Combien gagne un infirmier / infirmière en 2026 ?

Salaire infirmier / infirmière en France en 2026

Une infirmière ou un infirmier en France perçoit en moyenne 2 200 € net par mois dans la fonction publique hospitalière en début de carrière (hors primes), pouvant atteindre jusqu’à 2 915 € net en fin de parcours pour un profil spécialisé. Dans le secteur privé, le salaire net moyen s’établit autour de 2 200 à 2 500 € mensuels, tandis qu’en exercice libéral, le revenu mensuel oscille autour de 2 000 à 2 800 € net, avec des pointes possibles supérieures à 4 000 € pour les infirmiers titulaires expérimentés.

Les chiffres clés en 2026

  • Débutant fonction publique hospitalière : 1 944 € brut / mois (≈ 1 600–1 650 € net avec CTI)
  • Fin de carrière FPH (grade 2) : 3 579 € brut / mois (≈ 2 943 € net avec CTI)
  • Secteur privé (moyenne) : 2 200–2 500 € net / mois
  • Exercice libéral (moyenne) : 2 000–2 800 € net / mois
  • Prime Ségur (CTI) : 238 € brut / mois (≈ 183–188 € net)
  • Écart public / privé : 5 à 10 % en faveur du secteur public
  • Grilles en vigueur : depuis le 1er janvier 2024
Infographie combien gagne infirmier / infirmière

Combien gagne une infirmière dans la fonction publique hospitalière ?

Dans la fonction publique hospitalière (FPH), la rémunération des infirmiers et infirmières repose sur une grille indiciaire fixée par l’État. Le corps des infirmiers en soins généraux et spécialisés (ISGS) comprend trois grades, chacun structuré en échelons progressifs. Cette structure garantit une évolution salariale prévisible tout au long de la carrière.

Le traitement de base est calculé à partir d’un indice majoré multiplié par la valeur du point d’indice de la fonction publique. Cette valeur est fixée à 4,92278 € depuis le 1er juillet 2023 et a été maintenue en 2024-2025. Elle est susceptible d’évolution en 2026 selon les annonces budgétaires. À ce traitement s’ajoutent diverses primes et indemnités, dont le complément de traitement indiciaire (CTI) issu du Ségur de la Santé.

Grille indiciaire du grade 1 (infirmier diplômé d’État)

Le grade 1 correspond au parcours classique d’un infirmier diplômé d’État. Il comporte 10 échelons, avec une progression salariale significative au fil de l’ancienneté.

Échelon Indice majoré Brut mensuel Net estimé (hors primes)
1 395 1 944,50 € ≈ 1 497 €
2 424 2 087,26 € ≈ 1 607 €
3 447 2 200,48 € ≈ 1 694 €
4 468 2 303,86 € ≈ 1 774 €
5 491 2 417,08 € ≈ 1 861 €
6 518 2 550,00 € ≈ 1 964 €
7 550 2 707,53 € ≈ 2 085 €
8 580 2 855,21 € ≈ 2 198 €
9 610 3 002,90 € ≈ 2 312 €
10 645 3 175,19 € ≈ 2 445 €

Les montants nets sont estimés sur la base d’un taux de cotisations salariales d’environ 23 % (pension civile 11,10 %, CSG 9,2 % dont 6,8 % déductible, CRDS 0,5 %, complémentaire santé). Ces montants n’incluent pas le CTI ni les primes spécifiques.

Grille indiciaire du grade 2 (infirmier confirmé)

Le grade 2 est accessible après plusieurs années d’exercice. Il offre une rémunération sensiblement plus élevée, avec 11 échelons.

Échelon Indice majoré Brut mensuel Net estimé (hors primes)
1 427 2 102,03 € ≈ 1 619 €
2 450 2 215,25 € ≈ 1 706 €
3 478 2 353,09 € ≈ 1 812 €
4 506 2 490,93 € ≈ 1 918 €
5 534 2 628,76 € ≈ 2 024 €
6 563 2 771,53 € ≈ 2 134 €
7 593 2 919,21 € ≈ 2 248 €
8 624 3 071,81 € ≈ 2 365 €
9 656 3 229,34 € ≈ 2 487 €
10 690 3 396,72 € ≈ 2 616 €
11 727 3 578,86 € ≈ 2 756 €

Grille indiciaire du grade 3 (infirmier spécialisé)

Le grade 3 concerne les infirmiers ayant obtenu une spécialisation (infirmiers anesthésistes, infirmiers de bloc opératoire, puériculteurs). Cette grille comporte 9 échelons et offre les rémunérations les plus élevées du corps ISGS.

