Combien gagne un pédiatre en 2026 ?

Salaire pédiatre en France en 2026

En 2026, un pédiatre en France gagne en moyenne 4 180 € net par mois (71 600 € brut annuel), selon les données du marché de l’emploi. Cette rémunération varie fortement selon le mode d’exercice : un pédiatre salarié en hôpital public perçoit généralement entre 4 000 et 5 000 € brut par mois, tandis qu’un pédiatre en exercice libéral affiche un revenu net moyen d’environ 7 520 € par mois (90 200 € nets/an selon la CARMF 2024). Les pédiatres surspécialisés ou très expérimentés peuvent dépasser 16 700 € brut mensuel.

Les chiffres clés en 2026

  • Salaire moyen national : 4 180 € net/mois (71 600 € brut/an)
  • Pédiatre hospitalier : 4 000 à 5 000 € brut/mois
  • Pédiatre libéral : ~7 520 € net/mois en moyenne (~90 200 € nets/an, CARMF 2024)
  • Fourchette globale : de 2 260 € net/mois (débutant) à 7 100 € net/mois (fin de carrière libérale)
  • Pédiatres surspécialisés : jusqu’à 16 700 € brut/mois
Infographie salaire pediatre 2026

Les différents modes d’exercice du pédiatre et leur impact sur la rémunération

La profession de pédiatre se caractérise par une grande diversité de statuts, chacun influençant directement le niveau de rémunération. Les trois cadres principaux sont l’exercice hospitalier public (praticien hospitalier salarié), l’exercice salarié en clinique privée, et l’exercice libéral. Un exercice mixte, combinant activité hospitalière et consultations libérales, reste fréquent chez les pédiatres expérimentés.

Le praticien hospitalier (PH) relève de la fonction publique hospitalière. Sa rémunération est encadrée par des grilles indiciaires nationales, auxquelles s’ajoutent diverses primes et indemnités liées aux gardes, astreintes et responsabilités spécifiques. Ce statut offre une stabilité de l’emploi et des perspectives d’évolution de carrière jusqu’à l’enseignement en CHU, avec une rémunération généralement comprise entre 4 000 et 5 000 € brut par mois pour un praticien débutant.

Le pédiatre en clinique privée bénéficie d’une rémunération négociée dans le cadre de la convention collective de l’hospitalisation privée ou d’un contrat individuel. Ce statut combine stabilité salariale et rémunération attractive, sans les contraintes de gestion propres au libéral.

L’exercice libéral représente le mode d’exercice le plus rémunérateur, mais aussi le plus exigeant en termes de gestion. Le pédiatre libéral facture ses actes selon les tarifs conventionnés (secteur 1) ou en honoraires libres (secteur 2). Son revenu net dépend de sa patientèle, de sa localisation géographique et du volume d’activité. Les charges sociales et professionnelles (loyer du cabinet, salaires des assistantes, cotisations URSSAF et CARMF) représentent 40 à 50 % du chiffre d’affaires.

Mode d’exercice Salaire brut annuel Salaire net mensuel estimé Écart vs moyenne
Pédiatre libéral ~90 200 € nets/an (CARMF 2024) ~7 520 € +80 %
Pédiatre en hôpital public 48 000 à 60 000 € ~3 080 à 3 850 € Variable
Moyenne nationale 71 600 € ~4 180 €

Note : Les montants nets sont estimés après cotisations sociales (environ 23 % pour les salariés). Pour les libéraux, le « brut » correspond au bénéfice net comptable avant impôt sur le revenu.

Comment se calcule le salaire d’un pédiatre hospitalier ?

Dans la fonction publique hospitalière, la rémunération d’un praticien hospitalier pédiatre repose sur une grille indiciaire nationale. Cette grille détermine le traitement de base en fonction de l’échelon et du grade du praticien. Chaque échelon correspond à un indice majoré, lui-même multiplié par la valeur du point d’indice de la fonction publique pour obtenir le salaire brut mensuel.

À ce traitement de base s’ajoutent plusieurs compléments de rémunération : les gardes et astreintes, dont le nombre et la rémunération varient selon l’organisation du service, les primes d’activité sectorielle (notamment en pédiatrie d’urgence ou en néonatalogie), et éventuellement l’indemnité d’engagement de service public exclusif (IESPE) pour les praticiens exerçant exclusivement à l’hôpital.

