
En France, le revenu d’un kinésithérapeute varie fortement selon son statut. En libéral, le bénéfice net comptable (BNC) médian s’établit à 2 613 € par mois (31 356 € par an) pour un titulaire installé et 2 155 € par mois (25 861 € par an) pour un remplaçant, avant impôt sur le revenu. En salariat public, la rémunération débute à environ 1 577 € net mensuel (hors primes) et peut atteindre 2 914 € net en fin de carrière. Le secteur privé offre des salaires se situant entre 1 800 € et 2 500 € net par mois.
- 79 % des kinésithérapeutes exercent en libéral (exclusif, mixte ou collaborateur)
- Revenu médian libéral (titulaire) : 2 613 € net/mois avant impôt (BNC)
- Revenu médian libéral (remplaçant) : 2 155 € net/mois avant impôt (BNC)
- Salaire public (FPH) : 1 577 € net (début) à 2 914 € net (fin de carrière, hors primes)
- Salaire privé : 1 800 € net (début) à 2 500 € net (fin de carrière)
- Top 25 % des libéraux titulaires : 5 500 € net/mois avant impôt (BNC)
- Charges professionnelles libérales : 45 à 55 % des recettes selon le mode d’exercice

Quelle rémunération pour un kinésithérapeute libéral ?
La majorité des kinésithérapeutes français exercent en libéral : environ 79 % en libéral (exclusif, mixte ou collaborateur), 12 % en salariat et 6 % en tant que remplaçants, selon les données du RPPS 2023 (dernières disponibles). Contrairement aux salariés, les kinés libéraux ne perçoivent pas de « salaire » au sens strict mais des honoraires issus d’actes conventionnés (nomenclature générale des actes professionnels, NGAP). Leur revenu s’exprime en bénéfice net comptable (BNC), calculé après déduction des charges professionnelles et avant impôt sur le revenu.
Les revenus réels des kinésithérapeutes libéraux en 2024
Les données les plus fiables proviennent de l’Union Nationale des Associations Agréées (UNASA), édition 2025 publiée à partir des déclarations fiscales 2024. Elles distinguent deux catégories : les titulaires installés et les remplaçants.
| Statut libéral | Recettes moyennes annuelles | BNC moyen annuel | BNC médian annuel |
|---|---|---|---|
| Titulaire installé | 85 000 € | 40 701 € (3 392 €/mois) | 31 356 € (2 613 €/mois) |
| Remplaçant | 60 830 € | 29 776 € (2 483 €/mois) | 25 861 € (2 155 €/mois) |
La médiane est un indicateur plus représentatif que la moyenne : elle indique que la moitié des kinésithérapeutes titulaires gagnent moins de 2 613 € net par mois (avant impôt), et l’autre moitié davantage. Les écarts de revenus sont importants au sein de la profession.
Répartition des revenus : des disparités importantes
L’analyse par quartiles révèle une forte dispersion des revenus dans la profession. Le premier quartile (Q1) représente les 25 % de kinés aux revenus les plus faibles, le troisième (Q3) les 75 % et le quatrième (Q4) les 25 % les mieux rémunérés.
| Quartile | Titulaire (BNC annuel) | Remplaçant (BNC annuel) |
|---|---|---|
| Q1 (25 % les plus bas) | 19 513 € (1 626 €/mois) | 19 093 € (1 591 €/mois) |
| Q3 (75e percentile) | 41 562 € (3 464 €/mois) | 32 588 € (2 716 €/mois) |
| Q4 (25 % les plus hauts) | 66 000 € (5 500 €/mois) | 41 312 € (3 443 €/mois) |
Ces écarts s’expliquent par plusieurs facteurs : l’ancienneté, la zone géographique d’exercice, le mode d’organisation (cabinet, domicile ou mixte), le volume horaire de travail et la spécialisation éventuelle.
Comment sont calculés les revenus d’un kinésithérapeute libéral ?
Le revenu d’un kinésithérapeute libéral résulte d’un calcul en plusieurs étapes. Le professionnel encaisse des honoraires issus de chaque acte de kinésithérapie réalisé, facturé selon la nomenclature NGAP (nomenclature générale des actes professionnels). Le tarif conventionnel de base est de 16,13 € pour une séance en cabinet (code AMK) et 18,48 € pour une séance à domicile (code AMK incluant les frais de déplacement d’environ 2,35 €).
