Combien gagne un ambulancier en 2026 ?

Salaire ambulancier en France en 2026

En 2026, un ambulancier gagne en moyenne 1 540 à 1 620 € net par mois dans le secteur privé (environ 2 000 à 2 100 € brut). Un débutant perçoit entre 1 850 et 1 950 € brut (~1 425-1 500 € net), soit au niveau du SMIC ou légèrement au-dessus. Dans la fonction publique hospitalière, la rémunération s’échelonne de 1 351 € net en début de carrière (grade 1, échelon 1) à 1 795 € net en fin de carrière (grade 2, échelon 11) hors primes, auxquels s’ajoutent 238 € net mensuels au titre du complément de traitement indiciaire « Ségur de la santé ».

Les chiffres clés en 2026

  • Salaire moyen secteur privé : 1 540 – 1 620 € net / mois (environ 2 000 – 2 100 € brut)
  • Débutant secteur privé : 1 425 – 1 500 € net / mois (environ 1 850 – 1 950 € brut)
  • Expérimenté (+ 10 ans, privé) : 1 695 € – 1 925 € net / mois (2 200 € – 2 500 € brut)
  • Fonction publique hospitalière (grade 1, avec Ségur) : 1 589 € – 1 896 € net / mois (échelons 1 à 11 + CTI)
  • Fonction publique hospitalière (grade 2, avec Ségur) : 1 626 € – 2 033 € net / mois (échelons 1 à 11 + CTI)
  • Prime Ségur de la santé (FPH) : 238 € net / mois
  • Taux de cotisations : ~23% (privé) / ~25% (public)
  • Majorations fréquentes : +20% à +25% de nuit, +50% à +100% dimanche/jours fériés
Infographie salaire ambulancier 2026

Le salaire de base d’un ambulancier : secteur privé vs fonction publique

Le métier d’ambulancier s’exerce majoritairement dans le secteur privé, au sein d’entreprises de transport sanitaire régies par la convention collective nationale des transports routiers et activités auxiliaires du transport (IDCC 16). Depuis 2022, l’accès à la profession nécessite l’obtention du Diplôme d’État d’Ambulancier (DEA), qui a remplacé le Certificat de Capacité d’Ambulancier (CCA).

Dans le secteur privé, les rémunérations sont encadrées par les minima conventionnels de la branche « transports routiers » (IDCC 16), régulièrement revalorisés par avenant. Un ambulancier débutant titulaire du DEA perçoit entre 1 850 € et 1 950 € brut par mois (~1 425 à 1 500 € net), soit un salaire proche du SMIC (1 801,80 € brut au 1er novembre 2024). Avec l’expérience, cette rémunération progresse : un profil confirmé (3 à 10 ans d’ancienneté) gagne entre 1 950 € et 2 200 € brut (1 500 € – 1 695 € net), tandis qu’un ambulancier expérimenté (plus de 10 ans) peut atteindre 2 200 € à 2 500 € brut (1 695 € – 1 925 € net). Le salaire moyen dans le secteur privé se situe autour de 2 000 à 2 100 € brut (~1 540 à 1 620 € net), soit environ 24 000 à 25 200 € brut annuels.

Dans la fonction publique hospitalière (FPH), les ambulanciers relèvent de la catégorie C et sont rémunérés selon une grille indiciaire spécifique, répartie en deux grades : ambulancier (échelle C1) et ambulancier principal (échelle C2). Le traitement brut de base s’échelonne de 1 802 € en début de carrière (grade 1, échelon 1) à 2 211 € (grade 1, échelon 11) et jusqu’à 2 393 € (grade 2, échelon 11), auxquels s’ajoute systématiquement le complément de traitement indiciaire (CTI) « Ségur de la santé » de 238 € net par mois.