Échelon Brut mensuel Net estimé (hors primes)
1 2 559,85 € ≈ 1 971 €
2 2 746,91 € ≈ 2 115 €
3 2 865,06 € ≈ 2 206 €
4 3 027,51 € ≈ 2 331 €
5 3 189,96 € ≈ 2 456 €
6 3 352,41 € ≈ 2 581 €
7 3 514,86 € ≈ 2 706 €
8 3 657,63 € ≈ 2 816 €
9 3 785,62 € ≈ 2 915 €

Précision importante : ces grilles sont en vigueur depuis le 1er janvier 2024. Elles reposent sur la valeur du point d’indice fixée à 4,92278 € depuis juillet 2023 et maintenue en 2024-2025. Cette valeur est susceptible d’évolution en 2026 selon les annonces budgétaires. Toute revalorisation ultérieure du point modifierait l’ensemble des montants présentés.

Les primes et indemnités des infirmiers hospitaliers

Au-delà du traitement indiciaire de base, les infirmiers de la fonction publique hospitalière perçoivent plusieurs compléments de rémunération. Le plus significatif est le complément de traitement indiciaire (CTI), directement issu du Ségur de la Santé de 2020.

Le complément de traitement indiciaire (CTI)

Le CTI, couramment appelé « prime Ségur », représente un montant mensuel de 238 € brut, soit environ 183 à 188 € net selon les retenues applicables. Cette prime est versée automatiquement à tous les infirmiers exerçant dans les établissements publics de santé, sans condition particulière. Elle est intégrée au calcul de la retraite.

Concrètement, un infirmier débutant au grade 1, échelon 1, ne perçoit pas uniquement 1 497 € net hors primes, mais environ 1 600 à 1 650 € net une fois le CTI ajouté (selon les cotisations exactes : pension civile 11,10 %, CSG 9,2 % dont 6,8 % déductible, CRDS 0,5 %, complémentaire santé). Ce complément améliore significativement le salaire d’entrée dans la profession.

Les autres primes et majorations

En complément du CTI, plusieurs primes viennent s’ajouter selon les conditions d’exercice :

Prime / Indemnité Montant Conditions
Majoration nuit / jour férié +25 % Sur le salaire de base pendant les plages horaires concernées
Prime forfaitaire de week-end 60 € À partir de 8h de travail les week-ends et jours fériés
Prime Veil 90 € / mois Pour les infirmiers diplômés d’État
Prime de début de carrière 38,35 € / mois Échelons 1 et 2 uniquement
Prime de contagion 0,33 € / demi-journée Exposition à des risques infectieux
Prime soins critiques 118 € / mois Exercice en réanimation, urgences, SAMU

Ces primes ne sont pas systématiques. Leur cumul dépend de l’affectation, du type de service, et des horaires effectués. Un infirmier travaillant régulièrement de nuit en service d’urgences pourra ainsi cumuler plusieurs majorations, augmentant sensiblement sa rémunération mensuelle.

Rémunération dans le secteur privé

Dans le secteur privé (cliniques, EHPAD, centres de soins, établissements spécialisés), la rémunération des infirmiers ne suit pas de grille indiciaire nationale. Elle est fixée par les conventions collectives applicables et les accords d’entreprise, avec une marge de négociation individuelle plus importante qu’à l’hôpital public.

Selon les données de la DREES (Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques) et de l’INSEE (2023-2025), le salaire net moyen d’un infirmier dans le secteur privé s’établit autour de 2 200 à 2 500 € par mois. Ce montant, qui inclut les primes et compléments, se situe environ 5 à 10 % en dessous de la rémunération moyenne observée dans le secteur public.

Cette différence s’explique principalement par l’absence du CTI (prime Ségur) dans le privé, ainsi que par des grilles conventionnelles généralement moins avantageuses que celles de la fonction publique. Toutefois, certains établissements privés, confrontés à des difficultés de recrutement, proposent des rémunérations plus compétitives, notamment pour les profils spécialisés.

Les infirmiers spécialisés dans le privé

Pour les infirmiers spécialisés (IADE, IBODE), le secteur privé peut offrir des rémunérations supérieures à celles du public, particulièrement dans les cliniques pratiquant des actes chirurgicaux complexes. Ces établissements valorisent fortement l’expertise technique et accordent des primes de responsabilité ou d’astreinte plus généreuses. La rémunération dépend alors directement de la taille de l’établissement, de son activité, et de sa localisation géographique.

Revenus des infirmiers libéraux (IDEL)

L’exercice libéral représente une option de plus en plus choisie par les infirmiers expérimentés. Pour devenir infirmier libéral (IDEL), il faut justifier d’au moins deux ans d’exercice hospitalier. Ce mode d’exercice offre davantage d’autonomie, mais implique aussi de gérer les aspects entrepreneuriaux de l’activité : développement de la patientèle, gestion administrative, charges sociales et fiscales.