Des recettes aux charges : le poids des cotisations et frais professionnels
Les recettes encaissées ne constituent pas le revenu net du kinésithérapeute. Il faut en déduire l’ensemble des charges professionnelles :
| Type de charge | Taux ou montant |
|---|---|
| Cotisations sociales (CARPIMKO + URSSAF) | Environ 25 % du chiffre d’affaires |
| Cotisations activité conventionnée | 20 à 23 % du CA |
| Cotisations hors convention | Jusqu’à 29 % du CA |
| Frais professionnels (loyer, matériel, assurances, prévoyance, logiciel) | 5 % (domicile) à 20-25 % (cabinet) |
| Rétrocession (pour les remplaçants) | Généralement 20 % du CA |
| Charges totales estimées | 45 à 55 % du CA selon le mode d’exercice |
Les données UNASA 2025 révèlent qu’en moyenne, les titulaires installés supportent des charges représentant environ 52 % de leurs recettes. Pour un kiné encaissant 85 000 € de recettes annuelles, cela correspond à environ 44 300 € de charges, laissant un BNC de 40 701 €.
Exemple concret de calcul du revenu net
Prenons l’exemple d’un kinésithérapeute titulaire réalisant des recettes annuelles moyennes de 85 000 € (données UNASA 2025) :
| Étape | Montant annuel | Montant mensuel |
|---|---|---|
| Recettes encaissées | 85 000 € | 7 083 € |
| − Charges professionnelles (~52 %) | − 44 300 € | − 3 692 € |
| = BNC avant impôt | 40 701 € | 3 392 € |
| − Impôt sur le revenu (variable selon situation) | À déduire selon taux marginal d’imposition | |
Le BNC de 40 701 € annuels (3 392 € mensuels) constitue le revenu net avant impôt sur le revenu. Ce montant sera encore réduit par l’impôt, dont le taux dépend de la situation familiale du kinésithérapeute (quotient familial, nombre de parts fiscales).
Le salaire des kinésithérapeutes dans la fonction publique hospitalière
Environ 12 % des kinésithérapeutes français exercent en salariat exclusif. Dans la fonction publique hospitalière (FPH), ils sont rémunérés selon une grille indiciaire commune au corps des masseurs-kinésithérapeutes. Cette grille comporte plusieurs classes (normale, supérieure, exceptionnelle) et échelons.
Rémunération brute selon l’échelon
| Niveau de carrière | Salaire brut mensuel | Salaire net estimé (hors primes) |
|---|---|---|
| Débutant (classe normale, échelon 1) | 2 102 € | 1 577 à 1 619 € |
| 10 ans d’expérience | 3 000 à 3 500 € | 2 250 à 2 695 € |
| Fin de carrière (classe supérieure, échelon 9) | 3 785,62 € | 2 839 à 2 914 € |
Les montants nets sont estimés en appliquant un taux de cotisations sociales d’environ 23 à 25 % du brut dans la fonction publique hospitalière. Ces montants n’incluent pas les primes et indemnités complémentaires qui peuvent s’ajouter selon les établissements et les fonctions (indemnité forfaitaire spécifique aux établissements, complément indemnitaire annuel, etc.).
Les avantages du statut de fonctionnaire
Au-delà du salaire de base, les kinésithérapeutes de la fonction publique hospitalière bénéficient de plusieurs avantages :
- 35 heures par semaine, avec un temps de travail encadré et des repos réguliers
- Au moins 5 semaines de congés payés par an, souvent complétées par des jours de RTT
- Protection sociale complète sans cotisations supplémentaires à la charge du salarié
- 80 à 85 % du temps consacré aux soins, les tâches administratives étant prises en charge par l’établissement
- Possibilité de reprise d’ancienneté pour accélérer la progression dans la grille
- Stabilité de l’emploi et perspectives d’évolution de carrière (cadre de santé, formateur, etc.)
Ces avantages compensent partiellement la rémunération inférieure à celle d’un kinésithérapeute libéral expérimenté.
Salaire dans le secteur privé : cliniques et centres de rééducation
Les kinésithérapeutes salariés du secteur privé (cliniques, centres de rééducation, établissements médico-sociaux) sont rémunérés selon des conventions collectives. La principale est la convention FEHAP (Fédération des Établissements Hospitaliers et d’Aide à la Personne) ou CCN 51.
| Niveau de carrière | Salaire net mensuel estimé |
|---|---|
| Début de carrière | Environ 1 800 € net |
| Fin de carrière | Environ 2 500 € net |
Les salaires du secteur privé sont généralement supérieurs de 10 % environ à ceux de la fonction publique hospitalière à niveau d’expérience équivalent, pour compenser l’absence de certains avantages statutaires (sécurité de l’emploi, reprise d’ancienneté). Les conditions de travail restent similaires : 35 heures hebdomadaires, congés payés réglementaires, prise en charge de la gestion administrative.
