
En 2026, un chauffeur routier en France gagne en moyenne 2 270 € net par mois (environ 2 950 € brut mensuel), selon la Convention Collective Nationale des Transports Routiers. Ce montant varie fortement selon la spécialité et le volume horaire : un chauffeur régional à temps partiel (169h/mois) perçoit environ 1 893 € net mensuels, tandis qu’un chauffeur national à 210 heures mensuelles peut atteindre 3 027 € net. Les salaires 2026 ont connu une revalorisation de 1 % à 1,4 % par rapport à 2025.
- Salaire moyen : 2 270 € net/mois (environ 2 950 € brut/mois)
- Chauffeur régional (169h) : 1 893 € net/mois
- Chauffeur national (210h) : 3 027 € net/mois
- SMIC 2026 : 1 343 € net/mois (base 151,67h)
- Taux horaire minimum coefficient 138M : 12,27 € brut/heure
- Indemnité grand découcher : 68,67 € par jour complet
- Revalorisation salariale 2026 : +1 % à +1,4 %

Calculer le salaire d’un chauffeur routier
Données 2025 — CCN Transports Routiers (IDCC 16). Indemnités repas et découcher selon barèmes URSSAF.
Combien gagne un chauffeur routier en 2026 : grille conventionnelle
Le salaire d’un chauffeur routier s’établit selon la Convention Collective Nationale des Transports Routiers (IDCC 16), qui fixe des grilles salariales en fonction du coefficient hiérarchique et du volume horaire mensuel. Les montants nets affichés ci-dessous correspondent aux données officielles 2026, après déduction des cotisations salariales.
Pour un chauffeur routier au coefficient 138M (coefficient d’entrée pour les conducteurs), le taux horaire brut minimum s’établit à 12,27 € de l’heure en 2026. Sur une base de 151,67 heures mensuelles (durée légale), cela représente environ 1 860 € brut mensuel, soit un montant supérieur au SMIC 2026 (1 823 € brut pour 151,67h).
| Profil | Volume horaire mensuel | Salaire net/mois |
|---|---|---|
| Chauffeur régional (coefficient 138M) | 169 heures | 1 893 € |
| Chauffeur régional (coefficient 138M) | 199 heures (avec prime découcher) | 2 652 € |
| Chauffeur national | 210 heures (gros mois) | 3 027 € |
| SMIC 2026 (référence) | 151,67 heures | 1 343 € |
Ces montants correspondent au salaire de base net avant primes. Ils n’incluent pas les indemnités de déplacement (frais de route, repas, découcher) qui constituent une part significative de la rémunération totale des chauffeurs en longue distance.
Plusieurs sites d’emploi affichent un salaire moyen de 1 820 € net/mois pour un chauffeur routier. Ce montant correspond à une estimation basée sur l’analyse d’offres d’emploi publiées en 2025, mais ne reflète pas les grilles officielles de la Convention Collective 2026. Les données de référence proviennent des barèmes conventionnels actualisés, qui affichent des rémunérations supérieures (de 1 893 € à 3 027 € net selon le volume horaire et la spécialité). L’écart s’explique par la méthodologie : les agrégateurs d’offres d’emploi calculent des moyennes arithmétiques qui lissent les variations, tandis que les grilles conventionnelles reflètent les rémunérations réelles négociées par les partenaires sociaux.
Du brut au net : comprendre les cotisations
Le passage du salaire brut au salaire net s’effectue par déduction des cotisations sociales salariales. Pour un chauffeur routier employé dans le secteur privé, ces cotisations représentent environ 22 à 23 % du salaire brut, selon les taux standards applicables aux salariés non-cadres.
