
Un psychiatre gagne en moyenne 5 000 € à 5 800 € net par mois (environ 6 500 € à 7 500 € brut) dans le secteur public hospitalier en France en 2026, hors primes et gardes. Mais cette moyenne cache des réalités très différentes selon le mode d’exercice : un psychiatre libéral confirmé peut atteindre 9 000 € net mensuels après charges, tandis qu’un assistant débutant à l’hôpital démarre autour de 2 300 € net. Le secteur privé offre quant à lui des rémunérations intermédiaires, avec une moyenne de 4 900 € à 5 900 € net par mois.
- Revenu moyen annuel (libéraux, CARMF 2024) : ~97 000 € nets/an
- Praticien hospitalier confirmé : 6 500 € à 7 500 € brut par mois (environ 5 000 € à 5 800 € net), hors primes et gardes
- Psychiatre libéral confirmé : 120 000 € à 180 000 € de chiffre d’affaires annuel (soit 5 000 € à 9 000 € net mensuels après charges)
- Clinique privée : environ 7 500 € à 8 500 € brut par mois en moyenne (4 900 € à 5 900 € net)
- Tarif de consultation secteur 1 : base CNP 52 € depuis le 01/01/2026 (50 € en 2025) ; avec majoration MCS (+5 €) : 57 € dans le parcours de soins
- Interne en psychiatrie : 1 670 € à 2 450 € brut par mois selon l’année d’internat (base 2026)
- Écart géographique : jusqu’à 170 000 € brut annuels dans certaines zones sous-dotées (Saint-Lô, Arras) contre 59 000 € pour un débutant à Lyon

Rémunération selon le secteur d’exercice
La rémunération d’un psychiatre varie considérablement selon qu’il exerce dans le secteur public, en clinique privée ou en libéral. Chaque mode d’exercice présente ses propres grilles de salaires et mécanismes de rémunération.
Le secteur public hospitalier
À l’hôpital public, les psychiatres ont le statut de praticien hospitalier (PH), d’assistant ou de contractuel. Leur rémunération est définie par la grille indiciaire de la fonction publique hospitalière, à laquelle s’ajoutent diverses primes et indemnités.
| Profil | Brut mensuel | Net mensuel estimé | Brut annuel |
|---|---|---|---|
| Assistant / Contractuel débutant | 3 000 € – 4 600 € | 2 300 € – 3 500 € | 36 000 € – 55 200 € |
| Praticien hospitalier confirmé | 6 500 € – 7 500 € | 5 000 € – 5 800 € | 78 000 € – 90 000 € |
| PH senior (avec ancienneté et responsabilités) | 8 000 € – 8 500 € | 6 100 € – 6 500 € | 96 000 € – 102 000 € |
Ces montants constituent la rémunération de base, hors gardes et astreintes qui peuvent représenter un complément significatif (en moyenne 1 000 € à 2 000 € supplémentaires par mois pour un PH en psychiatrie). Les praticiens hospitaliers bénéficient également de primes liées à leurs responsabilités (coordination de service, psychiatrie de liaison, encadrement) et, dans certains territoires sous-dotés, de primes d’attractivité locale.
Les cliniques psychiatriques privées
Dans le secteur privé salarié, la rémunération est contractuelle et généralement plus élevée qu’à l’hôpital public. Un psychiatre confirmé exerçant en clinique perçoit en moyenne 7 500 € à 8 500 € brut par mois, soit environ 4 900 € à 5 900 € net mensuels. Cette moyenne peut varier selon la structure, la localisation et les missions confiées.
| Profil | Brut mensuel | Net mensuel estimé | Brut annuel |
|---|---|---|---|
| Psychiatre confirmé (moyenne) | 7 500 € – 8 500 € | 4 900 € – 5 900 € | 90 000 € – 102 000 € |
| Haut niveau / missions spécifiques | Jusqu’à 16 700 € | 12 500 € | 200 000 € |
Les postes les mieux rémunérés concernent généralement des psychiatres expérimentés assumant des responsabilités de direction clinique ou développant des activités spécialisées (addictologie, troubles du comportement alimentaire, unités fermées).
L’exercice libéral
En libéral, la rémunération dépend directement du volume d’activité et du secteur de conventionnement (secteur 1 à tarifs opposables ou secteur 2 avec dépassements d’honoraires autorisés). Les psychiatres libéraux déclarent un chiffre d’affaires dont il faut déduire les charges professionnelles, estimées entre 45 % et 60 % des honoraires.