Comparaison libéral vs salarié : deux modèles économiques distincts
Le choix entre exercice libéral et salariat ne se résume pas à une question de rémunération. Il engage deux modes de vie professionnelle radicalement différents.
| Statut | Revenu net mensuel avant impôt (fourchette) | Avantages principaux |
|---|---|---|
| Libéral titulaire | 1 626 € (Q1) à 5 500 € (Q4) — médiane 2 613 € | Autonomie, revenus non plafonnés, diversification possible |
| Libéral remplaçant | 1 591 € (Q1) à 3 443 € (Q4) — médiane 2 155 € | Flexibilité, découverte de cabinets, pas de gestion lourde |
| Salarié public (FPH) | 1 577 € (début) à 2 914 € (fin de carrière, hors primes) | 35h/semaine, 5 semaines de congés, sécurité de l’emploi |
| Salarié privé | 1 800 € (début) à 2 500 € (fin de carrière) | Rémunération supérieure au public, gestion administrative allégée |
Un kinésithérapeute libéral expérimenté et bien installé peut largement dépasser les revenus d’un salarié, notamment s’il appartient au dernier quartile (top 25 %) avec un BNC de 5 500 € net mensuel avant impôt. En revanche, un kiné salarié bénéficie d’une stabilité de revenu, de congés payés et d’une couverture sociale complète sans gestion administrative.
En matière de protection sociale, les libéraux cotisent à la CARPIMKO pour leur retraite et doivent souscrire des assurances complémentaires (prévoyance, responsabilité civile professionnelle), tandis que les salariés bénéficient automatiquement de l’ensemble des protections liées au régime général ou aux régimes spéciaux de la fonction publique.
Les variations de revenus selon la spécialisation
Certaines spécialisations en kinésithérapie peuvent influencer le niveau de rémunération, en particulier en libéral. Toutefois, ce n’est pas tant la spécialité en elle-même qui détermine le revenu, mais plutôt le mode d’organisation du travail : possibilité de facturer des dépassements d’honoraires, actes hors nomenclature, interventions le week-end auprès d’équipes sportives, ou encore optimisation du nombre de patients par heure.
| Spécialité | Fourchette brute mensuelle estimée |
|---|---|
| Kinésithérapie neurologique | 3 000 à 4 000 € brut |
| Kinésithérapie sportive | 3 000 à 4 000 € brut |
| Pédiatrie / Gériatrie | 2 800 à 4 000 € brut |
| Kinésithérapie respiratoire | 2 500 à 4 000 € brut |
Ces fourchettes sont des estimations du marché, non des données statistiques officielles. Elles illustrent que certaines spécialisations offrent des opportunités de diversification des revenus (coaching sportif, prévention en entreprise, séances individuelles hors convention) qui peuvent augmenter significativement la rémunération globale.
L’impact de la localisation géographique
La localisation joue un rôle déterminant dans le revenu d’un kinésithérapeute libéral. Les zones à forte densité de population, notamment en Île-de-France, offrent un potentiel de patientèle plus élevé et permettent d’optimiser le remplissage de l’agenda. Selon certaines estimations du marché, les revenus mensuels en région parisienne peuvent être supérieurs de 10 à 20 % par rapport aux régions moins urbanisées.
Inversement, les zones en désert médical connaissent une pénurie de kinésithérapeutes, ce qui garantit une patientèle stable et fidèle. Les collectivités locales y proposent parfois des aides à l’installation (locaux gratuits ou à loyer réduit, accompagnement administratif). Ces territoires peuvent donc offrir des opportunités intéressantes, avec des charges de fonctionnement réduites et une activité garantie.