Profil Secteur Brut mensuel Net mensuel estimé
Débutant (0-2 ans) Privé 1 850 – 1 950 € 1 425 – 1 500 €
Débutant (échelon 1, grade 1) FPH (hors CTI) 1 802 € 1 351 €
Débutant (échelon 1, grade 1) FPH (avec CTI Ségur) 2 062 € 1 589 €
Confirmé (5 ans) Privé 2 000 € – 2 200 € 1 540 € – 1 700 €
Expérimenté (10 ans) Privé 2 200 € – 2 400 € 1 700 € – 1 850 €
Fin de carrière (échelon 11, grade 1) FPH (avec CTI Ségur) 2 471 € 1 896 €
Fin de carrière (échelon 11, grade 2) FPH (avec CTI Ségur) 2 653 € 2 033 €

La grille indiciaire des ambulanciers de la fonction publique hospitalière

Les ambulanciers de la fonction publique hospitalière sont régis par le décret n° 91-45 du 14 janvier 1991 modifié et intégrés dans les échelles de rémunération C1 et C2 issues du Parcours Professionnel, Carrières et Rémunérations (PPCR). Leur traitement brut mensuel est calculé en multipliant leur indice majoré par la valeur du point d’indice, fixée à 4,92278 € au 1er janvier 2026.

Le premier grade, ambulancier (échelle C1), comporte 11 échelons. Le traitement brut débute à 1 802 € par mois (indice majoré 366) et culmine à 2 211 € par mois (indice majoré 449). L’avancement d’échelon s’effectue automatiquement après une durée variable (de 1 à 3 ans selon l’échelon), soit une carrière complète sur ce grade d’environ 20 ans.

Échelon Durée Indice majoré Brut mensuel Net estimé
1 1 an 366 1 802 € 1 351 €
2 1 an 367 1 807 € 1 355 €
3 1 an 368 1 812 € 1 359 €
4 2 ans 372 1 831 € 1 373 €
5 2 ans 378 1 861 € 1 396 €
6 2 ans 388 1 910 € 1 433 €
7 2 ans 398 1 960 € 1 470 €
8 2 ans 410 2 019 € 1 514 €
9 3 ans 422 2 078 € 1 558 €
10 3 ans 436 2 147 € 1 610 €
11 449 2 211 € 1 658 €

Le second grade, ambulancier principal (échelle C2), est accessible par voie d’examen professionnel ou au choix après plusieurs années d’ancienneté. Il comporte également 11 échelons, avec un traitement brut compris entre 1 851 € (indice majoré 376) et 2 393 € (indice majoré 486). Le passage de l’échelon 1 au dernier échelon s’effectue sur environ 20 ans.

Échelon Durée Indice majoré Brut mensuel Net estimé
1 1 an 376 1 851 € 1 388 €
2 1 an 380 1 871 € 1 403 €
3 2 ans 388 1 910 € 1 433 €
4 2 ans 396 1 949 € 1 462 €
5 2 ans 407 2 004 € 1 503 €
6 2 ans 419 2 063 € 1 547 €
7 2 ans 432 2 127 € 1 595 €
8 2 ans 445 2 191 € 1 643 €
9 3 ans 458 2 255 € 1 691 €
10 3 ans 471 2 319 € 1 739 €
11 486 2 393 € 1 795 €

Précision importante : le traitement indiciaire brut de l’échelon 1 (1 802 €) est proche du SMIC brut (1 801,80 € au 1er novembre 2024). Dans la pratique, tout agent public dont le traitement serait inférieur au SMIC perçoit une indemnité différentielle pour garantir le respect du salaire minimum légal.

Les primes et indemnités dans la fonction publique hospitalière

Le traitement indiciaire ne constitue qu’une partie de la rémunération des ambulanciers hospitaliers. À ces montants s’ajoutent plusieurs primes et indemnités, dont la plus significative est le complément de traitement indiciaire (CTI) issu du Ségur de la santé.

Le CTI « Ségur de la santé », institué par le décret n° 2020-1152, représente 238 € net par mois (environ 260 € brut), soit 2 856 € net supplémentaires par an. Cette prime concerne tous les ambulanciers de la fonction publique hospitalière, quel que soit leur échelon ou leur ancienneté. Elle constitue un complément automatique et pérenne, versé chaque mois avec le traitement.

La prime de service, prévue par l’arrêté du 24 mars 1967, peut atteindre jusqu’à 7,5% du traitement brut annuel. Son montant varie selon l’établissement et la manière de servir de l’agent. Pour un ambulancier en milieu de carrière (traitement brut de 2 000 € par mois), cette prime représente environ 150 € brut par mois.