Pour un psychiatre en phase de démarrage, les premiers mois d’installation génèrent généralement un chiffre d’affaires modeste, de l’ordre de 3 400 € à 3 600 € brut mensuels, soit environ 1 700 € à 2 100 € nets après charges. Une fois la patientèle constituée (généralement après la première année d’exercice), le chiffre d’affaires se stabilise entre 6 000 € et 8 000 € brut par mois.
| Profil | Brut mensuel (honoraires) | Net mensuel estimé (après charges) | Brut annuel |
|---|---|---|---|
| Démarrage cabinet (premiers mois) | 3 400 € – 3 600 € | 1 700 € – 2 100 € | 41 000 € – 43 000 € |
| Première année stabilisée | 6 000 € – 8 000 € | 3 000 € – 4 500 € | 72 000 € – 96 000 € |
| Confirmé | 10 000 € – 15 000 € | 5 000 € – 9 000 € | 120 000 € – 180 000 € |
| Senior (agenda complet, zone forte demande) | 12 000 € – 16 500 € | 6 500 € – 9 000 € | Jusqu’à 200 000 € |
En 2025, le tarif de consultation d’un psychiatre en secteur 1 (base CNP) est passé à 50 €, contre 46,70 € auparavant. Depuis le 1er janvier 2026, cette base CNP est revalorisée à 52 €. Avec la majoration MCS (+5 €) applicable dans le parcours de soins, le tarif effectif atteint 57 € en 2026. Cette progression vise à améliorer l’attractivité de la spécialité et à compenser partiellement l’écart de revenus avec d’autres disciplines médicales.
Évolution de la rémunération selon l’expérience
La progression salariale est particulièrement marquée dans la carrière d’un psychiatre. Les revenus augmentent de manière régulière avec l’ancienneté et la constitution d’une patientèle ou l’acquisition de responsabilités hospitalières.
| Tranche d’âge | Revenu mensuel estimé | Évolution |
|---|---|---|
| 25 – 35 ans | Environ 4 500 € | — |
| 35 – 45 ans | Environ 7 200 € | +60 % |
| 45 – 55 ans | Environ 9 500 € | +32 % |
| 55 ans et plus | Environ 11 200 € | +18 % |
Cette progression s’explique par plusieurs facteurs cumulatifs : l’augmentation naturelle de l’ancienneté dans la grille indiciaire pour les praticiens hospitaliers, l’élargissement de la patientèle pour les libéraux, l’accès à des postes de responsabilité (chef de service, coordonnateur) et la spécialisation dans des domaines à forte demande.
Les primes et compléments de rémunération
Dans le secteur public hospitalier
Au-delà du traitement indiciaire de base, les psychiatres hospitaliers perçoivent plusieurs types de primes et indemnités qui peuvent représenter une part substantielle de leur rémunération totale. Les gardes et astreintes constituent le complément le plus courant et peuvent significativement augmenter le revenu mensuel, particulièrement pour les praticiens exerçant en psychiatrie d’urgence ou dans les unités fermées.
Les territoires confrontés à une pénurie de psychiatres ont mis en place des primes d’attractivité locale dont les montants varient selon l’intensité des besoins. Ces dispositifs, négociés au niveau des établissements ou des agences régionales de santé, peuvent porter le package de rémunération global à des niveaux très compétitifs dans certaines zones.
D’autres primes viennent s’ajouter selon les fonctions exercées : prime d’engagement de carrière, prime d’exclusivité de l’exercice public, indemnités liées aux responsabilités de coordination, de chefferie de service ou de psychiatrie de liaison. Ces compléments reconnaissent l’investissement dans des missions transversales ou la renonciation à une activité libérale parallèle.
La rémunération des internes en psychiatrie
Pendant les cinq années d’internat, les futurs psychiatres perçoivent une rémunération progressive qui évolue selon l’ancienneté dans le cursus.
| Année d’internat | Brut mensuel de base (2026) | Net mensuel estimé (avec gardes et indemnités) |
|---|---|---|
| 1re année | 1 670 € | 2 170 € à 2 470 € |
| 5e année | 2 450 € | 2 950 € à 3 250 € |
À la fin du parcours d’internat, une prime de responsabilité peut être attribuée, d’un montant de 4 500 € (montant 2025-2026). Les gardes effectuées pendant l’internat constituent également un complément de rémunération non négligeable, particulièrement dans les services d’urgence psychiatrique où les besoins en personnel de nuit et de week-end sont importants.