Les avantages complémentaires en exercice libéral
Au-delà du BNC, les kinésithérapeutes libéraux bénéficient de plusieurs leviers pour optimiser leur activité et leurs revenus :
- Autonomie d’organisation : choix des horaires, des jours de travail et des techniques thérapeutiques utilisées
- Indemnités de déplacement : environ 2,35 € par déplacement pour les séances à domicile, facturées en plus de l’acte de kinésithérapie
- Possibilité de diversification : coaching sportif, prévention en entreprise, séances de groupe en dehors de la nomenclature conventionnée
- Revenus non plafonnés : contrairement au salariat, le revenu dépend directement du volume d’activité et de l’organisation du cabinet
- Optimisation fiscale : régime BNC permettant la déduction de nombreuses charges professionnelles (matériel, formation continue, locaux, véhicule)
Ces avantages compensent l’absence de certaines protections du salariat (congés payés, arrêts maladie indemnisés, protection contre le chômage).
Évolutions récentes de la rémunération des kinésithérapeutes
Les données UNASA montrent une progression des revenus des kinésithérapeutes libéraux entre 2022 et 2023, avec une augmentation tant des recettes encaissées que du bénéfice net comptable. Cette évolution s’inscrit dans un contexte de demande croissante de soins de kinésithérapie, notamment pour la rééducation après hospitalisation et le maintien à domicile des personnes âgées.
Toutefois, la profession connaît également un contexte de non-revalorisation du tarif conventionnel. Le tarif de base d’une séance reste fixé à 16,13 € en cabinet et 18,48 € à domicile depuis plusieurs années, malgré l’inflation et l’augmentation des charges professionnelles. Cette stabilité tarifaire contraste avec la hausse des coûts de fonctionnement (loyers, cotisations sociales, assurances).
La réglementation maintient par ailleurs la règle du maximum de 2 patients par heure en cabinet, limitant la capacité d’augmentation du chiffre d’affaires par simple optimisation du temps de travail. Les kinésithérapeutes doivent donc compter sur d’autres leviers : diversification des prestations, séances à domicile mieux rémunérées, ou spécialisations permettant de facturer des actes spécifiques.
Comparaison avec d’autres professions paramédicales
Pour situer le revenu des kinésithérapeutes dans le paysage paramédical français, on peut le comparer à celui d’autres professions de santé. Les infirmiers libéraux déclarent un BNC médian comparable, tandis que les médecins généralistes libéraux affichent des revenus significativement supérieurs, de l’ordre de 6 000 à 8 000 € net mensuels avant impôt.
En salariat public, le revenu d’un kinésithérapeute se situe dans la fourchette moyenne des paramédicaux diplômés d’État, légèrement en dessous de certaines spécialités infirmières (infirmiers de bloc opératoire, infirmiers anesthésistes) mais au-dessus des aides-soignants.
Les pharmaciens titulaires d’officine, quant à eux, déclarent des BNC généralement plus élevés, de l’ordre de 5 000 à 7 000 € net mensuels avant impôt, grâce à la marge sur les médicaments et les revenus annexes (parapharmacie, vaccinations).
Le revenu d’un kinésithérapeute varie considérablement selon son statut et son mode d’exercice. En libéral, le BNC médian s’établit à 2 613 € par mois pour un titulaire installé et 2 155 € pour un remplaçant, avant impôt sur le revenu. Les 25 % les mieux rémunérés dépassent 5 500 € net mensuels avant impôt. En salariat, la rémunération démarre à environ 1 577 € net dans la fonction publique hospitalière et peut atteindre 2 914 € en fin de carrière (hors primes), tandis que le secteur privé offre des salaires se situant entre 1 800 € et 2 500 € net. Le choix entre libéral et salariat ne se limite pas au revenu : il engage deux modes de vie professionnelle distincts, avec d’un côté l’autonomie et le potentiel de revenus élevés du libéral, de l’autre la sécurité et les avantages sociaux du salariat.
Pour aller plus loin : d’autres professions de santé
Si vous vous interrogez sur les rémunérations des professionnels de santé en France, vous pouvez également consulter nos articles détaillés sur le salaire des infirmiers, des aides-soignants, des médecins généralistes, des chirurgiens, des dentistes, des psychologues, des vétérinaires ou encore des pharmaciens. Chaque article propose une analyse complète des grilles de rémunération, des avantages complémentaires et des perspectives d’évolution dans ces métiers.
Questions fréquentes
Quelle est la différence entre le BNC et le salaire net pour un kinésithérapeute libéral ?