Exemple de calcul pour un chauffeur régional à 169 heures mensuelles :
| Élément | Montant mensuel | Montant annuel |
|---|---|---|
| Salaire brut (12,27 €/h × 169h) | 2 074 € | 24 888 € |
| Cotisations salariales (~23 %) | – 477 € | – 5 724 € |
| Salaire net | 1 597 € | 19 164 € |
Note : le montant net calculé (1 597 €) est inférieur au net affiché dans la grille conventionnelle (1 893 €). Cet écart s’explique par le fait que les données conventionnelles intègrent généralement des éléments de rémunération complémentaires (prime d’ancienneté, 13e mois proratisé) qui ne figurent pas dans ce calcul de base.
Les cotisations salariales se décomposent principalement en :
- Cotisations de sécurité sociale : assurance maladie, allocations familiales, vieillesse de base
- Retraite complémentaire AGIRC-ARRCO : environ 7,87 % du salaire brut pour un non-cadre
- CSG et CRDS : contribution sociale généralisée (9,2 %) et contribution au remboursement de la dette sociale (0,5 %), prélevées sur environ 98,25 % du salaire brut
- Assurance chômage : prise en charge intégralement par l’employeur depuis 2018
Évolution du salaire selon l’expérience et la spécialité
La rémunération d’un chauffeur routier progresse selon plusieurs facteurs : l’ancienneté, les qualifications complémentaires (FIMO, FCO, ADR), le type de transport effectué (régional, national, international) et le volume horaire mensuel.
Le coefficient hiérarchique constitue le principal levier d’évolution salariale. La Convention Collective des Transports Routiers prévoit plusieurs coefficients pour le groupe 6 (conducteurs) :
| Coefficient | Profil | Taux horaire brut minimum |
|---|---|---|
| 138M | Conducteur débutant, transport régional | 12,27 € brut/heure |
| 150 | Conducteur confirmé | Taux supérieur (données non disponibles) |
| Coefficients supérieurs | Conducteur expérimenté, spécialisations (ADR, international) | Progression avec l’ancienneté et les qualifications |
Spécialisations et majorations
Les chauffeurs routiers peuvent augmenter leur rémunération en obtenant des qualifications complémentaires :
- Transport international : rémunération supérieure compensant les longues absences (plusieurs semaines consécutives à l’étranger), les contraintes linguistiques et les formalités douanières
- Transport de matières dangereuses (ADR) : majoration liée à la formation spécifique obligatoire et aux responsabilités accrues
- Transport frigorifique : spécialisation technique avec contraintes de température
- Transport de porte-voiture : manipulation spécifique des véhicules transportés
Compléments de rémunération : indemnités et primes
Au-delà du salaire de base, les chauffeurs routiers perçoivent plusieurs types de compléments qui peuvent représenter une part significative (30 à 50 %) de la rémunération totale :
Indemnités de déplacement
Les chauffeurs routiers en longue distance bénéficient d’indemnités forfaitaires destinées à compenser les frais engagés lors des déplacements professionnels. Ces indemnités, défiscalisées dans certaines limites, couvrent :
| Type d’indemnité | Montant 2026 | Conditions |
|---|---|---|
| Grand découcher | 68,67 € par jour complet | Nuit + petit-déjeuner + 2 repas |
| Petit découcher | Montant inférieur au grand découcher | Nuit seule, ou nuit + 1 repas |
| Frais de repas | Forfait journalier | Repas pris hors du domicile |
Pour un chauffeur national effectuant 15 à 20 découchers par mois, ces indemnités peuvent totaliser 1 000 à 1 373 € mensuels supplémentaires (15 × 68,67 € = 1 030 € ; 20 × 68,67 € = 1 373 €), ce qui représente une part majeure de la rémunération totale.
Heures supplémentaires et majorations
Le secteur du transport routier applique un régime spécifique de décompte du temps de travail. Les heures supplémentaires effectuées au-delà de la durée légale (151,67 heures mensuelles) donnent lieu à des majorations de salaire. Le tableau présenté en début d’article montre l’impact du volume horaire : un chauffeur national à 210 heures mensuelles perçoit 3 027 € net, soit 60 % de plus qu’un chauffeur régional à 169 heures (1 893 € net).
