En 2026, une sage-femme en France gagne en moyenne 2 100 € à 2 600 € net par mois (2 800 € à 3 400 € brut) en milieu de carrière dans le secteur public hospitalier, primes comprises. Dans le secteur privé, la rémunération moyenne se situe autour de 2 400 € à 2 500 € net mensuels pour une expérience équivalente. Les sages-femmes libérales, après déduction des charges sociales et professionnelles (45 à 55 % du chiffre d’affaires), perçoivent un revenu net mensuel compris entre 2 500 € et 4 000 € selon le volume d’activité et l’ancienneté.
- Début de carrière (public) : 1 500 à 1 950 € net/mois sans gardes, jusqu’à 2 400 € net avec gardes régulières
- Milieu de carrière (public) : 2 100 à 2 600 € net/mois selon primes et gardes
- Fin de carrière (public) : 2 700 à 3 000 € net/mois hors primes exceptionnelles
- Secteur privé : 1 810 à 2 800 € net/mois selon expérience
- Exercice libéral : 2 500 à 4 000 € net/mois après charges, selon patientèle
- Moyenne nationale : 1 970 € net/mois (28 900 € brut/an)
- Charges libérales : 45 à 55 % du chiffre d’affaires

Rémunération d’une sage-femme dans la fonction publique hospitalière
Dans le secteur public hospitalier, la rémunération d’une sage-femme est encadrée par la grille indiciaire de la fonction publique hospitalière (FPH). Le traitement de base évolue selon l’ancienneté et les échelons franchis. À ce traitement indiciaire s’ajoutent des primes et indemnités, notamment les revalorisations du Ségur de la Santé (~429 € net/mois au total), qui représentent une part significative du revenu mensuel net.
Le salaire net mensuel varie fortement selon l’ancienneté, les primes perçues et surtout le nombre de gardes effectuées. Les indemnités de nuit, les majorations pour le travail les dimanches et jours fériés, ainsi que les astreintes peuvent majorer le salaire de base de plusieurs centaines d’euros par mois.
| Stade de carrière | Net mensuel sans gardes | Net mensuel avec gardes |
|---|---|---|
| Début de carrière (0-2 ans) | 1 500 – 1 950 € | 1 900 – 2 400 € |
| Milieu de carrière (5-10 ans) | 2 100 – 2 400 € | 2 400 – 2 600 € |
| Fin de carrière (15-20 ans) | 2 700 – 3 000 € | 2 900 – 3 200 € |
| Avec fonctions d’encadrement | 2 700 – 3 200 € | 3 000 – 3 400 € |
Les montants nets présentés incluent le traitement indiciaire de base et les primes courantes (prime de service annuelle, prime Veil, revalorisations Ségur). Les fourchettes hautes correspondent aux situations où les sages-femmes assurent régulièrement des gardes de nuit, des astreintes ou travaillent fréquemment les dimanches et jours fériés. Une sage-femme effectuant 2 à 3 nuits de garde et 2 dimanches par mois peut percevoir 300 à 500 € nets supplémentaires mensuellement, bien que ce montant puisse atteindre jusqu’à 400 € dans la pratique pour des gardes régulières.
Sage-femme coordinatrice
Les sages-femmes qui exercent des fonctions de coordination d’équipe ou de service bénéficient d’une rémunération majorée. Le salaire net d’une coordinatrice en milieu de carrière se situe entre 2 500 € et 3 000 € nets mensuels, aligné sur la fin de carrière standard avec des primes de coordination spécifiques (environ 10 à 20 % supplémentaires par rapport au grade de base).
