Combien gagne un policier en 2026 ?

Salaire policier en France en 2026

En 2026, un policier de la Police nationale gagne entre 2 161 et 8 000 euros net par mois, selon son grade et son ancienneté. Un gardien de la paix débutant perçoit environ 2 300 euros net mensuels (primes incluses), tandis qu’un commissaire en fin de carrière peut atteindre 8 000 euros net. Ces montants, bien supérieurs au traitement indiciaire de base, s’expliquent par un régime indemnitaire spécifique aux sujétions du métier policier. Décryptage complet des grilles, primes et salaires réels.

Les chiffres clés du salaire d’un policier en 2026

  • Salaire net d’un gardien de la paix débutant (primes incluses) : 2 300 € par mois
  • Salaire net d’un gardien de la paix en fin de carrière : 3 600 €
  • Salaire net d’un commissaire en fin de carrière : jusqu’à 8 000 €
  • Prime principale (ISSP) : 28,5 % du traitement indiciaire brut
  • Salaire net moyen des policiers (catégorie B, données DGAFP 2023) : 2 870 €
  • Rémunération d’un élève gardien de la paix en formation : 1 363 € net
  • Point d’indice : 4,92 € — gelé pour la 3ᵉ année consécutive

Combien gagne un policier en 2026 selon son grade ?

La rémunération d’un policier de la Police nationale ne se résume pas à son traitement indiciaire. Elle comprend un socle fixe (le traitement, calculé sur la grille indiciaire) auquel s’ajoutent des primes substantielles, dont l’indemnité de sujétion spéciale de police (ISSP) qui représente à elle seule 28,5 % du traitement brut. C’est cette architecture qui explique l’écart important entre le « brut indiciaire » affiché dans les grilles et le salaire réellement perçu.

Les policiers de la Police nationale sont des fonctionnaires d’État relevant de corps actifs. Le principal corps, le corps d’encadrement et d’application (CEA), comprend quatre grades : gardien de la paix, brigadier, brigadier-chef et major. Au-dessus, le corps de commandement regroupe les officiers (lieutenant, capitaine, commandant) et le corps de conception et de direction rassemble les commissaires.

Voici les salaires nets estimés par grande famille de grades, primes incluses, d’après les données du site officiel de la Police nationale (mise à jour avril 2025). Ces fourchettes sont arrondies et couvrent l’ensemble des échelons de chaque corps, de l’entrée en carrière au sommet de la grille :

Corps / Grade Net mensuel début de carrière Net mensuel fin de carrière
Policier adjoint (ADS) 1 500 €
Gardien de la paix 2 300 € 3 600 €
Officier de police 2 500 € 5 200 €
Commissaire de police 3 200 € 8 000 €

Le site officiel regroupe sous l’appellation « gardiens de la paix » l’ensemble du corps d’encadrement et d’application (gardien, brigadier, brigadier-chef, major). La fourchette haute de 3 600 euros correspond donc à un agent expérimenté du CEA, pas nécessairement au seul grade de gardien de la paix. Le détail par grade figure dans le tableau ci-dessous.

Détail par grade pour le corps d’encadrement et d’application (CEA)

Les données ci-dessous, issues de L’Essentiel de l’Éco (octobre 2025) et cohérentes avec les sources officielles, permettent de visualiser les écarts au sein du CEA. La fourchette pour le gardien de la paix tient compte de la zone géographique : le bas correspond à la province (sans indemnité de résidence) et le haut à l’Île-de-France (avec indemnité de résidence à 3 % et prime de fidélisation).

Grade Net début de carrière Net fin de carrière Observations
Gardien de la paix 2 161 € à 2 344 € 3 704 € à 3 917 € Fourchette province / Île-de-France
Brigadier de police 2 473 € 3 075 €
Brigadier-chef de police 2 809 € 3 238 €
Major de police 2 991 € 3 487 €

Les montants du site officiel (3 600 euros en fin de carrière pour l’ensemble du CEA) sont des fourchettes arrondies, tandis que le tableau ci-dessus détaille les estimations par grade avec un périmètre de primes plus complet, incluant l’indemnité de résidence en Île-de-France. Cela explique que les chiffres du gardien de la paix en fin de carrière (3 704 à 3 917 euros) dépassent la fourchette officielle : ils intègrent les primes géographiques franciliennes.