Prime / Indemnité Montant Base réglementaire
Complément de traitement indiciaire (CTI Ségur) 238 € net / mois (~260 € brut) Décret n° 2020-1152
Prime de service Jusqu’à 7,5% du traitement brut annuel Arrêté du 24 mars 1967
Indemnité de sujétion spéciale Jusqu’à +25% du traitement (heures de nuit) Décret n° 88-1084
Indemnité dimanche/jours fériés 23,30 € par vacation Convention collective
NBI (Nouvelle Bonification Indiciaire) 10 à 20 points d’indice selon fonctions Variable
Indemnité de résidence 0%, 1% ou 3% du traitement brut selon zone
SFT (Supplément familial de traitement) Selon nombre d’enfants
GIPA (Garantie individuelle du pouvoir d’achat) Variable (si traitement < inflation cumulée)

L’indemnité de sujétion spéciale, prévue par le décret n° 88-1084, compense les contraintes horaires liées au travail de nuit (21h-6h), les dimanches et jours fériés. Cette indemnité peut représenter jusqu’à +25% du traitement horaire pour les heures effectuées de nuit. Pour un ambulancier travaillant régulièrement de nuit, cela peut ajouter plusieurs centaines d’euros par mois à la rémunération de base.

Les compléments de rémunération dans le secteur privé

Dans le secteur privé, la rémunération de base fixée par la convention collective est complétée par plusieurs éléments variables qui peuvent représenter jusqu’à 20 à 30% du salaire annuel total.

Les heures supplémentaires sont fréquentes dans la profession. Compte tenu des astreintes, des gardes et de l’organisation du service (notamment les transferts inter-hospitaliers urgents), un ambulancier effectue en moyenne 5 à 10 heures supplémentaires par semaine. Ces heures sont majorées selon la législation en vigueur : +25% pour les 8 premières heures, +50% au-delà. Pour un taux horaire brut de 12 €, chaque heure supplémentaire rapporte entre 15 € et 18 € brut.

Les majorations de nuit, dimanche et jours fériés constituent également un complément important. La convention collective prévoit des majorations allant de +20% à +25% pour les heures de nuit (21h-6h). Pour les dimanches et jours fériés, une indemnité forfaitaire de 23,30 € par vacation est versée. Un ambulancier travaillant 4 dimanches par mois peut ainsi percevoir environ 93 € brut supplémentaires.

Complément Montant indicatif
Indemnité de repas (déplacement) 8 € – 15,20 € par repas
Majoration heures de nuit (21h-6h) +20% à +25% du taux horaire
Indemnité dimanche / jours fériés 23,30 € par vacation
Prime d’ancienneté +2% tous les 2 ou 3 ans
Indemnité de blanchissage 15 € – 20 € / mois

L’indemnité de repas est versée lors des missions nécessitant un déplacement et un repas pris hors de l’entreprise. Son montant varie de 8 € à 15,20 € par repas selon le barème URSSAF et les accords d’entreprise. Un ambulancier effectuant 15 missions longues par mois peut percevoir entre 120 € et 230 € d’indemnités de repas.

La prime d’ancienneté, généralement prévue par accord d’entreprise, augmente de 2% tous les 2 ou 3 ans. Après 10 ans d’ancienneté, cette prime peut représenter environ 6% à 8% du salaire de base, soit 120 € à 160 € brut mensuels pour un salaire de base de 2 000 € brut.

Du brut au net : comprendre les cotisations sociales

Le passage du salaire brut au salaire net varie selon le statut de l’ambulancier. Les cotisations sociales prélevées sur le salaire brut diffèrent entre le secteur privé et la fonction publique hospitalière.

Dans le secteur privé, les cotisations sociales représentent environ 22% à 23% du salaire brut pour un salarié non cadre. Ces cotisations se décomposent en plusieurs postes :

  • Sécurité sociale (maladie, vieillesse, famille) : environ 13%
  • Retraite complémentaire (AGIRC-ARRCO) : environ 3 à 4%
  • CSG/CRDS (contribution sociale généralisée et contribution au remboursement de la dette sociale) : environ 9,7% (dont 2,4% non déductible)
  • Assurance chômage : environ 0,9%

Exemple de calcul pour un ambulancier du secteur privé :

Élément Montant mensuel
Salaire brut de base 2 100 €
Heures supplémentaires (20h à +25%) + 180 €
Majoration nuit (30h à +20%) + 90 €
Indemnités de repas + 150 €
Total brut 2 520 €
Cotisations sociales (~23%) – 580 €
Salaire net 1 940 €

Dans la fonction publique hospitalière, le taux de cotisation est légèrement plus élevé, autour de 25% à 26% du traitement brut. Cette différence s’explique par le régime spécifique de retraite (CNRACL) qui prévoit des cotisations plus importantes mais également des conditions de départ à la retraite plus favorables (possibilité de départ anticipé au titre de la catégorie active pour certains métiers).