Rémunération dans le secteur privé
Les sages-femmes exerçant dans les établissements de santé privés (cliniques, maternités privées) sont rémunérées selon la convention collective de la Fédération de l’Hospitalisation Privée (FHP). Les salaires sont généralement négociés lors de l’embauche et peuvent varier d’un établissement à l’autre, selon la politique salariale de la structure et la localisation géographique.
| Stade de carrière | Net mensuel moyen | Net mensuel avec gardes |
|---|---|---|
| Début de carrière (0-2 ans) | 1 810 – 1 930 € | 2 100 – 2 300 € |
| Milieu de carrière (5-10 ans) | 2 100 – 2 400 € | 2 400 – 2 700 € |
| Fin de carrière (15-20 ans) | 2 500 – 2 800 € | 2 800 – 3 100 € |
La moyenne nationale pour les sages-femmes du secteur privé s’établit à environ 3 129 € brut par mois, soit environ 2 400 € à 2 500 € nets mensuels. Les sages-femmes du secteur privé bénéficient également de primes de nuit, de majorations pour le travail dominical et les jours fériés, ainsi que d’une rémunération des astreintes. Les modalités de ces compléments varient selon l’accord d’établissement. Certaines cliniques proposent également des avantages annexes (accès à une crèche d’entreprise, parking, logement temporaire pour les nouvelles embauchées).
Certains sites internet affichent des salaires de départ autour de 2 289 € brut mensuel (soit 27 468 € brut annuel) pour les sages-femmes. Ce montant correspond au traitement indiciaire de base en début de carrière, sans aucune prime ni indemnité. En réalité, les primes représentent une part importante de la rémunération : les revalorisations du Ségur de la Santé apportent à elles seules environ 429 € net par mois supplémentaires, auxquelles s’ajoutent la prime de service, la prime Veil, et les indemnités de nuit et de dimanche. Le salaire net réellement perçu par une sage-femme débutante se situe entre 1 500 € et 1 950 € nets mensuels dans le public (traitement de base avec primes Ségur), et peut atteindre 1 900 € à 2 400 € nets avec quelques gardes. Les fourchettes présentées dans cet article intègrent ces primes courantes pour refléter le revenu effectif.
Combien gagne une sage-femme libérale en 2026 ?
L’exercice libéral offre une autonomie d’organisation et un potentiel de revenus plus élevé que le salariat, mais il s’accompagne également de charges importantes et d’une phase d’installation délicate. Les sages-femmes libérales perçoivent des honoraires conventionnés avec l’Assurance Maladie pour chaque acte réalisé (consultation, suivi de grossesse, accouchement en plateau technique, rééducation périnéale, préparation à la naissance). Leur revenu dépend directement du volume d’activité et de la patientèle constituée.
Revenus nets après charges selon le niveau d’activité
Les recettes annuelles d’une sage-femme libérale varient fortement selon son ancienneté, sa localisation, la densité de la patientèle et sa capacité à diversifier ses prestations (accompagnement global, échographie, consultations gynécologiques). Après déduction des charges sociales et professionnelles (cotisations URSSAF, retraite CARCDSF, CSG-CRDS, responsabilité civile professionnelle, loyer du cabinet, matériel médical, logiciels de gestion, déplacements), qui représentent entre 45 % et 55 % du chiffre d’affaires, le revenu net disponible mensuel est le suivant :
| Niveau d’activité | Recettes annuelles | Taux de charges | Net mensuel (avant IR) |
|---|---|---|---|
| Activité modérée | ~70 000 € | 45 – 55 % | 2 300 – 2 600 € |
| Activité soutenue | ~100 000 € | 45 – 55 % | 2 500 – 3 000 € |
| Activité élevée | ~130 000 € | 45 – 55 % | 3 200 – 3 900 € |
Évolution des revenus selon l’ancienneté
Les premières années d’installation en libéral sont souvent marquées par des revenus plus modestes, le temps de constituer une patientèle fidèle et de se faire connaître localement. Une sage-femme débutant son activité libérale peut percevoir entre 1 500 € et 2 000 € nets par mois durant la première année, voire jusqu’à 2 500 € si l’installation se déroule dans des conditions favorables (reprise de patientèle, zone en tension). Cette période d’installation peut être délicate financièrement, d’autant que les charges fixes (loyer, assurances, cotisations minimales) restent dues même si l’activité démarre lentement.
| Stade de carrière libérale | Net mensuel après charges |
|---|---|
| Début / installation (0-2 ans) | 1 500 – 2 500 € |
| Milieu de carrière (5-10 ans) | 2 500 – 3 500 € |
| Confirmé (10-15 ans et plus) | 3 000 – 4 000 € |
Les sages-femmes libérales expérimentées, qui ont développé une patientèle importante et diversifié leurs prestations (échographie obstétricale, accompagnement global à la naissance, consultations gynécologiques de prévention), peuvent dégager un revenu net mensuel compris dans la fourchette haute de 3 500 € à 4 000 €. La moyenne nationale pour les sages-femmes libérales s’établit à environ 2 030 € net mensuel (tous niveaux d’expérience confondus).