Le salaire pendant la formation

Les élèves policiers perçoivent une rémunération dès leur entrée en école, variable selon le corps intégré :

Formation Rémunération nette mensuelle
Élève gardien de la paix 1 363 € (hébergement compris)
Élève officier de police 1 754 €
Élève commissaire de police 1 570 €
Pourquoi trouve-t-on des chiffres très bas (1 450 € ou 1 780 €) sur certains sites ?

Plusieurs comparateurs de salaires (Hellowork, Jobted) affichent des rémunérations moyennes de l’ordre de 1 450 à 1 780 euros net pour un policier. Ces chiffres sont trompeurs : ils reposent sur les salaires déclarés dans les offres d’emploi et non sur les grilles indiciaires réelles ni sur les primes effectivement perçues. Le site officiel de la Police nationale indique un minimum de 2 300 euros net pour un gardien de la paix titularisé (primes incluses). De même, le chiffre de 1 808 à 2 061 euros pour un major, que l’on retrouve sur certains sites, date de 2021 et est obsolète : les données actuelles situent un major entre 2 991 et 3 487 euros net.

Comment est calculé le salaire d’un policier ?

La rémunération d’un policier repose sur le système indiciaire de la fonction publique d’État. Chaque grade et chaque échelon correspondent à un indice majoré, multiplié par la valeur du point d’indice (4,92278 euros depuis le 1er juillet 2023) pour obtenir le traitement indiciaire brut mensuel. À ce socle s’ajoutent les primes et indemnités.

Les gardiens de la paix, brigadiers, brigadiers-chefs et majors appartiennent au corps d’encadrement et d’application (CEA), classé en catégorie B de la fonction publique d’État. C’est un point souvent source de confusion : certains sites indiquent encore une catégorie C, mais le reclassement en catégorie B est effectif depuis plusieurs années.

Grille indiciaire du gardien de la paix

Le grade de gardien de la paix comporte 12 échelons, plus le stade d’élève stagiaire. La progression se fait à l’ancienneté, avec des durées d’échelon allant de 2 à 3 ans et demi.

Échelon Durée Indice majoré Traitement brut mensuel
Élève stagiaire 2 ans 322 1 585,14 €
1 2 ans 369 1 816,51 €
2 2 ans 371 1 826,35 €
3 2 ans 372 1 831,27 €
4 2 ans 376 1 850,97 €
5 2 ans 6 mois 384 1 890,35 €
6 2 ans 6 mois 396 1 949,42 €
7 2 ans 6 mois 406 1 998,65 €
8 3 ans 416 2 047,88 €
9 3 ans 427 2 102,03 €
10 3 ans 440 2 166,02 €
11 3 ans 6 mois 459 2 259,56 €
12 (terminal) 482 2 372,78 €

Grille indiciaire du brigadier de police

Échelon Durée Indice majoré Traitement brut mensuel
1 2 ans 406 1 998,65 €
2 2 ans 6 mois 420 2 067,57 €
3 3 ans 435 2 141,41 €
4 3 ans 452 2 225,10 €
5 3 ans 469 2 308,78 €
6 3 ans 489 2 407,24 €
7 (terminal) 508 2 500,77 €

Grille indiciaire du brigadier-chef de police

Échelon Durée Indice majoré Traitement brut mensuel
1 2 ans 478 2 353,09 €
2 2 ans 6 mois 489 2 407,24 €
3 3 ans 508 2 500,77 €
4 3 ans 518 2 550,00 €
5 3 ans 528 2 599,23 €
6 (terminal) 544 2 677,99 €

Grille indiciaire du major de police

Échelon Durée Indice majoré Traitement brut mensuel
1 2 ans 515 2 535,23 €
2 2 ans 535 2 633,69 €
3 2 ans 549 2 702,61 €
4 2 ans 6 mois 567 2 791,22 €
5 (terminal) 579 2 850,29 €
Échelon exceptionnel 595 2 929,05 €

Ces grilles sont issues du décret n° 2010-564 du 28 mai 2010 modifié, avec la valeur du point d’indice en vigueur (4,92278 euros). Rappelons que ces montants correspondent au seul traitement indiciaire brut : il faut y ajouter l’ISSP et les autres primes pour obtenir le salaire réel.

Les primes et indemnités d’un policier

Le régime indemnitaire des policiers représente une part considérable de leur rémunération totale. Contrairement à d’autres corps de la fonction publique soumis au RIFSEEP, la police nationale dispose d’un système de primes spécifique.