Les variations géographiques de rémunération
La localisation géographique représente l’un des facteurs les plus déterminants dans le niveau de rémunération d’un psychiatre. Les écarts peuvent atteindre un rapport de 1 à 3 selon les territoires, reflétant les déséquilibres dans la répartition des professionnels de santé mentale sur le territoire français.
| Ville / Zone | Brut annuel observé | Contexte |
|---|---|---|
| Saint-Lô | 170 000 € | Zone sous-dotée, package d’attractivité incluant gardes et primes |
| Arras | 170 000 € | Forte tension sur le recrutement |
| Angers | 140 000 € | Écosystème CHU avec plateau technique complet |
| Bobigny | 92 000 € | Établissement hospitalier Île-de-France |
| Paris (moyenne) | 75 639 € (pointes à 99 612 €) | Tous statuts confondus |
| Lyon | 59 000 € | Entrée de carrière |
Les chiffres les plus élevés (170 000 € annuels à Saint-Lô et Arras) correspondent à des offres d’emploi intégrant des packages d’attractivité exceptionnels dans des zones confrontées à une pénurie aiguë de psychiatres. Ces montants incluent le salaire de base, les gardes, astreintes, et diverses primes locales négociées pour attirer des praticiens dans des territoires délaissés.
À l’inverse, les grandes métropoles universitaires comme Lyon affichent des rémunérations d’entrée plus modestes, proches de 59 000 € brut annuels, car la concurrence entre candidats y est plus forte et l’attractivité du territoire ne nécessite pas de dispositifs incitatifs particuliers.
L’impact des spécialisations
Au sein de la psychiatrie, certaines sous-spécialités peuvent donner lieu à des différentiels de rémunération, bien que cet effet reste relativement limité par rapport à d’autres disciplines médicales. La pédopsychiatrie, la gérontopsychiatrie, l’addictologie ou la psychiatrie de liaison peuvent, dans certains territoires ou structures, bénéficier de primes spécifiques représentant 10 % à 20 % du salaire de base.
Ces majorations s’expliquent généralement par des besoins locaux particuliers ou par la pénibilité spécifique de certaines pratiques (psychiatrie pénitentiaire, unités pour malades difficiles, psychiatrie d’urgence). Toutefois, les données statistiques globales montrent que les pédopsychiatres, par exemple, affichent des revenus comparables à ceux des psychiatres généralistes. L’impact de la spécialisation sur le revenu est donc davantage fonction du contexte d’exercice (structure, localisation, mission) que de la spécialité elle-même.
Du brut au net : comment est calculée la rémunération ?
Pour les salariés (public et privé)
Les psychiatres salariés voient leur rémunération brute amputée de cotisations sociales salariales représentant environ 22 % à 25 % du montant brut. Un praticien hospitalier confirmé percevant 6 500 € à 7 500 € brut mensuels touchera donc entre 5 000 € et 5 800 € nets avant impôt sur le revenu.
À ce traitement de base s’ajoutent les primes, gardes et astreintes, elles aussi soumises aux cotisations sociales mais pouvant significativement augmenter la rémunération nette finale. Un praticien effectuant trois gardes par mois peut ainsi augmenter son net mensuel de 1 000 € à 2 000 €.
Pour les libéraux
La situation est radicalement différente pour un psychiatre exerçant en libéral. Le chiffre d’affaires encaissé doit supporter l’ensemble des charges professionnelles avant de dégager un revenu net disponible.
| Type de charge | Taux ou montant |
|---|---|
| Cotisations sociales (CARMF, URSSAF) | 30 % à 35 % du CA |
| CSG (Contribution sociale généralisée) | 9,70 % |
| CRDS (Contribution au remboursement de la dette sociale) | 0,50 % |
| Allocations familiales | 3,10 % |
| Charges de fonctionnement (loyer, secrétariat, RC pro, comptabilité) | Variable |
| Total charges estimées | 45 % à 60 % du CA |
Concrètement, un psychiatre libéral réalisant un chiffre d’affaires annuel de 100 000 € conservera entre 50 000 € et 60 000 € de revenu net après déduction de l’ensemble de ces charges. Pour calculer l’imposition, un abattement forfaitaire de 34 % s’applique sur le revenu imposable.
Cette structure de charges explique pourquoi de nombreux psychiatres libéraux débutants traversent une période délicate lors de l’installation : le temps de constituer une patientèle stable, le taux de charges reste élevé tandis que le chiffre d’affaires est encore modeste, aboutissant à un revenu net parfois inférieur à celui d’un assistant hospitalier.