Les principales cotisations dans la fonction publique sont :

  • Pension civile (retraite) : 11,10% du traitement brut
  • CSG/CRDS : environ 9,7%
  • RAFP (Retraite additionnelle de la fonction publique) : 5% sur les primes (plafonné)

Exemple de calcul pour un ambulancier hospitalier :

Élément Montant mensuel
Traitement indiciaire brut (échelon 8, grade 1) 2 019 €
CTI Ségur (brut) + 260 €
Prime de service (estimation) + 150 €
Indemnité de sujétion (nuit) + 120 €
Total brut 2 549 €
Cotisations sociales (~25%) – 505 €
Salaire net avant CTI net 2 044 €
Note : le CTI Ségur (238 € net) est déjà net de cotisations inclus ci-dessus

Comparaison avec les métiers proches du secteur sanitaire et du transport

La rémunération d’un ambulancier se situe dans la fourchette médiane des métiers de catégorie C de la fonction publique hospitalière et des métiers du transport sanitaire. Il est utile de la comparer aux professions voisines pour mieux situer le métier dans son environnement professionnel.

Métier Salaire brut moyen mensuel Contexte
Ambulancier Environ 1 940 € Convention collective / grille FPH
Ambulancier (artisan) 3 533 € – 15 040 € (moyenne : 7 815 €) Travailleur indépendant
Aide-soignant(e) 1 900 € – 2 200 € Grille FPH + Ségur
Auxiliaire ambulancier 1 800 € – 1 900 € SMIC + primes, pas de DEA
Brancardier 1 850 € – 2 000 € Grille FPH catégorie C
Infirmier(e) DE 2 200 € – 2 800 € Grille FPH catégorie A
Conducteur VSL 1 800 € – 1 950 € Transport sanitaire léger
Chauffeur routier 2 100 € – 2 400 € Transport de marchandises
Chauffeur de bus 1 900 € – 2 200 € Transport public de voyageurs

L’aide-soignant, qui travaille dans un environnement similaire (hôpital, EHPAD), perçoit une rémunération comparable à celle de l’ambulancier, avec une fourchette légèrement plus large en fin de carrière grâce aux évolutions de la grille indiciaire FPH.

L’auxiliaire ambulancier, qui peut exercer sans diplôme d’État après une simple formation de 70 heures, gagne sensiblement moins. Sa rémunération est généralement proche du SMIC majoré des indemnités et primes liées aux horaires atypiques. En revanche, les infirmiers diplômés d’État bénéficient d’une grille salariale supérieure, leur statut de catégorie A leur conférant un traitement indiciaire nettement plus élevé.

Les ambulanciers artisans (travailleurs indépendants) ont des revenus très variables selon leur activité, leur zone géographique et leur clientèle. En moyenne, ils gagnent entre 3 533 € et 15 040 € brut par mois, avec une moyenne de 7 815 € brut mensuel. Ces montants incluent cependant les charges d’exploitation (véhicule, carburant, assurances) et ne sont donc pas directement comparables au salaire net d’un salarié.

Les chauffeurs routiers et les chauffeurs de bus perçoivent des rémunérations proches de celles des ambulanciers, avec une part importante de compléments liés aux heures supplémentaires, aux trajets de nuit et aux majorations de week-end.

Évolution de la rémunération selon l’ancienneté et l’expérience

La progression salariale d’un ambulancier varie fortement selon qu’il exerce dans le secteur privé ou dans la fonction publique hospitalière. Dans les deux cas, l’ancienneté joue un rôle déterminant, mais les mécanismes de progression diffèrent.

Dans le secteur privé, l’évolution salariale est généralement liée à l’expérience professionnelle, aux accords d’entreprise et à la négociation individuelle. Un ambulancier débutant, titulaire du DEA depuis moins de deux ans, démarre sa carrière autour de 1 425 à 1 500 € net par mois (1 850 à 1 950 € brut). Après 3 à 5 ans d’expérience, la rémunération progresse pour atteindre 1 540 € à 1 700 € net (2 000 € à 2 200 € brut), grâce notamment à la prime d’ancienneté et à une meilleure maîtrise des missions complexes (SMUR, réanimation).