Composition des charges en libéral
Les charges professionnelles d’une sage-femme libérale se répartissent entre charges sociales obligatoires et frais d’exploitation du cabinet. Les cotisations sociales représentent la part la plus importante : URSSAF (maladie, maternité, allocations familiales), caisse de retraite CARCDSF (régime de base et complémentaire), CSG-CRDS. S’y ajoutent les frais professionnels : loyer du cabinet ou quote-part en maison de santé, assurance responsabilité civile professionnelle, matériel médical (monitoring fœtal, Doppler, matériel de réanimation néonatale), logiciel de télétransmission et de gestion, déplacements (visites à domicile), formation continue obligatoire, secrétariat téléphonique éventuel.
Le taux global de charges oscille entre 45 % et 55 % du chiffre d’affaires. Une sage-femme libérale avec un chiffre d’affaires de 100 000 € annuels supporte donc entre 45 000 € et 55 000 € de charges, ce qui lui laisse un bénéfice net de 45 000 € à 55 000 €, soit environ 2 500 € à 3 000 € nets mensuels avant impôt sur le revenu (estimation réaliste après déduction des charges et cotisations effectives).
Comparaison des trois modes d’exercice
Les sages-femmes françaises peuvent choisir entre trois modes d’exercice principaux, chacun présentant des avantages et des contraintes spécifiques en termes de rémunération, de sécurité de l’emploi et d’autonomie professionnelle.
| Mode d’exercice | Début de carrière (net) | Milieu de carrière (net) | Fin de carrière (net) |
|---|---|---|---|
| Secteur public (FPH) | 1 500 – 2 400 € | 2 100 – 2 600 € | 2 700 – 3 200 € |
| Secteur privé (FHP) | 1 810 – 2 300 € | 2 100 – 2 700 € | 2 500 – 3 100 € |
| Exercice libéral | 1 500 – 2 500 € | 2 500 – 3 500 € | 3 000 – 4 000 € |
Le secteur public offre une sécurité de l’emploi (statut de fonctionnaire) et une progression salariale automatique par échelons. Les gardes et astreintes sont rémunérées selon un barème défini, ce qui assure une prévisibilité des revenus. Le secteur privé propose généralement des conditions salariales légèrement inférieures en début de carrière, mais offre parfois des avantages complémentaires (logement, crèche, parking) selon les établissements.
L’exercice libéral présente le potentiel de revenus le plus élevé pour les sages-femmes expérimentées et bien installées, mais il comporte une part d’incertitude liée à la patientèle et aux charges à supporter. Il offre une grande autonomie dans l’organisation du travail et la possibilité de développer des spécialités rémunératrices (échographie, accompagnement global, consultations gynécologiques).
Primes et indemnités dans la fonction publique hospitalière
Dans le secteur public, le traitement indiciaire de base ne représente qu’une partie de la rémunération effective. Les sages-femmes hospitalières bénéficient de plusieurs primes et indemnités qui peuvent majorer significativement leur revenu mensuel net.
Primes annuelles et mensuelles
La prime de service est versée annuellement aux sages-femmes de la fonction publique hospitalière. Son montant varie selon l’établissement et l’ancienneté. En début de carrière, l’ensemble des primes annuelles (prime de service, prime Veil) représente entre 500 € et 1 200 € par an. Les revalorisations du Ségur de la Santé apportent environ 429 € net par mois supplémentaires (CTI 189 € + prime d’exercice médical 240 € net/mois), soit une augmentation annuelle de près de 5 150 € nets pour l’ensemble des sages-femmes hospitalières.