L’indemnité de sujétion spéciale de police (ISSP)

C’est la prime la plus importante. Elle compense les contraintes inhérentes au métier : horaires décalés, risques physiques, astreintes, port d’arme. Initialement créée par le décret n° 2013-617 du 11 juillet 2013, l’ISSP a été progressivement revalorisée par les protocoles de 2016 et 2018 : le taux est passé de 27 % (2018) à 28 % (2019), puis à 28,5 % du traitement indiciaire brut (depuis 2020) pour les agents du CEA. Les élèves gardiens de la paix perçoivent un taux réduit de 12 %.

En montants concrets, l’ISSP représente entre 380 et 1 200 euros net par mois selon le grade et l’échelon. Par exemple, un gardien de la paix à l’échelon 1 (traitement brut de 1 816,51 euros) perçoit environ 517 euros brut d’ISSP, tandis qu’un major à l’échelon exceptionnel (traitement brut de 2 929,05 euros) touche environ 835 euros brut.

L’ISSP est prise en compte pour le calcul de la pension de retraite (pension civile), conformément à la loi n° 57-444 du 8 avril 1957. L’intégration complète de l’ISSP dans le calcul de la retraite est annoncée pour 2027, une mesure très attendue par la profession.

L’indemnité de travail de nuit (ITN)

Revalorisée au 1er juillet 2025 par arrêté du 30 juin 2025, l’ITN est versée aux policiers effectuant des services de nuit. Elle prend la forme d’un forfait mensuel dont le montant dépend de l’amplitude horaire :

Amplitude horaire de nuit Montant forfaitaire mensuel
Moins de 11 heures 35 €
11 à 12 heures 82 €
Plus de 12 heures 128 €
Majoration « cœur de nuit » (minuit-5h) 105 €

La majoration « cœur de nuit », créée par l’arrêté de 2025, constitue une avancée pour les policiers travaillant sur les créneaux les plus contraignants.

Les autres primes et indemnités

Plusieurs compléments viennent s’ajouter au traitement et à l’ISSP. La prime OPJ (officier de police judiciaire) s’élève à 125 euros net par mois pour les agents détenant cette qualification. L’indemnité de résidence varie de 0 à 3 % du traitement brut selon la zone géographique d’affectation (3 % en zone 1, principalement l’Île-de-France). Les majorations pour travail le dimanche et les jours fériés sont de 1,27 euro par heure. Enfin, la prime de fidélisation Île-de-France peut atteindre 10 000 euros versés sur dix ans pour les agents affectés en zones sensibles.

Du brut au net : les cotisations d’un policier

Les policiers de la Police nationale cotisent selon le régime des fonctionnaires d’État. Les retenues salariales portent sur le traitement indiciaire et les primes, mais avec des assiettes différentes selon la cotisation.

Cotisation Assiette Taux salarial
Pension civile Traitement indiciaire + NBI 11,10 %
RAFP (retraite additionnelle) Primes (plafonnées à 20 % du traitement) 5 %
CSG 98,25 % de la rémunération brute totale 9,20 %
CRDS Même assiette que la CSG 0,50 %

Au total, les prélèvements obligatoires représentent environ 19 % du brut total (traitement + primes) dans la fonction publique d’État. Pour les policiers, la part élevée des primes (l’ISSP seule représentant 28,5 % du traitement) peut faire varier ce taux effectif.

Exemple de calcul : gardien de la paix, échelon 7

Étape du calcul Montant
Traitement indiciaire brut (IM 406) 1 998,65 €
ISSP (28,5 %) + 569,62 €
Brut total (hors autres primes) ≈ 2 568 €
Retenues salariales estimées (≈ 19 %) – 488 €
Net estimé (hors indemnité de résidence et autres primes) ≈ 2 080 €

Ce montant n’inclut pas l’indemnité de résidence, la prime OPJ, les majorations de nuit ou de week-end, ni le supplément familial de traitement. Avec ces compléments, un gardien de la paix à cet échelon peut atteindre 2 300 à 2 500 euros net selon sa situation.