Primes conventionnelles et d’entreprise
Les chauffeurs routiers peuvent également percevoir diverses primes :
- Prime de non-accident : récompense la conduite sans sinistre sur une période donnée
- Prime d’ancienneté : augmente progressivement avec l’ancienneté dans l’entreprise
- 13e mois : présent dans certaines entreprises du secteur
- Prime de performance : liée au respect des délais, à la qualité du service ou à la consommation de carburant
Revalorisations salariales 2026
Les salaires du transport routier ont connu une augmentation en 2026. Selon les accords de branche négociés par les partenaires sociaux :
- Transport routier de marchandises : hausse de 1 % à 1,4 % des grilles conventionnelles
- Transport de voyageurs : augmentation de 1,3 % appliquée aux salaires minimaux
Ces revalorisations s’inscrivent dans un contexte d’inflation modérée et visent à maintenir le pouvoir d’achat des conducteurs routiers tout en préservant la compétitivité des entreprises du secteur.
Cadre conventionnel et grille de classification
La rémunération des chauffeurs routiers relève de la Convention collective nationale des transports routiers et activités auxiliaires du transport (IDCC 16), qui couvre l’ensemble des entreprises de transport routier de marchandises et de voyageurs en France.
Cette convention classe les chauffeurs routiers dans le groupe 6 — Conducteur, avec plusieurs coefficients hiérarchiques selon le niveau de responsabilité et de qualification. Le coefficient 138M constitue le point d’entrée pour les conducteurs débutants en transport régional, avec un taux horaire brut minimum de 12,27 € en 2026 (soit un montant supérieur au SMIC horaire de 12,02 €).
La progression salariale s’effectue par augmentation du coefficient (passage au coefficient 150 puis aux coefficients supérieurs) en fonction de l’ancienneté, des qualifications complémentaires obtenues (FIMO, FCO, ADR) et du type de transport effectué (régional, national, international).
Comparaison avec d’autres métiers du transport
Les métiers du transport présentent des niveaux de rémunération variés selon le type de véhicule conduit, le secteur d’activité et le statut du professionnel. Un chauffeur de bus exerçant dans le transport public de voyageurs bénéficie généralement d’une rémunération plus stable avec des horaires plus prévisibles, tandis qu’un chauffeur de taxi ou un chauffeur Uber travaille souvent sous statut indépendant avec des revenus plus variables.
Les conducteurs de train et conducteurs de métro, généralement employés par la SNCF ou la RATP, relèvent du statut de la fonction publique et bénéficient d’une grille salariale différente, avec des perspectives d’évolution et des avantages sociaux spécifiques.
Démographie de la profession
Le métier de chauffeur routier reste très largement masculin. Cette sur-représentation masculine s’explique en partie par les contraintes physiques du métier (manipulation de charges, conduite prolongée), les longues périodes d’absence du domicile et l’image traditionnellement associée à la profession.
Les initiatives pour féminiser le secteur se multiplient depuis quelques années, avec des campagnes de communication et des aménagements des conditions de travail, mais la progression reste lente.
En 2026, le salaire d’un chauffeur routier varie de 1 893 € net/mois (chauffeur régional à 169h) à 3 027 € net/mois (chauffeur national à 210h) selon la Convention Collective Nationale des Transports Routiers. Le taux horaire brut minimum s’établit à 12,27 € pour le coefficient 138M, soit un montant supérieur au SMIC 2026 (12,02 €/h). Les indemnités de déplacement constituent une part majeure de la rémunération totale : le grand découcher atteint 68,67 € par jour complet, ce qui peut représenter 1 000 à 1 373 € mensuels supplémentaires pour un chauffeur en longue distance. Les salaires 2026 ont connu une revalorisation de 1 % à 1,4 % par rapport à 2025, dans un contexte de maintien du pouvoir d’achat des conducteurs.