Indemnités de sujétion
Les sages-femmes hospitalières qui travaillent de nuit, les dimanches et jours fériés perçoivent des indemnités de nuit et des majorations horaires pour travail dominical. Ces compléments de rémunération représentent plusieurs centaines d’euros mensuels pour une sage-femme effectuant régulièrement des gardes. Concrètement, une sage-femme débutante qui assure 2 à 3 nuits de garde et travaille 2 dimanches par mois voit son salaire net progresser de 300 € à 400 € supplémentaires par rapport à un planning sans gardes (exceptionnellement jusqu’à 500 € pour un volume de gardes très élevé).
Les astreintes (périodes durant lesquelles la sage-femme doit être joignable et prête à intervenir rapidement) sont également rémunérées selon un barème. En cas d’appel et de déplacement effectif, une indemnité d’intervention s’ajoute à l’indemnité d’astreinte.
Prime d’attractivité et mesures récentes
Certains établissements hospitaliers situés dans des zones en tension de recrutement (déserts médicaux, régions sous-dotées) versent une prime d’attractivité pour attirer et fidéliser les sages-femmes. Le montant de cette prime varie selon la politique locale de l’Agence Régionale de Santé et de l’établissement.
Par ailleurs, le Ségur de la Santé, plan de revalorisation des carrières hospitalières lancé en 2020, a permis des augmentations salariales substantielles pour les personnels soignants, dont les sages-femmes. Cette revalorisation représente environ 429 € net mensuels supplémentaires (CTI 189 € + prime d’exercice médical 240 €) et est intégrée dans les fourchettes salariales présentées dans cet article.
Du brut au net : comprendre le calcul
Les salaires des sages-femmes sont souvent communiqués en brut mensuel, notamment dans les grilles indiciaires officielles. Comprendre la conversion du brut au net permet d’évaluer le revenu réellement perçu.
Taux de cotisations dans le secteur public
Dans la fonction publique hospitalière, les cotisations salariales prélevées sur le traitement brut représentent environ 22 % du salaire brut. Ce taux global comprend la cotisation pension civile (environ 11,10 % pour le régime de retraite des fonctionnaires), la CSG (contribution sociale généralisée) et la CRDS (contribution au remboursement de la dette sociale), soit environ 9,7 % supplémentaires. Une partie de la CSG n’est pas déductible de l’impôt sur le revenu.
Ainsi, un traitement indiciaire brut de 2 500 € mensuels correspond à un net d’environ 1 950 € à 2 000 € nets mensuels (estimation : 2 500 € – 22 % ≈ 1 950 €). Les primes et indemnités sont également soumises à cotisations sociales, mais certaines bénéficient de régimes particuliers. Les revalorisations du Ségur sont intégrées au traitement et soumises aux mêmes cotisations.
Taux de cotisations dans le secteur privé
Les sages-femmes salariées du secteur privé relèvent du régime général de la sécurité sociale. Les cotisations salariales prélevées sur leur salaire brut représentent environ 23 % du brut. Ce taux comprend les cotisations maladie, vieillesse (régime de base et complémentaire AGIRC-ARRCO), chômage, CSG et CRDS.
Un salaire brut de 3 000 € mensuels correspond ainsi à un net d’environ 2 310 € nets mensuels (estimation : 3 000 € – 23 % = 2 310 €).
Charges en libéral
Pour les sages-femmes libérales, la notion de brut/net se transforme en calcul de charges sur le chiffre d’affaires. Les charges sociales et professionnelles représentent 45 % à 55 % du chiffre d’affaires. Ce taux global inclut les cotisations sociales obligatoires (maladie, retraite CARCDSF, allocations familiales, CSG-CRDS) ainsi que les frais professionnels (loyer, assurances, matériel, logiciels, déplacements).
Pour un chiffre d’affaires de 100 000 € annuels, les charges s’élèvent entre 45 000 € et 55 000 €, laissant un bénéfice net de 45 000 € à 55 000 € par an, soit 2 500 € à 3 000 € nets mensuels avant impôt sur le revenu (estimation réaliste tenant compte des charges effectives).
Variations régionales et géographiques
La localisation géographique influence le niveau de rémunération des sages-femmes, notamment dans le secteur privé et en exercice libéral. Les écarts régionaux sont moins marqués dans le secteur public en raison du cadre national de la grille indiciaire.