En pratique, un pédiatre hospitalier débutant perçoit généralement entre 4 000 et 5 000 € brut par mois, primes incluses. Avec l’ancienneté et la progression dans les échelons, cette rémunération évolue progressivement. Les pédiatres exerçant en CHU peuvent bénéficier de rémunérations complémentaires liées à leurs fonctions d’enseignement et de recherche.

⚠️ Absence de données officielles détaillées

Les grilles indiciaires précises des praticiens hospitaliers (échelons, indices majorés, valeur du point 2026) n’ont pas pu être collectées dans les sources disponibles. Les fourchettes présentées ici proviennent de données du marché de l’emploi et d’observations terrain, non de textes réglementaires officiels.

Évolution de la rémunération selon l’expérience

L’ancienneté joue un rôle déterminant dans l’évolution salariale des pédiatres, quel que soit leur mode d’exercice. Les données du marché de l’emploi 2026 montrent une progression forte et continue tout au long de la carrière.

En début de carrière, les pédiatres débutants (0-3 ans d’expérience post-internat) perçoivent en moyenne 34 400 € brut annuel, soit environ 2 260 € net par mois. Ce niveau peut paraître modeste pour un médecin spécialiste, mais il correspond souvent à une phase d’installation progressive, notamment pour les praticiens en exercice libéral qui constituent leur patientèle, ou à des remplacements à temps partiel. En exercice hospitalier à temps plein, un pédiatre débutant perçoit plutôt entre 4 000 et 5 000 € brut par mois.

Les pédiatres en fin de carrière (plus de 20 ans d’expérience), notamment ceux exerçant en libéral dans des zones à forte demande ou ayant développé une surspécialisation, peuvent atteindre ou dépasser 140 000 € brut annuel, soit environ 7 100 € net mensuel.

Fourchettes de rémunération selon le profil

Au-delà du mode d’exercice et de l’ancienneté, plusieurs facteurs influencent la rémunération des pédiatres. La localisation géographique joue un rôle important : les zones en pénurie de pédiatres, notamment certaines zones rurales ou périurbaines classées en « zones sous-dotées », offrent des opportunités de rémunération supérieures pour les praticiens libéraux. Les aides à l’installation et les contrats de praticien territorial constituent également des leviers d’attractivité.

La surspécialisation représente un autre facteur de différenciation salariale. Les pédiatres spécialisés en pathologies infantiles rares, en traumatologie pédiatrique ou en néonatalogie intensive peuvent atteindre des rémunérations mensuelles dépassant 16 700 € brut, notamment en exercice libéral ou en cumul d’activités (hospitalière + libérale). Cette surspécialisation nécessite généralement une formation complémentaire et une expérience significative.

Les données du marché de l’emploi montrent une fourchette globale allant de 34 400 € brut annuel pour un débutant en phase d’installation à 140 000 € brut annuel pour un praticien très expérimenté en exercice libéral. Cette amplitude reflète la diversité des parcours professionnels et des choix de carrière dans la spécialité.

Du brut au net : comprendre les cotisations sociales

Le passage du salaire brut au salaire net varie significativement selon le statut du pédiatre. Pour les praticiens salariés (hospitaliers ou en clinique privée), les cotisations sociales représentent environ 23 % du salaire brut. Ce taux inclut les cotisations de sécurité sociale, la retraite complémentaire, la CSG et la CRDS.

Exemple de calcul pour un pédiatre hospitalier

Sur la base d’un salaire brut mensuel de 5 000 € (soit 60 000 € annuel), le calcul s’établit comme suit :

Élément Montant annuel Montant mensuel
Salaire brut 60 000 € 5 000 €
Cotisations sociales (environ 23 %) – 13 800 € – 1 150 €
Salaire net avant impôt 46 200 € 3 850 €

Note : Ce montant net est calculé avant prélèvement à la source de l’impôt sur le revenu. Il n’inclut pas les éventuelles primes et indemnités (gardes, astreintes, activité sectorielle) qui peuvent représenter 15 à 25 % de la rémunération totale d’un praticien hospitalier.