Pour aller plus loin
Si vous vous intéressez aux rémunérations dans le secteur du transport et de la logistique, découvrez nos autres analyses sur les revenus des professionnels de la mobilité et du transport de personnes.
Quel est le salaire net d’un chauffeur routier débutant en 2026 ?
Un chauffeur routier débutant au coefficient 138M gagne 1 893 € net par mois pour un volume horaire de 169 heures mensuelles, selon la Convention Collective Nationale des Transports Routiers 2026. Ce montant correspond au salaire de base avant primes et indemnités de déplacement. Le taux horaire brut minimum s’établit à 12,27 €, soit un montant supérieur au SMIC 2026 (12,02 €/heure).
Combien gagne un chauffeur routier national en 2026 ?
Un chauffeur routier national effectuant 210 heures mensuelles (gros mois) perçoit 3 027 € net par mois selon les barèmes conventionnels 2026. Ce montant représente 60 % de plus qu’un chauffeur régional à 169 heures (1 893 € net). Les indemnités de déplacement (grand découcher à 68,67 € par jour complet) s’ajoutent au salaire de base et peuvent représenter 1 000 à 1 373 € mensuels supplémentaires.
Quelle convention collective s’applique aux chauffeurs routiers ?
Les chauffeurs routiers relèvent de la Convention collective nationale des transports routiers et activités auxiliaires du transport (IDCC 16). Cette convention classe les conducteurs dans le groupe 6, avec plusieurs coefficients hiérarchiques (dont le coefficient 138M pour les débutants, taux horaire 12,27 € brut) qui déterminent les salaires minimaux conventionnels. Elle encadre également les indemnités de déplacement (grand découcher : 68,67 €/jour complet en 2026) et les primes spécifiques au secteur.
Quelles sont les indemnités de déplacement en 2026 ?
Les chauffeurs routiers perçoivent une indemnité de grand découcher de 68,67 € par jour complet (nuit + petit-déjeuner + 2 repas) selon les barèmes 2026. Pour un chauffeur effectuant 15 à 20 découchers mensuels, cela représente 1 030 à 1 373 € supplémentaires par mois. Ces indemnités, défiscalisées dans certaines limites, constituent une part majeure de la rémunération totale (30 à 50 %) pour les conducteurs en longue distance.
Comment évolue le salaire avec le volume horaire ?
Le salaire d’un chauffeur routier augmente proportionnellement au volume horaire mensuel : un chauffeur régional à 169h gagne 1 893 € net/mois, tandis qu’à 199h (avec prime de découcher) il perçoit 2 652 € net (+40 %), et à 210h (chauffeur national, gros mois) il atteint 3 027 € net (+60 %). Les heures supplémentaires au-delà de 151,67h mensuelles donnent lieu à des majorations selon la convention collective.
Quelle revalorisation salariale en 2026 ?
Les salaires des chauffeurs routiers ont connu une augmentation de 1 % à 1,4 % en 2026 selon les accords de branche négociés par les partenaires sociaux. Pour le transport de voyageurs, la hausse s’établit à 1,3 %. Ces revalorisations visent à maintenir le pouvoir d’achat des conducteurs routiers dans un contexte d’inflation modérée, tout en préservant la compétitivité des entreprises du secteur.
Cet article a été rédigé à partir des données officielles les plus récentes disponibles. Dernière mise à jour : janvier 2026.
- Convention collective nationale des transports routiers et activités auxiliaires du transport (IDCC 16) — Grilles salariales 2026, coefficients et taux horaires minimaux
- Barèmes URSSAF 2026 — Indemnités de déplacement (grand découcher : 68,67 €/jour complet)
- Accords de branche 2026 — Revalorisations salariales (+1 % à +1,4 % pour le transport routier de marchandises)
- Données SMIC 2026 — Taux horaire brut 12,02 € (base de référence pour comparaison)