
En 2026, un médecin généraliste libéral perçoit en moyenne 97 000 € nets par an (après charges et cotisations sociales, avant impôt sur le revenu), soit environ 8 080 € nets par mois, selon les données CARMF portant sur les revenus 2024. Ce chiffre a progressé de 8,7 % en un an grâce au passage de la consultation de 25 € à 26,50 € fin 2023. Pour un médecin généraliste salarié à l’hôpital public (praticien hospitalier), les émoluments bruts vont de 4 634 € à 9 368 € par mois selon l’ancienneté, auxquels s’ajoutent des primes pouvant dépasser 1 000 € mensuels.
- RNAI moyen libéral : 97 000 € nets/an (~8 080 €/mois avant IR) — CARMF 2024
- PH débutant (1er échelon) : 4 634 € brut/mois (~3 520 € net)
- PH fin de carrière (13e échelon) : 9 368 € brut/mois (~7 120 € net)
- Tarif consultation secteur 1 : 30 € (depuis le 22 décembre 2024)
- ROSP moyenne : 5 361 €/an (versée en 2025 au titre de 2024)
- Consultation longue 80+ ans : 60 € (depuis le 1er janvier 2026)
- Évolution 2023 → 2024 : +8,7 % pour les généralistes libéraux

Le revenu du médecin généraliste libéral en 2026
Le médecin généraliste exerce principalement sous deux statuts en France : libéral (en cabinet, maison de santé pluriprofessionnelle ou clinique) ou salarié (hôpital public, centre de santé). Les médecins libéraux représentent 37 % de l’ensemble des professionnels de santé inscrits à leur ordre, et leur rémunération repose sur le paiement à l’acte.
Pour mesurer les revenus des médecins libéraux, la Caisse Autonome de Retraite des Médecins de France (CARMF) utilise le Revenu Net d’Activité Indépendante (RNAI). Cet indicateur regroupe l’ensemble des revenus du professionnel : bénéfices non commerciaux (BNC), revenus de gérance et primes Madelin. Il s’agit d’un revenu calculé après déduction des charges professionnelles (loyer du cabinet, matériel, assurances, secrétariat, cotisation à l’Ordre) et après paiement des cotisations sociales obligatoires (URSSAF et CARMF), mais avant paiement de l’impôt sur le revenu.
Le RNAI ne correspond pas au « salaire net » d’un salarié. C’est un revenu d’indépendant disponible avant impôt sur le revenu. Le médecin libéral devra encore payer l’IR sur ce montant, selon sa situation familiale (quotient familial, nombre de parts, autres revenus du foyer). Pour un célibataire sans enfant percevant 97 000 € de RNAI, l’impôt sur le revenu représente environ 20 000 à 25 000 €, laissant un revenu disponible de l’ordre de 72 000 à 77 000 € par an.
RNAI moyen des médecins généralistes libéraux
Selon l’étude CARMF publiée le 29 janvier 2026, portant sur les revenus de l’année 2024, le RNAI moyen d’un médecin généraliste libéral s’établit à 97 099 € nets par an, soit environ 8 083 € par mois. Ce chiffre a progressé de +8,70 % par rapport à 2023, une hausse qui s’explique principalement par le passage du tarif de la consultation (G) de 25 € à 26,50 € fin 2023.
| Indicateur | Montant (RNAI) | Évolution 2023→2024 |
|---|---|---|
| Médecin généraliste libéral | 97 000 € nets/an | +8,70 % |
| Ensemble des spécialistes | 128 000 € nets/an | +3,08 % |
| Ensemble des médecins libéraux | 127 859 € nets/an | +5,33 % |
La CARMF nuance toutefois cette hausse : rapportée à l’inflation cumulée depuis 2017 (dernière revalorisation tarifaire précédente), la progression du pouvoir d’achat réel des généralistes reste modérée.
Les tarifs de consultation en 2026
Le tarif de la consultation du médecin généraliste en secteur 1 (conventionné sans dépassement d’honoraires) a connu plusieurs revalorisations successives dans le cadre des accords conventionnels avec l’Assurance Maladie.
| Période | Tarif consultation (G) |
|---|---|
| Jusqu’au 31 octobre 2023 | 25,00 € |
| Du 1er novembre 2023 au 21 décembre 2024 | 26,50 € |
| Depuis le 22 décembre 2024 | 30,00 € |
Depuis le 1er janvier 2026, une nouvelle consultation longue du médecin traitant est facturable à 60 €, une fois par an, pour les patients de plus de 80 ans. Cette consultation permet un bilan approfondi, notamment en sortie d’hospitalisation.
Pour les enfants de moins de 6 ans, la consultation de suivi est facturée à 35 € depuis le 22 décembre 2024.
Comment se décompose le revenu d’un médecin généraliste libéral ?