Salaire moyen d’un policier : les données statistiques

Le rapport de la DGAFP édition 2025 (données 2023, source INSEE/Siasp) permet de situer la rémunération moyenne des policiers dans la fonction publique d’État. Le salaire net moyen des fonctionnaires de catégorie B affectés à la police et à l’administration pénitentiaire s’établit à 2 870 euros net par mois en équivalent temps plein. Le salaire net moyen des « employés et ouvriers » de la Police nationale atteint 2 831 euros net, un niveau nettement supérieur à la moyenne de cette catégorie socioprofessionnelle dans la fonction publique, en raison des sujétions particulières compensées par l’ISSP et les primes spécifiques.

Policier national, gendarme, pompier : comparaison des rémunérations

La question de la comparaison avec les autres métiers de la sécurité publique revient fréquemment. Si les grilles indiciaires des policiers nationaux et des gendarmes sont proches (les deux corps relevant de la catégorie B pour les grades d’exécution), les régimes indemnitaires diffèrent sensiblement. Les gendarmes bénéficient d’un logement de fonction en caserne (avantage en nature non négligeable), tandis que les policiers perçoivent des primes spécifiques comme l’ISSP et la prime de fidélisation Île-de-France. Les pompiers professionnels, quant à eux, relèvent de la fonction publique territoriale et non de l’État, avec un régime de rémunération et de primes distinct. Pour une comparaison plus large, les militaires de carrière (armée de Terre, Marine nationale, armée de l’Air) obéissent à une grille de solde entièrement distincte, régie par le Code de la défense.

Les avantages complémentaires d’un policier

Au-delà du salaire, les policiers de la Police nationale bénéficient de plusieurs avantages liés à leur statut de fonctionnaire d’État en service actif.

En matière de logement, des possibilités de logement ministériel existent, notamment en zones tendues ou lors de mutations. Les aides spécifiques (bourses BALAE) facilitent l’accès au logement dans les zones les plus chères.

Le régime de congés est spécifique et dépend du cycle horaire. Un policier travaillant en cycle 2/2/3 (deux jours travaillés, deux jours de repos, trois jours travaillés) effectue entre 140 et 150 jours de travail par an, tandis que le cycle hebdomadaire classique correspond à environ 212 jours travaillés.

L’action sociale ministérielle propose des soutiens pour la famille, les vacances et la vie quotidienne. Enfin, la retraite est bonifiée : les policiers en service actif peuvent, sous conditions de durée de services, partir de façon anticipée (en théorie dès 52 ans). Ils bénéficient d’une bonification du 1/5ᵉ et l’ISSP est intégrée dans le calcul de la pension civile.

Ce qu’il faut retenir sur le salaire d’un policier en 2026

Le salaire d’un policier de la Police nationale est structurellement différent de ce que les grilles indiciaires laissent paraître. Si le traitement brut de base d’un gardien de la paix débute à 1 816 euros, son salaire net réel, une fois l’ISSP et les principales primes ajoutées, s’établit autour de 2 300 euros dès la titularisation. En fin de carrière, un gardien de la paix atteint 3 600 à 3 900 euros net selon sa localisation, tandis qu’un commissaire peut percevoir jusqu’à 8 000 euros net.

Le point d’indice, gelé pour la troisième année consécutive en 2026, limite la progression salariale automatique. Néanmoins, la revalorisation de l’indemnité de travail de nuit en 2025 et l’intégration annoncée de l’ISSP dans le calcul de la retraite en 2027 constituent des avancées attendues par la profession. Le salaire moyen statistique, autour de 2 870 euros net pour les policiers de catégorie B, situe la police parmi les corps les mieux rémunérés de cette catégorie dans la fonction publique d’État.

Questions fréquentes sur le salaire d’un policier

Combien gagne un policier débutant en 2026 ?

Un gardien de la paix débutant perçoit environ 2 300 € net par mois, primes incluses (ISSP à 28,5 % du traitement). En province, la fourchette débute à 2 161 € net ; en Île-de-France, les indemnités de résidence et de fidélisation portent ce montant à 2 344 €.

Quelle est la différence de salaire entre policier et gendarme ?

Les structures de rémunération sont proches. Les gendarmes bénéficient d’un logement en caserne (avantage en nature non imposable estimé à 300-500 €/mois). À grade et ancienneté équivalents, le salaire net versé est comparable, mais l’avantage logement rend la rémunération globale des gendarmes généralement supérieure en début de carrière.

À quel âge un policier peut-il partir à la retraite ?