Cas spécifique du pédiatre libéral

Pour les pédiatres en exercice libéral, le calcul est plus complexe. Le chiffre d’affaires généré par l’activité doit d’abord couvrir les charges professionnelles (loyer du cabinet, salaires des assistantes, matériel médical, assurances professionnelles, frais de gestion), qui représentent généralement 30 à 40 % du CA. Le bénéfice net comptable (BNC) ainsi obtenu est ensuite soumis aux cotisations sociales obligatoires.

Les cotisations sociales des médecins libéraux (URSSAF, CARMF pour la retraite, contribution à la formation continue) représentent environ 45 à 50 % du BNC. Le revenu final du pédiatre libéral correspond au BNC après cotisations sociales, avant impôt sur le revenu. Cette structure de charges explique pourquoi le revenu net d’un infirmier libéral ou d’un médecin libéral peut paraître élevé en brut, mais se rapprocher davantage du salaire net d’un cadre supérieur une fois toutes les charges déduites.

Rémunération des pédiatres : comparaison avec d’autres spécialités médicales

La pédiatrie se situe dans une position intermédiaire au sein des spécialités médicales. Si les revenus des pédiatres demeurent confortables, notamment en exercice libéral, ils restent inférieurs à ceux de certaines spécialités chirurgicales ou techniques très rémunératrices.

À titre de comparaison, un chirurgien en exercice libéral peut atteindre des revenus annuels dépassant fréquemment 150 000 à 200 000 € brut, voire davantage pour certaines surspécialités (chirurgie cardiaque, neurochirurgie). Un dentiste en exercice libéral affiche également des revenus moyens supérieurs à ceux des pédiatres, en raison d’une structure tarifaire différente et de charges proportionnellement plus faibles.

En revanche, la rémunération des pédiatres se situe au-dessus de celle d’un kinésithérapeute libéral ou d’un psychologue en libéral, et nettement au-dessus des rémunérations des professions paramédicales comme les infirmiers hospitaliers ou les aides-soignants.

Un médecin généraliste en exercice libéral affiche des revenus moyens comparables à ceux d’un pédiatre libéral, avec une fourchette de 70 000 à 110 000 € brut annuel selon l’activité.

Perspectives d’évolution et surspécialisation

La carrière d’un pédiatre offre plusieurs voies d’évolution professionnelle. Dans le secteur hospitalier, un praticien peut progresser vers des fonctions de chef de service, de responsable de pôle, voire de direction médicale. L’enseignement en CHU constitue une autre voie valorisante, combinant activité clinique, formation des internes et recherche médicale. Ces fonctions universitaires s’accompagnent généralement de compléments de rémunération liés aux responsabilités pédagogiques.

La surspécialisation représente un levier majeur d’augmentation de la rémunération. Les pédiatres peuvent se former à des domaines pointus tels que la néonatalogie intensive, la cardiologie pédiatrique, l’endocrinologie pédiatrique, la pneumologie pédiatrique ou la traumatologie pédiatrique. Ces surspécialités nécessitent généralement une formation complémentaire de 1 à 2 ans et offrent des perspectives de rémunération nettement supérieures à la moyenne, pouvant atteindre ou dépasser 16 000 € brut mensuel en exercice libéral.

Le contexte démographique actuel, marqué par un déficit important de pédiatres dans certaines régions, crée une tension sur le marché de l’emploi favorable aux praticiens. Les zones rurales ou périurbaines classées en zones sous-dotées proposent des aides à l’installation attractives et des perspectives de patientèle immédiate pour les pédiatres s’y installant. Cette pénurie contribue à maintenir une dynamique de valorisation salariale dans la profession.

Ce qu’il faut retenir

Ce qu’il faut retenir

La rémunération d’un pédiatre en France en 2026 varie de 2 260 € net mensuel pour un débutant à plus de 7 100 € net mensuel en fin de carrière libérale, avec une moyenne nationale de 4 180 € net par mois. Le mode d’exercice constitue le facteur de différenciation majeur : l’exercice libéral offre les revenus les plus élevés (~7 520 € net mensuel en moyenne, soit ~90 200 € nets/an selon la CARMF 2024) mais implique une gestion d’entreprise et des charges sociales importantes (45 à 50 % du BNC). L’exercice hospitalier public garantit une stabilité de l’emploi et une progression de carrière encadrée, pour une rémunération généralement comprise entre 4 000 et 5 000 € brut mensuel. La surspécialisation et l’exercice en zone sous-dotée constituent les deux principaux leviers d’augmentation de la rémunération au-delà des moyennes observées.