Paris et Île-de-France
Dans le secteur public hospitalier, les sages-femmes exerçant en région parisienne peuvent percevoir un salaire légèrement supérieur (environ 5 %) à celui de la province, en raison de primes de résidence spécifiques prévues par la réglementation. Dans le secteur privé, les cliniques parisiennes ajustent parfois leurs grilles salariales pour compenser le coût de la vie plus élevé, mais les écarts restent modérés.
En exercice libéral, les loyers des cabinets sont nettement plus élevés à Paris et en petite couronne, ce qui augmente les charges professionnelles. Néanmoins, la densité de population et la demande de soins permettent souvent de constituer une patientèle plus rapidement qu’en zone rurale.
Province et zones rurales
En province, les salaires du secteur privé peuvent être légèrement inférieurs (environ -5 %) à la moyenne nationale, particulièrement dans les zones où la tension sur le marché du travail est moindre. En revanche, les zones rurales et sous-dotées en professionnels de santé peuvent offrir des primes d’installation ou d’attractivité pour les sages-femmes libérales.
L’exercice libéral en milieu rural présente des avantages (moins de concurrence, loyers de cabinet plus abordables) et des contraintes (patientèle plus dispersée, nécessité de se déplacer davantage, activité parfois moins soutenue). Le revenu net dépend alors directement de la capacité à couvrir un territoire étendu et à fidéliser une patientèle.
Avantages complémentaires et conditions de travail
Au-delà de la rémunération directe, chaque mode d’exercice offre des avantages spécifiques qui influencent l’attractivité globale du statut.
Secteur public
Les sages-femmes de la fonction publique hospitalière bénéficient d’une sécurité de l’emploi liée au statut de fonctionnaire. La progression de carrière suit une grille indiciaire avec avancement automatique par échelon, ce qui garantit une évolution salariale prévisible. Le régime de retraite de la fonction publique hospitalière offre des conditions généralement favorables, notamment pour le calcul de la pension sur les six derniers mois de traitement indiciaire (hors primes).
Les congés payés sont acquis selon les règles de la fonction publique. Les sages-femmes hospitalières bénéficient également de dispositifs de formation continue financés par l’établissement.
Secteur privé
Dans le secteur privé, certains établissements proposent des avantages complémentaires pour attirer et fidéliser les sages-femmes : accès à une crèche d’entreprise pour les salariées ayant des enfants en bas âge, mise à disposition d’un logement temporaire lors de la prise de poste (particulièrement utile en cas de mutation), parking gratuit ou à tarif préférentiel, participation employeur à la mutuelle santé et à la prévoyance.
Les cliniques privées offrent parfois une plus grande flexibilité dans l’organisation des plannings, avec possibilité de négocier des temps partiels ou des horaires adaptés. En contrepartie, la sécurité de l’emploi est moindre qu’en secteur public, le contrat de travail étant régi par le droit privé.
Exercice libéral
L’exercice libéral offre une autonomie professionnelle maximale. La sage-femme libérale organise elle-même ses horaires, choisit ses jours de consultation, sélectionne les prestations qu’elle souhaite proposer (suivi de grossesse, préparation à la naissance, rééducation périnéale, consultations gynécologiques, accompagnement global, échographie). Cette liberté d’organisation permet de mieux concilier vie professionnelle et vie personnelle, à condition de savoir gérer les contraintes d’une activité indépendante (gestion administrative, comptabilité, relation avec l’Assurance Maladie).
Les sages-femmes libérales peuvent également développer des spécialités à forte valeur ajoutée (échographie obstétricale, accompagnement global à la naissance avec suivi intensif et présence à l’accouchement), ce qui diversifie leurs sources de revenus et enrichit leur pratique professionnelle.
Comparaison avec les professions paramédicales et médicales
Bien que les données comparatives précises ne soient pas disponibles pour 2026, il est utile de contextualiser la rémunération des sages-femmes par rapport aux autres métiers du soin. Les sages-femmes exercent une profession médicale, ce qui leur confère des compétences et des responsabilités étendues (droit de prescription, réalisation d’accouchements physiologiques, suivi gynécologique de prévention).
