heures d’intervention, de formation et d’astreinte effectivement réalisées, à un taux horaire défini par arrêté ministériel.

Sources

Cet article a été rédigé à partir des données officielles les plus récentes disponibles. Dernière mise à jour : février 2026.

  • Infos Emploi Public — Grilles indiciaires sapeur et caporal de sapeur-pompier professionnel
  • Emploi-collectivités.fr — Grilles indiciaires des officiers de sapeur-pompier professionnel
  • Arrêté du 17 novembre 2025 — Montant de l’indemnité horaire de base des sapeurs-pompiers volontaires
  • CDG16 — Sapeurs-pompiers volontaires : nouveau montant de l’indemnité horaire de base
  • Décrets n° 2012-520, 2012-521, 2012-524 du 20 avril 2012 — Cadre réglementaire des SPP
  • La Gazette des communes — IFTS allouées aux sapeurs-pompiers