Le revenu d’un médecin généraliste libéral ne se résume pas à multiplier le nombre de consultations par le tarif unitaire. Il résulte d’un processus en plusieurs étapes, qui part des honoraires bruts pour aboutir au revenu disponible après impôt.
| Étape | Description |
|---|---|
| Honoraires bruts (CA) | Total des actes facturés (consultations, visites à domicile, actes techniques) + compléments (ROSP, forfaits, FMT) |
| – Charges professionnelles | Loyer du cabinet, matériel médical, assurances, secrétariat, cotisation à l’Ordre des médecins, informatique, etc. |
| – Cotisations sociales | URSSAF (maladie, allocations familiales, CSG-CRDS) + CARMF (retraite de base, complémentaire, ASV, invalidité-décès) |
| = RNAI | ≈ 97 000 € nets/an (moyenne généralistes libéraux, CARMF 2024) |
| – Impôt sur le revenu | Variable selon situation familiale (quotient familial, autres revenus du foyer) |
| = Revenu disponible | Estimation ~72 000 à 77 000 €/an pour un célibataire sans enfant |
Le taux de charges global (charges professionnelles + cotisations sociales) est élevé dans la profession médicale libérale : selon les données syndicales (UFML), il peut dépasser 50 % du chiffre d’affaires. Les 74 % des honoraires du généraliste proviennent du paiement à l’acte, le reste étant constitué de compléments forfaitaires.
Les compléments de rémunération
Au-delà des honoraires à l’acte, les médecins généralistes libéraux perçoivent plusieurs compléments qui représentent en moyenne près de 10 000 € par an :
| Complément | Montant moyen annuel | Description |
|---|---|---|
| ROSP | 5 361 € | Rémunération sur Objectifs de Santé Publique (prévention, suivi chroniques, efficience) |
| Forfait structure | 4 181 € | Rémunération pour l’organisation du cabinet et la coordination des soins |
| Total compléments | ~9 563 € | En progression de +2,6 % en 2024 |
La ROSP est versée en fonction de l’atteinte d’objectifs définis par l’Assurance Maladie dans trois domaines : prévention (dépistage, vaccination), suivi des pathologies chroniques (diabète, hypertension) et efficience (prescription de génériques). À noter que la ROSP prend fin au 31 décembre 2025 et est remplacée au 1er janvier 2026 par le nouveau Forfait Médecin Traitant (FMT), qui intègre une part fixe par patient et une part variable liée à la prévention.
Combien gagne un médecin généraliste comparé aux autres spécialités ?
Le médecin généraliste se situe en dessous de la moyenne des spécialistes (97 000 € contre 128 000 €), mais au-dessus de certaines spécialités comme l’endocrinologie ou la gériatrie. Les écarts sont très importants avec les spécialités techniques.
| Spécialité | RNAI moyen annuel (nets) |
|---|---|
| Endocrinologue | 81 252 € |
| Gériatre | ~83 000 € |
| Pédiatre | ~90 000 € |
| Médecin généraliste | 97 000 € |
| Moyenne des spécialistes | 128 000 € |
| Gynécologue-obstétricien | ~129 000 € |
| Radiologue | ~195 000 € |
| Ophtalmologue | ~210 000 € |
| Cancérologue (le plus élevé) | 405 887 € |
Ces écarts s’expliquent par la valorisation plus élevée des actes techniques (imagerie, chirurgie, actes interventionnels), la possibilité de dépassements d’honoraires en secteur 2 et la durée plus courte de certains actes spécialisés permettant un volume supérieur.
Le médecin généraliste salarié : la grille des praticiens hospitaliers
Certains médecins généralistes exercent comme salariés, principalement à l’hôpital public en tant que praticien hospitalier (PH) ou dans des centres de santé. Ce statut garantit un salaire mensuel fixe, indépendant du nombre de consultations, avec les avantages du salariat : congés payés, protection sociale complète, absence de gestion d’un cabinet.
Les praticiens hospitaliers temps plein sont rémunérés selon une grille d’émoluments comprenant 13 échelons. La valeur du point d’indice de la fonction publique hospitalière est de 4,92278 € depuis le 1er juillet 2023.