Au-delà de 10 ans d’ancienneté, un ambulancier expérimenté peut prétendre à 1 700 € à 1 850 € net par mois (2 200 € à 2 400 € brut), voire davantage s’il accède à des fonctions de régulateur ou de responsable d’équipe. Ces postes à responsabilité peuvent porter la rémunération à 1 850 € – 2 155 € net (2 400 € – 2 800 € brut).

Expérience Brut mensuel moyen Net mensuel estimé
Débutant (0-2 ans) 1 850 – 1 950 € 1 425 – 1 500 €
5 ans 2 000 € – 2 200 € 1 540 € – 1 700 €
10 ans 2 200 € – 2 400 € 1 700 € – 1 850 €
20 ans et plus 2 400 € – 2 700 € 1 850 € – 2 100 €

Dans la fonction publique hospitalière, la progression salariale est strictement encadrée par la grille indiciaire. L’avancement d’échelon est automatique, selon les durées fixées par le statut (de 1 à 3 ans par échelon). Un ambulancier débutant (échelon 1, grade 1) perçoit 1 802 € brut par mois (auxquels s’ajoutent 238 € net de CTI Ségur). Après 10 ans de carrière (environ échelon 8), il atteint 2 019 € brut, soit une progression d’environ 12% hors primes.

Le passage au grade supérieur (ambulancier principal, échelle C2) se fait par voie d’examen professionnel ou au choix. Ce changement de grade permet d’accéder à une grille plus favorable, avec un traitement brut en fin de carrière atteignant 2 393 € par mois (soit environ 1 795 € net hors primes). Cumulé avec le CTI Ségur et les autres primes, le salaire net total peut dépasser 2 300 € par mois en fin de carrière.

Variations géographiques de la rémunération

La localisation géographique influe sur la rémunération des ambulanciers, tant dans le secteur privé que dans la fonction publique, bien que les mécanismes soient différents.

Dans le secteur privé, les écarts de rémunération selon les régions s’expliquent principalement par le coût de la vie local, les tarifs CPAM (qui financent en grande partie le transport sanitaire) et la tension sur le marché du travail. En Île-de-France, les salaires sont en moyenne 10% à 15% supérieurs à la moyenne nationale. Un ambulancier débutant francilien peut ainsi percevoir entre 1 570 € et 1 650 € net par mois (environ 2 035 € – 2 145 € brut), contre 1 425-1 500 € net en province.

Les grandes métropoles (Lyon, Marseille, Toulouse, Bordeaux) offrent également des rémunérations légèrement supérieures, de l’ordre de +5% à +10%, en raison d’une activité soutenue et d’un besoin accru de professionnels qualifiés. À l’inverse, dans les zones rurales, les salaires de base sont souvent au plancher conventionnel, mais les gardes et les astreintes y sont plus nombreuses, ce qui compense en partie par le biais des heures supplémentaires majorées.

Dans la fonction publique hospitalière, la grille indiciaire est nationale et identique partout en France. Toutefois, l’indemnité de résidence apporte un complément qui varie selon trois zones géographiques :

  • Zone 1 (Paris et communes limitrophes) : 3% du traitement brut
  • Zone 2 (agglomérations de plus de 200 000 habitants) : 1% du traitement brut
  • Zone 3 (reste du territoire) : 0%

Pour un ambulancier hospitalier en début de carrière (traitement brut de 1 802 €), l’indemnité de résidence représente 54 € brut par mois en zone 1 et 18 € en zone 2. Bien que modeste, cette indemnité contribue à compenser partiellement le coût de la vie plus élevé dans les grandes agglomérations.

Les avantages annexes et le cadre de travail

Au-delà de la rémunération directe, les ambulanciers bénéficient de plusieurs avantages annexes qui varient selon le secteur et l’employeur.