Comparaison avec d’autres professions médicales
Dans l’échelle des rémunérations médicales, le psychiatre se situe dans la moyenne basse des spécialités. Les données de la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES) de 2021 permettent de situer la psychiatrie par rapport à d’autres disciplines.
| Spécialité médicale | Revenu moyen annuel (données DREES 2021) |
|---|---|
| Radiothérapie | 417 500 € |
| Médecine nucléaire | 283 300 € |
| Radiologie | 212 700 € |
| Psychiatrie | ~97 000 € nets/an (CARMF 2024) |
| Pédiatrie | Comparable à la psychiatrie |
| Dermatologie | Comparable à la psychiatrie |
Cet écart de rémunération avec les spécialités techniques (imagerie, oncologie) s’explique par plusieurs facteurs structurels : durée moyenne des consultations plus longue en psychiatrie (45 minutes contre 15 à 20 minutes pour un médecin généraliste), tarifs de consultation moins élevés malgré la revalorisation de 2025, impossibilité de facturer des actes techniques à forte valeur ajoutée comme en radiologie ou en chirurgie.
Au sein des professions de santé mentale, la comparaison avec les psychologues est également instructive, ces derniers affichant des revenus généralement inférieurs, notamment en raison de l’impossibilité de prescrire des traitements médicamenteux et du non-remboursement de leurs consultations par l’Assurance maladie dans la majorité des cas.
Comparaison internationale des rémunérations
Les écarts de rémunération entre pays européens sont particulièrement marqués dès la formation. Les internes français perçoivent des revenus sensiblement inférieurs à ceux de leurs homologues d’Europe du Nord ou d’Europe centrale.
| Pays | Brut mensuel interne |
|---|---|
| France | 1 670 € – 2 450 € (base 2026) |
| Pays-Bas | 3 200 € – 4 000 € |
| Allemagne | 4 800 € – 5 200 € |
| Suisse | 6 000 € – 7 500 € |
Ces différences se maintiennent tout au long de la carrière et contribuent à l’émigration d’une partie des psychiatres français vers des pays offrant de meilleures conditions salariales, aggravant la pénurie dans certaines régions françaises.
Les défis de la profession et leur impact sur les revenus
La psychiatrie traverse une crise d’attractivité majeure qui se répercute sur l’organisation du travail et, indirectement, sur les revenus. Les effectifs de pédopsychiatres hospitaliers ont chuté de 40 % entre 2010 et 2025, tandis que la psychiatrie générale n’a progressé que de 17 % sur la même période, très en-deçà des besoins.
Cette pénurie structurelle conduit à une surcharge de travail pour les praticiens en poste, avec des conséquences sur la santé des professionnels : environ 50 % des psychiatres sont en situation de burn-out ou à risque élevé selon une enquête de 2018. Le Comité consultatif national d’éthique (CCNE) a qualifié la situation en 2025 d’« extrêmement grave ».
Face à cette crise, les pouvoirs publics ont engagé plusieurs mesures : augmentation des quotas d’internes en psychiatrie (passage de 500 à 600 postes par an à partir de 2027), revalorisation des tarifs de consultation (+7 % en juillet 2025), déploiement de primes d’attractivité dans les zones sous-dotées. Ces dispositifs visent à améliorer les conditions d’exercice et la rémunération pour endiguer la fuite des praticiens vers d’autres spécialités ou vers l’étranger.
La rémunération d’un psychiatre en France varie considérablement selon le mode d’exercice, l’expérience et la localisation géographique. Un praticien hospitalier confirmé gagne environ 5 000 € à 5 800 € net par mois hors primes et gardes, tandis qu’un psychiatre libéral établi peut atteindre 9 000 € nets mensuels après charges dans les zones à forte demande. Les territoires sous-dotés proposent des packages d’attractivité pouvant atteindre 170 000 € brut annuels pour attirer des praticiens. Malgré la revalorisation des tarifs de consultation en 2025, la psychiatrie reste dans la moyenne basse des spécialités médicales en termes de revenus, avec un RNAI moyen d’environ 97 000 € nets/an pour les psychiatres libéraux (CARMF 2024).
Pour aller plus loin
La rémunération des professionnels de santé varie fortement selon la spécialité et le mode d’exercice. Vous pouvez découvrir combien gagne un chirurgien, combien gagne un dentiste ou encore combien gagne un kinésithérapeute pour comparer les niveaux de rémunération entre différentes professions médicales et paramédicales.
Quel est le salaire moyen d’un psychiatre en France en 2026 ?