| Échelon | Durée | Brut mensuel | Net mensuel estimé (~24 %) |
|---|---|---|---|
| 1er | 2 ans | 4 634 € | ~3 522 € |
| 2e | 2 ans | 4 840 € | ~3 678 € |
| 3e | 2 ans | 5 179 € | ~3 936 € |
| 4e | 2 ans | 5 547 € | ~4 216 € |
| 5e | 2 ans | 5 724 € | ~4 350 € |
| 6e | 2 ans | 5 930 € | ~4 507 € |
| 7e | 2 ans | 6 372 € | ~4 843 € |
| 8e | 2 ans | 6 637 € | ~5 044 € |
| 9e | 4 ans | 7 546 € | ~5 735 € |
| 10e | 4 ans | 7 880 € | ~5 989 € |
| 11e | 4 ans | 8 318 € | ~6 322 € |
| 12e | 4 ans | 8 755 € | ~6 654 € |
| 13e (dernier) | — | 9 368 € | ~7 120 € |
Les primes et indemnités des praticiens hospitaliers
En complément des émoluments de base, les praticiens hospitaliers perçoivent plusieurs primes et indemnités qui augmentent significativement leur rémunération :
- IESPE (Indemnité d’Engagement de Service Public Exclusif) : 1 010 € brut/mois pour un PH temps plein qui renonce à toute activité libérale. Mise en place dans le cadre du Ségur de la Santé (mars 2021), contrat de 3 ans renouvelable.
- Prime d’exercice territorial : de 250 € à 1 000 €/mois selon le nombre de demi-journées exercées hors site principal (encouragement à l’activité multi-sites).
- Indemnité de garde : 422 € brut par garde complète (nuit, dimanche ou jour férié), 211 € pour une demi-garde. Montants revalorisés au 1er novembre 2025.
- Indemnité d’astreinte : de 70 € à 280 € par période selon les modalités fixées par l’établissement.
Avec l’IESPE, un PH débutant perçoit ainsi environ 5 644 € brut/mois (4 634 € + 1 010 €), soit environ 4 290 € net avant impôt. En fin de carrière au 13e échelon, un PH avec IESPE atteint environ 10 378 € brut/mois, soit environ 7 887 € net — sans compter les gardes et astreintes.
Secteur 1 ou secteur 2 : quel impact sur les revenus ?
La majorité des médecins généralistes exercent en secteur 1 (conventionné sans dépassement d’honoraires). En secteur 1, le médecin applique les tarifs fixés par la convention médicale et bénéficie d’une prise en charge de ses cotisations sociales par l’Assurance Maladie (participation aux cotisations).
En secteur 2, le médecin peut pratiquer des dépassements d’honoraires « avec tact et mesure ». Son chiffre d’affaires peut être plus élevé, mais il doit composer avec une patientèle parfois plus restreinte (certains patients privilégiant le secteur 1) et ne bénéficie pas de la prise en charge d’une partie de ses cotisations.
Les variations de revenus selon la situation géographique
Des disparités régionales existent, même si les tarifs conventionnels sont identiques sur l’ensemble du territoire. Plusieurs facteurs expliquent ces différences : la densité de médecins (dans les zones sous-denses, les patientèles sont plus importantes), le coût des charges (loyers de cabinet plus élevés dans les grandes métropoles), les dispositifs incitatifs à l’installation en zone déficitaire et les caractéristiques sociodémographiques de la patientèle.
Les médecins installés en zone d’intervention prioritaire (ZIP) ou en quartier prioritaire de la politique de la ville (QPV) bénéficient depuis 2026 d’une majoration de +10 % sur le nouveau Forfait Médecin Traitant, et les primo-installés d’une majoration de +50 % la première année (dégressive sur 3 ans).
Perspectives et évolutions récentes
La médecine générale connaît des évolutions majeures en matière de rémunération, portées par la convention médicale 2024-2029 signée avec l’Assurance Maladie :
| Événement | Date | Impact |
|---|---|---|
| Consultation passe de 25 € à 26,50 € | 1er novembre 2023 | +8,70 % de RNAI des généralistes en 2024 |
| Consultation passe à 30 € | 22 décembre 2024 | Impact sur RNAI 2025-2026 (non encore mesuré) |
| Consultation longue à 60 € (80+ ans) | 1er janvier 2026 | 1 fois/an par patient de plus de 80 ans |
| Nouveau Forfait Médecin Traitant (FMT) | 1er janvier 2026 | Remplace la ROSP et le forfait patientèle |
| Revalorisation des gardes PH | 1er novembre 2025 | 422 € par garde complète |
Le passage de la consultation à 30 € représente une hausse de +20 % par rapport au tarif de 25 € en vigueur jusqu’en octobre 2023. L’impact complet sur les revenus des généralistes sera mesurable sur les données CARMF de l’année 2025, attendues début 2027.
Le médecin généraliste libéral perçoit en moyenne 97 000 € nets par an (RNAI, données CARMF 2024), soit environ 8 080 € par mois avant impôt sur le revenu. Ce revenu a progressé de 8,7 % en un an grâce au passage de la consultation à 26,50 € fin 2023. Avec le tarif désormais à 30 € depuis décembre 2024, les revenus devraient encore progresser en 2025-2026. Les compléments (ROSP, forfaits) représentent en moyenne 9 563 € supplémentaires par an. Pour un praticien hospitalier, les émoluments vont de 4 634 € brut/mois en début de carrière à 9 368 € brut/mois au dernier échelon, auxquels s’ajoutent des primes (IESPE de 1 010 €/mois, gardes à 422 € par nuit).