Dans le secteur privé, les entreprises de transport sanitaire proposent généralement :

  • Indemnités de repas : prise en charge lors des missions longues (8 € à 15,20 € par repas)
  • Mutuelle d’entreprise obligatoire : prise en charge partielle ou totale par l’employeur
  • Équipement professionnel fourni : tenue, chaussures, téléphone portable
  • Véhicule de service pour les astreintes dans certaines entreprises
  • Formation continue : prise en charge par l’employeur ou l’OPCO Mobilités (formation aux gestes de secours, recyclage du DEA)

Dans la fonction publique hospitalière, les ambulanciers ont accès à des avantages spécifiques au statut de fonctionnaire :

  • CGOS (Comité de Gestion des Œuvres Sociales) : chèques vacances, aide à la garde d’enfants, prêts bonifiés, billetterie à tarif réduit
  • Régime de retraite CNRACL : retraite à taux plein possible dès 62 ans (ou 57 ans si catégorie active reconnue dans certains cas), calcul sur les 6 derniers mois de traitement
  • Sécurité de l’emploi : statut de fonctionnaire titulaire après réussite du concours
  • Possibilité de logement de fonction dans certains hôpitaux isolés ou en zone tendue
  • Formation continue : prise en charge par l’ANFH (Association Nationale pour la Formation permanente du personnel Hospitalier), avec maintien de la rémunération pendant les formations

Les évolutions récentes et perspectives pour 2026

Le métier d’ambulancier a connu plusieurs évolutions majeures ces dernières années, notamment en matière de rémunération et de reconnaissance professionnelle.

Le Ségur de la santé, lancé en 2020, a marqué un tournant pour les ambulanciers de la fonction publique hospitalière. Le complément de traitement indiciaire de 238 € net par mois (initialement 183 € net, puis revalorisé) représente une augmentation de près de 15% à 20% du salaire net pour un ambulancier en début de carrière. Cette prime pérenne a permis de revaloriser significativement la profession et de reconnaître son rôle essentiel dans la chaîne de soins.

Dans le secteur privé, l’extension partielle des mesures du Ségur a été négociée via des accords conventionnels. Certaines entreprises de transport sanitaire travaillant en lien étroit avec les établissements publics ont obtenu des primes « Grand âge » ou des revalorisations salariales, bien que ces mesures ne soient pas systématiques.

La revalorisation du SMIC au 1er novembre 2024 (1 801,80 € brut par mois) a eu un impact direct sur les minima conventionnels des ambulanciers débutants dans le secteur privé, entraînant mécaniquement une hausse des grilles salariales de la convention collective IDCC 16.

La revalorisation du point d’indice de la fonction publique de +1,5% en juillet 2023 reste en vigueur en 2026. Cette augmentation a bénéficié à l’ensemble des ambulanciers hospitaliers, tous échelons confondus. Toutefois, aucune nouvelle revalorisation n’a été annoncée pour 2025-2026 à la date de publication de cet article.

La réforme du diplôme d’ambulancier (2022) a allongé la durée de formation et renforcé les compétences exigées, notamment en matière de soins d’urgence et de relation avec les patients. Cette montée en qualification devrait, à terme, justifier de nouvelles revalorisations salariales dans le secteur privé.

Pour aller plus loin : comparer avec d’autres métiers du transport et de la santé

Si vous vous intéressez au métier d’ambulancier, vous pouvez également consulter nos articles sur la rémunération des aides-soignants, celle des chauffeurs de taxi ou encore le salaire des conducteurs de métro pour comparer les différentes opportunités dans les secteurs du transport et de la santé.

Ce qu’il faut retenir

En 2026, un ambulancier gagne en moyenne 1 540 à 1 620 € net par mois dans le secteur privé (environ 2 000 à 2 100 € brut), avec des variations importantes selon l’expérience, la région et les compléments de rémunération (heures supplémentaires, nuit, week-end). Dans la fonction publique hospitalière, la rémunération est encadrée par une grille indiciaire allant de 1 351 € à 1 795 € net (grades 1 et 2, hors primes), auxquels s’ajoute systématiquement le complément de traitement indiciaire « Ségur » de 238 € net par mois, soit une rémunération globale comprise entre 1 589 € et 2 033 € net. La profession a bénéficié de revalorisations significatives ces dernières années, notamment grâce au Ségur de la santé et à la réforme du diplôme d’État d’ambulancier, qui reconnaît mieux les compétences et les responsabilités de ces professionnels essentiels du secteur sanitaire.

Quel est le salaire moyen d’un ambulancier en 2026 ?

Le salaire moyen d’un ambulancier dans le secteur privé est d’environ 1 540 à 1 620 € net par mois (environ 2 000 à 2 100 € brut). Dans la fonction publique hospitalière, le traitement indiciaire varie de 1 802 € à 2 393 € brut selon l’échelon et le grade, auxquels s’ajoutent le complément de traitement indiciaire Ségur (238 € net par mois) et diverses primes.