Le BNC (bénéfice net comptable) représente les recettes encaissées moins les charges professionnelles (cotisations sociales, frais de fonctionnement, rétrocession). C’est le revenu net avant impôt sur le revenu. Contrairement à un salaire net, le BNC ne tient pas compte de l’imposition personnelle qui varie selon la situation familiale. Un kinésithérapeute avec un BNC de 3 000 € devra encore payer l’impôt sur le revenu, tandis qu’un salarié percevant 3 000 € net a déjà subi l’ensemble des prélèvements sociaux mais pas l’impôt sur le revenu.
Un kinésithérapeute débutant peut-il gagner plus de 3 000 € net par mois ?
Oui, mais cela dépend fortement du statut et du mode d’exercice. En salariat, un débutant gagne entre 1 577 € et 1 800 € net mensuel. En libéral, un remplaçant peut atteindre ce niveau s’il appartient au troisième quartile (2 716 € net avant impôt), voire davantage en optimisant son activité (zones à forte demande, spécialisation, séances à domicile). En revanche, un quart des remplaçants libéraux (Q1) gagnent moins de 1 591 € net par mois avant impôt.
Quels sont les frais professionnels les plus importants pour un kinésithérapeute libéral ?
Les cotisations sociales (CARPIMKO et URSSAF) représentent environ 25 % du chiffre d’affaires, soit le poste de charge le plus lourd. Viennent ensuite les frais liés au local (loyer, charges, électricité) pour un kiné en cabinet, ou le véhicule et l’essence pour un kiné à domicile. S’ajoutent les assurances (responsabilité civile professionnelle, prévoyance), le matériel de soin, les logiciels de gestion et la formation continue obligatoire. Pour un remplaçant, la rétrocession au titulaire du cabinet (généralement 20 % du CA) constitue également un poste de dépense important.
Est-il plus avantageux d’être kinésithérapeute libéral ou salarié ?
Cela dépend des priorités de chacun. Le libéral offre un potentiel de revenus plus élevé (les 25 % les mieux rémunérés dépassent 5 500 € net mensuels avant impôt) et une grande autonomie d’organisation. Mais il implique une gestion administrative lourde, des revenus variables et l’absence de congés payés. Le salariat garantit une stabilité de revenu, 35 heures de travail par semaine, au moins 5 semaines de congés payés et une protection sociale complète, mais avec un plafond de rémunération plus bas (2 914 € net en fin de carrière dans le public, 2 500 € dans le privé).
Comment évolue le salaire d’un kinésithérapeute au cours de sa carrière ?
En salariat public (FPH), la progression est mécanique selon la grille indiciaire : de 2 102 € brut en début de carrière (classe normale, échelon 1) à 3 785,62 € brut en fin de carrière (classe supérieure, échelon 9), soit une augmentation d’environ 80 % sur l’ensemble de la carrière. En libéral, l’évolution dépend de nombreux facteurs : constitution d’une patientèle fidèle, optimisation de l’organisation, développement de spécialisations ou diversification vers des activités hors nomenclature. Les données UNASA montrent qu’un titulaire expérimenté du dernier quartile (Q4) peut atteindre un BNC de 5 500 € net mensuel avant impôt, soit plus du double du BNC médian.
Pourquoi trouve-t-on encore des chiffres très différents sur le salaire des kinésithérapeutes en ligne ?
Plusieurs raisons expliquent ces écarts. Certains sites confondent recettes et revenus nets, ou utilisent des données anciennes (éditions UNASA de 2022 ou 2023 au lieu de 2025). D’autres mélangent des scénarios simulés théoriques avec des données statistiques réelles, ou agrègent libéraux et salariés sans distinction. Enfin, beaucoup de sites ne précisent pas si les montants annoncés sont avant ou après impôt sur le revenu, ce qui crée une confusion importante. Les données les plus fiables sont celles de l’UNASA, publiées annuellement à partir des déclarations fiscales réelles des professionnels.
Cet article a été rédigé à partir des données officielles les plus récentes disponibles. Dernière mise à jour : février 2026.
- Union Nationale des Associations Agréées (UNASA) — Rapport 2025 sur les revenus des professions libérales de santé (données fiscales 2024)
- Répertoire Partagé des Professionnels de Santé (RPPS) — Statistiques 2023 sur la répartition des modes d’exercice des masseurs-kinésithérapeutes en France
- Fonction publique hospitalière — Grille indiciaire du corps des masseurs-kinésithérapeutes
- Convention FEHAP / CCN 51 — Grilles de salaires du secteur privé non lucratif
- Assurance Maladie — Nomenclature générale des actes professionnels (NGAP) et tarifs conventionnels 2026
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