Les policiers appartenant aux corps actifs peuvent partir à la retraite à 57 ans (contre 64 ans pour la plupart des fonctionnaires). Avec une carrière complète, la pension peut atteindre 75 % du dernier traitement indiciaire brut.

Quelles sont les principales primes d’un policier ?

La prime principale est l’ISSP (Indemnité de Sujétion Spéciale de Police) : 28,5 % du traitement indiciaire brut. S’y ajoutent l’indemnité de résidence (selon la zone géographique), la prime de fidélisation en Île-de-France, les heures supplémentaires et les primes liées à certaines missions ou affectations spécifiques.

Combien gagne un commissaire de police ?

Un commissaire de police perçoit entre 3 200 € net en début de carrière et jusqu’à 8 000 € net en fin de carrière. Ces montants incluent l’ensemble des primes et indemnités. Le commissaire divisionnaire et le commissaire général se situent dans la fourchette haute.

Pour aller plus loin

Découvrez également nos articles sur les rémunérations dans la fonction publique et les métiers de la sécurité :

Quel est le salaire net d’un policier débutant en 2026 ?

Un gardien de la paix débutant perçoit environ 2 300 euros net par mois en province et jusqu’à 2 344 euros en Île-de-France, primes incluses (ISSP et indemnité de résidence). Pendant la formation en école de police, l’élève gardien de la paix touche 1 363 euros net (hébergement compris).

Combien gagne un commissaire de police en fin de carrière ?

Un commissaire de police en fin de carrière peut percevoir jusqu’à 8 000 euros net par mois, selon les données du site officiel de la Police nationale. Ce montant inclut le traitement indiciaire et les primes liées au grade et aux responsabilités exercées.

Qu’est-ce que l’ISSP et combien représente-t-elle ?

L’indemnité de sujétion spéciale de police (ISSP) est la principale prime des policiers actifs. Elle compense les contraintes du métier (horaires décalés, risques, astreintes). Son taux est de 28,5 % du traitement indiciaire brut pour les agents du corps d’encadrement et d’application depuis 2020, ce qui représente entre 380 et 1 200 euros net par mois selon le grade. L’ISSP est prise en compte pour le calcul de la pension de retraite.

Les policiers sont-ils en catégorie B ou C de la fonction publique ?

Les gardiens de la paix, brigadiers, brigadiers-chefs et majors du corps d’encadrement et d’application (CEA) sont classés en catégorie B de la fonction publique d’État. Certains sites indiquent encore une catégorie C, mais cette information est erronée. Les officiers (corps de commandement) relèvent de la catégorie A, tout comme les commissaires (corps de conception et de direction).

Quel est le salaire moyen d’un policier en France ?

Selon le rapport de la DGAFP édition 2025 (données 2023), le salaire net moyen des fonctionnaires de catégorie B affectés à la police et à l’administration pénitentiaire est de 2 870 euros par mois en équivalent temps plein. Ce montant est nettement supérieur à la moyenne de la fonction publique pour cette catégorie, en raison des primes spécifiques au métier policier.

Le point d’indice est-il revalorisé en 2026 ?

Non. Le point d’indice de la fonction publique reste gelé à 4,92278 euros en 2026, pour la troisième année consécutive. Après les revalorisations de 2022 (+3,5 %) et 2023 (+1,5 %), aucune hausse n’a été décidée pour 2024, 2025 ni 2026. Cela signifie que les traitements indiciaires bruts n’évoluent pas automatiquement cette année.

Sources

Cet article a été rédigé à partir des données officielles les plus récentes disponibles. Dernière mise à jour : février 2026.

  • Site officiel de la Police nationale (ministère de l’Intérieur) — Salaires, temps de travail et organisation du quotidien des policiers
  • Vocation Service Public — Grilles indiciaires du corps d’encadrement et d’application de la police nationale (actualisées février 2026)
  • Alliance Police Nationale — Fiche ISSP (conforme au décret n° 2013-617 du 11 juillet 2013 modifié)
  • Légifrance — Décret n° 2004-1439 du 23 décembre 2004 (statut particulier du CEA)
  • Légifrance — Arrêté du 30 juin 2025 (revalorisation de l’indemnité de travail de nuit)
  • DGAFP — Rapport édition 2025 : les rémunérations dans la fonction publique en 2023
  • Service-public.fr — Cotisations salariales du fonctionnaire