En termes de rémunération, les sages-femmes libérales expérimentées peuvent atteindre des niveaux de revenus comparables à ceux des infirmiers libéraux bien installés, voire les dépasser grâce à la diversification des actes (échographie, accompagnement global). Dans le secteur hospitalier, la rémunération des sages-femmes se situe dans une fourchette intermédiaire entre celle des aides-soignants et celle des cadres de santé.
Les sages-femmes bénéficient d’une reconnaissance croissante de leur rôle dans le parcours de soins des femmes, avec un élargissement progressif de leurs compétences (consultation gynécologique de prévention, prescription de contraception, vaccination). Cette évolution du périmètre d’exercice pourrait à l’avenir se traduire par des revalorisations salariales supplémentaires.
Évolutions récentes et perspectives
La profession de sage-femme a connu des évolutions significatives ces dernières années, tant sur le plan réglementaire que sur celui de la reconnaissance salariale. Le Ségur de la Santé, négocié en 2020 et appliqué progressivement, a permis une revalorisation substantielle des carrières des personnels hospitaliers, dont les sages-femmes. Cette revalorisation représente environ 429 € net par mois supplémentaires (CTI 189 € + prime d’exercice médical 240 € net/mois) et est intégrée dans les fourchettes salariales présentées dans cet article.
La profession bénéficie également d’un élargissement continu de ses compétences. Les sages-femmes peuvent désormais réaliser des consultations gynécologiques de prévention pour toutes les femmes, prescrire l’ensemble des moyens de contraception, pratiquer la vaccination (grippe, COVID-19, papillomavirus). Ces nouvelles prérogatives renforcent le rôle des sages-femmes dans le système de santé et ouvrent des perspectives de diversification de l’activité, notamment en libéral.
L’exercice libéral est de plus en plus attractif pour les jeunes diplômées, attirées par l’autonomie professionnelle et le potentiel de revenus. Le développement des maisons de santé pluriprofessionnelles facilite l’installation en permettant le partage de locaux, de secrétariat et de charges avec d’autres professionnels de santé (médecins généralistes, kinésithérapeutes, infirmiers).
Des discussions régulières ont lieu entre les représentants de la profession et les pouvoirs publics pour améliorer les conditions salariales et de travail des sages-femmes hospitalières, notamment concernant la charge de travail, les effectifs et la reconnaissance de la pénibilité du métier. Ces évolutions pourraient se traduire par de nouvelles revalorisations salariales dans les années à venir.
La rémunération d’une sage-femme en France varie significativement selon le mode d’exercice (public, privé, libéral) et l’ancienneté. Dans le secteur public hospitalier, une sage-femme en milieu de carrière perçoit entre 2 100 € et 2 600 € nets mensuels, primes et gardes comprises. Le secteur privé offre des salaires comparables, avec une moyenne nationale de 2 400 € à 2 500 € nets mensuels. L’exercice libéral présente un revenu moyen de 2 500 € à 4 000 € nets après charges pour les professionnelles installées, mais suppose une gestion entrepreneuriale et une phase d’installation délicate (1 500 € à 2 000 € nets la première année). Les gardes de nuit et le travail dominical peuvent majorer le salaire de 300 € à 400 € nets mensuels. Les revalorisations du Ségur de la Santé ont apporté environ 429 € net par mois supplémentaires. Les sages-femmes bénéficient d’une reconnaissance croissante de leurs compétences et de perspectives d’évolution liées à l’élargissement de leur périmètre d’exercice.
Pour aller plus loin
La rémunération constitue un aspect essentiel du choix de carrière, mais la profession de sage-femme s’exerce dans des contextes très variés, chacun offrant des avantages et des contraintes spécifiques. Pour approfondir votre réflexion sur les métiers de la santé et comparer les niveaux de rémunération, vous pouvez consulter nos articles sur le salaire d’une infirmière, la rémunération d’un pharmacien ou encore les revenus d’un kinésithérapeute.
Quel est le salaire moyen d’une sage-femme en France en 2026 ?