Chiffre d’affaires et revenu net

Le chiffre d’affaires moyen d’un infirmier libéral s’établit autour de 4 000 € HT par mois selon l’Observatoire national de la démographie des professions de santé (ONDPS, 2024). Ce montant brut correspond aux honoraires perçus avant déduction de l’ensemble des charges. Une fois déduites les cotisations sociales (URSSAF), l’assurance responsabilité civile professionnelle, les frais de déplacement, les fournitures médicales, et les frais de gestion, le revenu net moyen se situe à 2 000 à 2 800 € par mois, soit environ 24 000 à 33 600 € annuels.

Pour les infirmiers titulaires installés depuis plusieurs années, disposant d’une patientèle stable et d’une organisation optimisée, le revenu net peut atteindre plus de 4 000 € mensuels dans les cas les plus favorables. Cette fourchette haute concerne les professionnels exerçant à temps plein, dans des zones à forte densité de patients, avec une spécialisation ou des compétences recherchées (soins palliatifs, plaies complexes, perfusions).

Une forte variabilité des revenus

Les revenus en libéral varient considérablement selon plusieurs facteurs : le volume d’actes réalisés chaque mois, la composition de la patientèle (actes simples ou complexes), la zone d’exercice (zone sous-dotée ou saturée), et le mode d’exercice (installation propre, collaboration, remplacement). Les infirmiers remplaçants ou collaborateurs perçoivent généralement un pourcentage du chiffre d’affaires réalisé, ce qui réduit leur revenu net par rapport à un titulaire.

Rémunération en intérim

Le recours à l’intérim s’est développé dans le secteur de la santé, notamment pour pallier les difficultés de recrutement des établissements. Les infirmiers intérimaires bénéficient d’une structure de rémunération différente, construite autour d’un taux horaire généralement plus élevé que celui d’un salarié classique.

À ce taux horaire s’ajoutent deux indemnités légales : l’indemnité de fin de mission (IFM) et l’indemnité compensatrice de congés payés (ICCP), chacune représentant 10 % du salaire brut perçu pendant la mission. Des majorations supplémentaires peuvent s’appliquer pour le travail de nuit, le dimanche, ou les jours fériés.

À volume d’heures comparable, un infirmier intérimaire perçoit généralement un montant total supérieur à celui d’un salarié en contrat classique. Cependant, cette rémunération plus attractive s’accompagne d’une plus grande précarité (missions ponctuelles, absence de garantie de continuité) et d’une moindre protection sociale (pas d’accès direct aux primes institutionnelles du public, épargne retraite à constituer soi-même).

Du brut au net : comprendre les cotisations

Dans la fonction publique hospitalière, le passage du salaire brut au salaire net s’effectue par déduction des cotisations salariales. Ces prélèvements obligatoires financent la protection sociale du fonctionnaire : retraite, santé, prévoyance.

Les cotisations principales

Le taux global de cotisations salariales dans la FPH s’établit à environ 23 à 25 % du traitement brut, réparti entre :

  • Pension civile : environ 11,10 % (cotisation retraite)
  • CSG (Contribution sociale généralisée) : environ 9,2 % (dont 6,8 % déductible de l’impôt sur le revenu)
  • CRDS (Contribution au remboursement de la dette sociale) : 0,5 %
  • Complémentaire santé obligatoire : variable selon les établissements

La CSG est partiellement déductible de l’impôt sur le revenu (6,8 points sur 9,2), ce qui allège légèrement la charge fiscale globale.

Exemple de calcul pour un infirmier débutant

Composante Montant mensuel
Traitement indiciaire brut (G1, éch. 1) 1 944,50 €
CTI (complément Ségur) brut + 238,00 €
Total brut 2 182,50 €
Cotisations salariales (≈ 23 %) − 502,00 €
Salaire net avant impôt ≈ 1 600–1 650 €

Ce montant net ne tient pas compte du prélèvement à la source de l’impôt sur le revenu, dont le taux varie selon la situation familiale et les autres revenus du foyer. Les primes spécifiques (nuit, week-end, soins critiques) viennent s’ajouter à ce montant de base.

Comparaison avec les autres métiers de la santé

La profession infirmière s’inscrit dans un écosystème de métiers de la santé aux niveaux de responsabilité et de rémunération variés. Si l’on compare avec d’autres professions du secteur, plusieurs constats émergent.

Les aides-soignants, qui assurent les soins d’hygiène et de confort sous la responsabilité des infirmiers, perçoivent une rémunération inférieure, leur grille indiciaire débutant autour de 1 700 € brut mensuel dans la fonction publique. À l’autre extrémité du spectre, les chirurgiens et les médecins généralistes affichent des revenus nettement plus élevés, particulièrement en exercice libéral.