Le RNAI moyen d’un psychiatre libéral en France est d’environ 97 000 € nets/an selon la CARMF 2024. Un praticien hospitalier confirmé gagne environ 5 000 € à 5 800 € net mensuels hors primes et gardes. Ce montant varie considérablement selon le secteur d’exercice : un psychiatre libéral établi peut atteindre 9 000 € nets mensuels après charges, tandis qu’un assistant hospitalier débutant perçoit environ 2 300 € à 3 500 € nets par mois.
Combien gagne un psychiatre libéral ?
Un psychiatre libéral réalise un chiffre d’affaires de 120 000 € à 180 000 € par an en moyenne une fois établi, ce qui représente entre 5 000 € et 9 000 € nets mensuels après déduction des charges professionnelles (estimées entre 45 % et 60 % du CA). Les psychiatres seniors avec un agenda complet dans les zones à forte demande peuvent atteindre 200 000 € de chiffre d’affaires annuel. En phase de démarrage, le chiffre d’affaires mensuel se situe entre 3 400 € et 3 600 € les premiers mois, avant de se stabiliser entre 6 000 € et 8 000 € une fois la patientèle constituée.
Quel est le tarif d’une consultation chez un psychiatre en 2026 ?
Depuis le 1er janvier 2026, la base CNP (consultation neuro-psychiatrie) en secteur 1 est fixée à 52 € (contre 50 € en 2025 et 46,70 € auparavant). Avec la majoration MCS (+5 €) applicable dans le parcours de soins, le tarif effectif atteint 57 € en 2026. Pour un psychiatre en secteur 2 sans OPTAM, la base de remboursement de la Sécurité sociale reste inférieure, avec un remboursement effectif réduit après déduction de la participation forfaitaire.
Quelles sont les zones géographiques où les psychiatres sont les mieux rémunérés ?
Les zones sous-dotées proposent les packages de rémunération les plus attractifs. Saint-Lô et Arras affichent des offres pouvant atteindre 170 000 € brut annuels, incluant salaire de base, gardes, astreintes et primes d’attractivité locale. Angers propose environ 140 000 € brut annuels. À l’inverse, Paris affiche une moyenne de 75 639 € (avec des pointes à 99 612 €) et Lyon environ 59 000 € pour un débutant. Ces écarts reflètent les déséquilibres de répartition des psychiatres sur le territoire français.
Combien gagne un interne en psychiatrie ?
Un interne en psychiatrie perçoit 1 670 € brut mensuels en première année et 2 450 € brut en cinquième année (base 2026). Avec les gardes et indemnités, le net mensuel se situe entre 2 170 € et 3 250 € selon l’année d’internat. Une prime de responsabilité de 4 500 € peut être attribuée en fin de parcours (montant 2025-2026). Ces montants sont significativement inférieurs à ceux des internes en Allemagne (4 800 € à 5 200 €), aux Pays-Bas (3 200 € à 4 000 €) ou en Suisse (6 000 € à 7 500 €).
Les pédopsychiatres gagnent-ils plus que les psychiatres généralistes ?
Non, la pédopsychiatrie n’entraîne pas d’augmentation notable des revenus par rapport à la psychiatrie générale selon les données statistiques globales. Toutefois, dans certains territoires ou structures confrontés à une pénurie aiguë de pédopsychiatres, des primes spécifiques peuvent être proposées, représentant 10 % à 20 % du salaire de base. Ces majorations restent locales et liées aux besoins de recrutement, non structurelles à la spécialité. Les pédopsychiatres hospitaliers ont connu une chute de leurs effectifs de 40 % entre 2010 et 2025, créant une forte tension sur ce segment.
Cet article a été rédigé à partir des données les plus récentes disponibles. Dernière mise à jour : février 2026.
- Données salariales par secteur d’exercice (ecolespubliques.fr, octobre 2025) — Grilles de rémunération détaillées pour le secteur public, privé et libéral
- Statistiques DREES 2021 et estimations 2025-2026 citées par lessentieldeleco.fr (novembre 2025) — Revenus moyens par spécialité médicale et comparaisons internationales
- Tarifs conventionnels de consultation et rémunération des internes (lessentieldeleco.fr, novembre 2025) — Revalorisation tarifaire de juillet 2025 et grille des internes 2024-2025
- Données géographiques et facteurs de variation (ecolespubliques.fr, lessentieldeleco.fr) — Analyse des écarts de rémunération selon les territoires
- Charges sociales et fiscales des psychiatres libéraux (lessentieldeleco.fr) — Détail des cotisations CARMF, CSG, CRDS et allocations familiales
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