Quelle est la différence de salaire entre le secteur privé et le secteur public pour un ambulancier ?

Dans le secteur privé, la rémunération de base d’un débutant est d’environ 1 425 à 1 500 € net par mois (1 850 à 1 950 € brut). Dans la fonction publique hospitalière, la grille est stricte et l’avancement automatique. Avec les primes (notamment le Ségur de 238 € net par mois) et les indemnités de sujétion, les ambulanciers hospitaliers bénéficient d’une rémunération globale souvent équivalente ou supérieure en milieu de carrière, tout en ayant la sécurité de l’emploi et un régime de retraite avantageux.

Quelles sont les primes et indemnités d’un ambulancier hospitalier ?

Les ambulanciers de la fonction publique hospitalière bénéficient du complément de traitement indiciaire (CTI) Ségur de 238 € net par mois, d’une prime de service pouvant atteindre 7,5% du traitement brut annuel, d’indemnités de sujétion spéciale pour le travail de nuit et les week-ends (jusqu’à +25% du traitement horaire), d’une indemnité de résidence selon la zone géographique (0%, 1% ou 3% du traitement brut), et du supplément familial de traitement selon le nombre d’enfants.

Comment évolue le salaire d’un ambulancier avec l’ancienneté ?

Dans le secteur privé, un ambulancier débutant gagne environ 1 425 à 1 500 € net par mois (1 850 à 1 950 € brut). Après 5 ans, il atteint 1 540 € – 1 700 € net (2 000 € – 2 200 € brut), et après 10 ans, 1 700 € – 1 850 € net (2 200 € – 2 400 € brut). En fin de carrière (20 ans et plus), il peut gagner 1 850 € – 2 100 € net (2 400 € – 2 700 € brut). Dans la fonction publique hospitalière, la progression est automatique selon la grille indiciaire, de l’échelon 1 (1 802 € brut) à l’échelon 11 du grade supérieur (2 393 € brut), soit une carrière complète d’environ 40 ans.

Un ambulancier gagne-t-il plus en Île-de-France qu’en province ?

Oui, dans le secteur privé, les ambulanciers franciliens gagnent en moyenne 10% à 15% de plus qu’en province, en raison du coût de la vie et de la tension sur le marché du travail. Un ambulancier débutant en Île-de-France peut percevoir 1 570 € – 1 650 € net par mois (environ 2 035 € – 2 145 € brut), contre 1 425-1 500 € net en province. Dans la fonction publique hospitalière, la grille est nationale, mais une indemnité de résidence de 3% s’applique à Paris et dans les communes limitrophes, soit environ 54 € brut par mois pour un débutant.

Quel est le taux de cotisation sociale pour un ambulancier ?

Dans le secteur privé, les cotisations sociales représentent environ 22% à 23% du salaire brut pour un salarié non cadre. Dans la fonction publique hospitalière, le taux de cotisation est légèrement supérieur, autour de 25% à 26% du traitement brut, en raison du régime de retraite spécifique (CNRACL) qui prévoit des cotisations plus importantes mais offre des conditions de départ à la retraite plus favorables.

Sources

Cet article a été rédigé à partir des données officielles les plus récentes disponibles. Dernière mise à jour : février 2026.

  • Légifrance — Décret n° 91-45 du 14 janvier 1991 portant statuts particuliers des personnels ouvriers, des conducteurs d’automobile, des conducteurs ambulanciers et des personnels d’entretien et de salubrité de la fonction publique hospitalière
  • fonction-publique.gouv.fr — Valeur du point d’indice de la fonction publique (4,92278 € au 1er janvier 2026)
  • Convention collective nationale des transports routiers et activités auxiliaires du transport (IDCC 16) — Accord du 16 juin 1961 étendu et avenants salariaux
  • Décret n° 2020-1152 du 19 septembre 2020 portant attribution d’un complément de traitement indiciaire (Ségur de la santé)
  • Arrêté du 24 mars 1967 relatif à la prime de service du personnel de la fonction publique hospitalière
  • Décret n° 88-1084 du 30 novembre 1988 relatif au régime de travail et aux congés annuels dans les établissements sociaux et médico-sociaux
  • Jobted — Données sur les salaires moyens des ambulanciers en France
  • Indeed — Salaires moyens des ambulanciers en France