Une sage-femme en France perçoit en moyenne entre 2 100 € et 2 600 € nets par mois en milieu de carrière dans le secteur public hospitalier, primes et gardes comprises. La moyenne nationale tous secteurs confondus s’établit à environ 1 970 € net par mois. Dans le secteur privé, la moyenne se situe autour de 2 400 € à 2 500 € nets mensuels. En libéral, les revenus nets après charges varient de 2 500 € à 3 500 € mensuels pour une sage-femme avec 5 à 10 ans d’expérience.
Combien gagne une sage-femme débutante dans le secteur public ?
Une sage-femme en début de carrière (0-2 ans d’ancienneté) dans la fonction publique hospitalière perçoit entre 1 500 € et 1 950 € nets par mois sans gardes. Avec des gardes régulières (2 à 3 nuits et 2 dimanches par mois), ce montant peut atteindre 1 900 € à 2 400 € nets mensuels, primes et indemnités de sujétion incluses. Ces montants intègrent les revalorisations du Ségur de la Santé (environ 429 € net/mois).
Quel est le revenu d’une sage-femme libérale ?
Le revenu net d’une sage-femme libérale varie fortement selon son niveau d’activité. Après déduction des charges sociales et professionnelles (45 à 55 % du chiffre d’affaires), une sage-femme en installation perçoit entre 1 500 € et 2 500 € nets mensuels. En milieu de carrière, ce revenu se situe entre 2 500 € et 3 500 € nets par mois. Les professionnelles confirmées avec une patientèle importante peuvent atteindre 3 000 € à 4 000 € nets mensuels. La moyenne nationale pour les sages-femmes libérales est d’environ 2 030 € net mensuel.
Quelles sont les primes perçues par les sages-femmes hospitalières ?
Les sages-femmes de la fonction publique hospitalière perçoivent plusieurs primes et indemnités : prime de service annuelle, prime Veil, revalorisations du Ségur de la Santé (environ 429 € net/mois au total), indemnités de nuit, majorations pour travail le dimanche et les jours fériés, rémunération des astreintes. L’ensemble des primes annuelles (hors Ségur) représente entre 500 € et 1 200 € par an en début de carrière. Les gardes régulières peuvent majorer le salaire de 300 € à 400 € nets par mois.
Quelle est la différence de salaire entre le secteur public et le secteur privé ?
En début de carrière, le secteur privé offre généralement des salaires légèrement inférieurs au public (1 810 € à 2 300 € nets contre 1 500 € à 2 400 € nets avec gardes dans le public). En milieu de carrière, les rémunérations sont proches (2 100 € à 2 700 € nets en privé contre 2 100 € à 2 600 € dans le public). En fin de carrière, le secteur public conserve un léger avantage (2 700 € à 3 200 € nets contre 2 500 € à 3 100 € dans le privé), grâce aux primes d’encadrement et à la progression indiciaire.
Quelles sont les charges d’une sage-femme libérale ?
Les charges d’une sage-femme libérale représentent entre 45 % et 55 % du chiffre d’affaires. Elles comprennent les cotisations sociales obligatoires (URSSAF, retraite CARCDSF, CSG-CRDS) et les frais professionnels (loyer du cabinet, assurance responsabilité civile professionnelle, matériel médical, logiciels, déplacements, secrétariat, formation continue). Pour un chiffre d’affaires de 100 000 € annuels, les charges s’élèvent donc entre 45 000 € et 55 000 €, laissant un revenu net de 2 500 € à 3 000 € mensuels avant impôt sur le revenu.
Cet article a été rédigé à partir des données les plus récentes disponibles sur la rémunération des sages-femmes en France. Dernière mise à jour : février 2026.
- Grilles indiciaires de la fonction publique hospitalière — Référence réglementaire pour le secteur public (2025-2026)
- Données salariales Jobted et Indeed — Moyennes nationales vérifiées (2025-2026)
- Convention collective de la Fédération de l’Hospitalisation Privée — Référence pour le secteur privé
- Nomenclature des actes de l’Assurance Maladie — Honoraires conventionnés pour l’exercice libéral
- Ministère de la Santé — Documentation sur les revalorisations Ségur (2020-2026)