Pour aller plus loin
La rémunération des professionnels de santé varie considérablement selon la spécialité et le statut. Vous pouvez consulter nos articles sur le salaire d’un chirurgien, les revenus d’un dentiste ou le salaire d’un infirmier pour comparer. Dans d’autres secteurs, le revenu d’un architecte dépend aussi fortement du statut (salarié vs libéral), tandis que la rémunération d’un policier suit une grille indiciaire comparable à celle des praticiens hospitaliers.
Quel est le revenu moyen d’un médecin généraliste libéral en 2026 ?
Selon la CARMF (données 2024), le revenu net d’activité indépendante (RNAI) moyen d’un médecin généraliste libéral est de 97 000 € par an, soit environ 8 080 € par mois. Ce montant est calculé après déduction des charges professionnelles et des cotisations sociales, mais avant impôt sur le revenu. Il a progressé de 8,7 % en un an. Avec le passage de la consultation à 30 € fin 2024, les revenus 2025-2026 devraient encore augmenter.
Quelle est la différence entre le RNAI et le salaire net d’un salarié ?
Le RNAI (Revenu Net d’Activité Indépendante) est le revenu du médecin libéral après déduction des charges professionnelles et des cotisations sociales, mais avant impôt sur le revenu. Il n’est pas directement comparable au salaire net d’un salarié, car le médecin libéral doit encore payer l’IR sur ce montant. Pour un généraliste percevant 97 000 € de RNAI (célibataire sans enfant), l’impôt représente environ 20 000 à 25 000 €, laissant un revenu disponible de l’ordre de 72 000 à 77 000 € par an.
Combien gagne un médecin généraliste à l’hôpital ?
Un praticien hospitalier (PH) temps plein perçoit des émoluments allant de 4 634 € brut/mois au 1er échelon à 9 368 € brut/mois au 13e échelon (dernier). S’y ajoutent des primes : l’IESPE de 1 010 €/mois (en cas d’exercice exclusif au service public), la prime d’exercice territorial (250 à 1 000 €/mois) et les gardes (422 € par nuit). Avec l’IESPE, un PH débutant perçoit environ 4 290 € net/mois, un PH en fin de carrière environ 7 890 € net/mois hors gardes.
Quel est le tarif d’une consultation chez le médecin généraliste en 2026 ?
Le tarif de la consultation du médecin généraliste en secteur 1 est de 30 € depuis le 22 décembre 2024, dans le cadre de la convention médicale 2024-2029. Pour les enfants de moins de 6 ans, la consultation de suivi est à 35 €. Depuis le 1er janvier 2026, une consultation longue du médecin traitant est facturable à 60 € une fois par an pour les patients de plus de 80 ans.
Un médecin généraliste gagne-t-il moins que les spécialistes ?
En moyenne oui : le RNAI d’un généraliste (97 000 €) est inférieur à la moyenne des spécialistes (128 000 €). Toutefois, le généraliste gagne plus que certains spécialistes comme les endocrinologues (81 252 €) ou les gériatres (~83 000 €). L’écart est en revanche très marqué avec les spécialités techniques : les radiologues (~195 000 €), les ophtalmologues (~210 000 €) et les cancérologues (405 887 €) perçoivent des revenus deux à quatre fois supérieurs.
Quels sont les compléments de rémunération d’un médecin généraliste ?
Au-delà des honoraires à l’acte, le généraliste libéral perçoit en moyenne 5 361 € par an de ROSP (Rémunération sur Objectifs de Santé Publique) et 4 181 € de forfait structure, soit environ 9 563 € de compléments annuels. Depuis le 1er janvier 2026, ces dispositifs sont remplacés par le nouveau Forfait Médecin Traitant (FMT), qui comprend une part fixe par patient et une part variable liée à la prévention.
Cet article a été rédigé à partir de sources institutionnelles vérifiées. Dernière mise à jour : février 2026.
- CARMF — Étude RNAI 2024 publiée le 29 janvier 2026 : RNAI moyen généraliste 97 099 €, évolution +8,70 %
- Ameli — Convention médicale 2024-2029 : tarifs de consultation, ROSP, nouveau Forfait Médecin Traitant
- Ameli — ROSP et forfait structure 2024 : 5 361 € ROSP moyenne, 4 181 € forfait structure
- Emploi-collectivités.fr / Légifrance — Grille émoluments praticiens hospitaliers temps plein
- Légifrance — Arrêté du 8 juillet 2025 : revalorisation des indemnités de garde (422 € par garde complète)
- MACSF — IESPE et primes des praticiens hospitaliers