Pour aller plus loin : découvrez les rémunérations d’autres professions de santé

Si vous vous intéressez aux rémunérations des professions médicales et paramédicales, découvrez nos autres articles détaillés sur les salaires dans le secteur de la santé. Nous avons analysé les revenus des pharmaciens, dont la rémunération varie fortement selon qu’ils exercent en officine, à l’hôpital ou dans l’industrie pharmaceutique, ainsi que ceux des vétérinaires, qui partagent avec les pédiatres une formation longue et des perspectives d’évolution en libéral ou en salariat.

Foire aux questions

Quel est le salaire moyen d’un pédiatre en France en 2026 ?

Le salaire moyen d’un pédiatre en France s’élève à 4 180 € net par mois (71 600 € brut annuel), tous modes d’exercice confondus. Cette moyenne masque des écarts importants : un pédiatre hospitalier gagne entre 4 000 et 5 000 € brut/mois, et un pédiatre libéral environ 7 520 € net/mois (~90 200 € nets/an, CARMF 2024).

Combien gagne un pédiatre débutant ?

Un pédiatre débutant (0-3 ans d’expérience) gagne en moyenne 34 400 € brut annuel, soit environ 2 260 € net par mois. Ce niveau correspond généralement à une phase d’installation progressive en libéral ou à des remplacements à temps partiel. En exercice hospitalier à temps plein, un pédiatre débutant perçoit plutôt entre 4 000 et 5 000 € brut par mois, primes incluses.

Quel mode d’exercice est le plus rémunérateur pour un pédiatre ?

L’exercice libéral est le mode d’exercice le plus rémunérateur pour un pédiatre, avec un revenu net moyen d’environ 90 200 € par an (~7 520 € net/mois) selon la CARMF 2024. Les pédiatres libéraux surspécialisés ou exerçant en zone à forte demande peuvent dépasser 16 000 € brut mensuel. Ce revenu net est calculé après déduction des charges professionnelles et des cotisations sociales.

Quelles sont les primes et compléments de rémunération d’un pédiatre hospitalier ?

Les pédiatres hospitaliers perçoivent, au-delà de leur traitement indiciaire, plusieurs types de primes et indemnités : les gardes et astreintes (rémunérées séparément selon le nombre et la nature des gardes), l’indemnité d’engagement de service public exclusif (IESPE) pour ceux n’exerçant qu’à l’hôpital, la prime d’activité sectorielle selon la spécialité et le service, et éventuellement des indemnités de responsabilité ou d’encadrement. Ces compléments peuvent représenter 15 à 25 % de la rémunération totale.

Les pédiatres en zone rurale gagnent-ils plus ?

Les pédiatres exerçant en zone sous-dotée (notamment certaines zones rurales ou périurbaines) bénéficient d’opportunités de rémunération supérieures, en raison de la pénurie de praticiens et de la demande importante. Des aides à l’installation et des contrats de praticien territorial avec rémunérations majorées sont proposés dans ces zones. En exercice libéral, un pédiatre en zone rurale sous-dotée peut développer rapidement une patientèle importante et atteindre des revenus supérieurs à la moyenne nationale.

Sources

Cet article a été rédigé à partir des données officielles et du marché de l’emploi les plus récentes disponibles. Dernière mise à jour : février 2026.

  • CARMF (Caisse autonome de retraite des médecins de France) — RNAI 2024 : revenu net moyen des pédiatres libéraux (~90 200 € nets/an)
  • DREES 2021 — Revenu moyen des pédiatres libéraux (88 400 €)
  • Appel Médical (groupe Randstad) — Fiche métier pédiatre, données citant le CIDJ et Oriane
  • Données du marché de l’emploi médical — Analyse des contrats et rémunérations proposées dans le secteur public et privé