D’autres professions paramédicales présentent des rémunérations comparables à celles des infirmiers : les kinésithérapeutes en libéral, par exemple, affichent des revenus moyens proches de ceux des IDEL, tandis que les pharmaciens titulaires d’officine bénéficient généralement de revenus supérieurs grâce à la marge commerciale sur les médicaments.

Évolution de carrière et perspectives

La carrière d’un infirmier dans la fonction publique hospitalière suit une progression encadrée. Le passage du grade 1 au grade 2 intervient après plusieurs années d’exercice et valorise l’expérience acquise. L’accès au grade 3 nécessite l’obtention d’un diplôme de spécialisation (IADE, IBODE, puériculteur), généralement après une formation d’un à deux ans.

Au-delà de la progression au sein du corps des infirmiers, plusieurs voies d’évolution existent. Un infirmier peut se diriger vers des fonctions d’encadrement (cadre de santé, cadre supérieur de santé) après obtention d’un diplôme spécifique. Ces postes offrent des grilles indiciaires plus avantageuses, avec des rémunérations pouvant dépasser 4 000 € brut mensuels en fin de carrière.

D’autres orientations sont possibles : formateur en institut de formation en soins infirmiers (IFSI), coordinateur de parcours de soins, infirmier de pratique avancée (IPA) après un master spécialisé. Chacune de ces voies offre des perspectives de rémunération et de responsabilités accrues.

Les avantages complémentaires

Au-delà du salaire net versé chaque mois, les infirmiers de la fonction publique hospitalière bénéficient de plusieurs avantages indirects. Le statut de fonctionnaire garantit une sécurité de l’emploi importante, avec une quasi-impossibilité de licenciement en dehors de fautes graves. Le régime de retraite de la fonction publique, bien que réformé, reste généralement plus avantageux que le régime général.

Les infirmiers hospitaliers bénéficient également de la participation de l’employeur à la complémentaire santé obligatoire, d’un accès privilégié à la formation continue (congés de formation professionnelle, validation des acquis de l’expérience), et de dispositifs d’action sociale (aide au logement, chèques vacances, prestations familiales complémentaires).

Dans le secteur privé, les avantages varient selon les établissements : mutuelle d’entreprise, participation, intéressement, tickets restaurant, ou primes de fin d’année peuvent compléter la rémunération de base.

Pour aller plus loin

Si vous souhaitez découvrir la rémunération d’autres métiers de la santé, consultez nos articles sur les revenus des dentistes, la rémunération des vétérinaires, ou encore le salaire des psychologues.

Ce qu’il faut retenir

La rémunération d’un infirmier en France varie fortement selon le secteur d’exercice et l’ancienneté. Dans la fonction publique hospitalière, un débutant perçoit environ 1 600 à 1 650 € net avec le CTI, tandis qu’un infirmier spécialisé en fin de carrière peut atteindre 2 915 € net hors primes (≈ 2 943 € net avec CTI). Le secteur privé offre en moyenne 2 200 à 2 500 € net mensuels, soit environ 5 à 10 % de moins que le public. L’exercice libéral permet des revenus moyens de 2 000 à 2 800 € net, avec des pointes possibles supérieures à 4 000 € pour les titulaires expérimentés. Les primes liées aux horaires atypiques (nuit, week-end) et aux services critiques peuvent augmenter significativement la rémunération mensuelle, particulièrement à l’hôpital.

Questions fréquentes

Quel est le salaire net d’un infirmier débutant à l’hôpital ?

Un infirmier débutant (grade 1, échelon 1) perçoit un traitement indiciaire de 1 944,50 € brut par mois. Avec le complément de traitement indiciaire (CTI) de 238 € brut, le total brut atteint 2 182,50 €. Après déduction des cotisations salariales (environ 23 % : pension civile 11,10 %, CSG 9,2 %, CRDS 0,5 %, complémentaire santé), le salaire net s’établit à environ 1 600 à 1 650 € avant impôt sur le revenu. Ce montant n’inclut pas les primes liées aux horaires (nuit, week-end) qui peuvent augmenter significativement la rémunération.

Est-ce qu’un infirmier gagne mieux sa vie dans le privé ou dans le public ?

Dans le public, la rémunération moyenne est supérieure d’environ 5 à 10 % à celle du secteur privé selon les données DREES et INSEE (2023-2025). Le secteur public bénéficie du CTI (238 € brut/mois) et de grilles indiciaires généralement plus avantageuses. Le salaire net moyen dans le privé s’établit autour de 2 200 à 2 500 € mensuels. Toutefois, certaines cliniques privées proposent des rémunérations compétitives pour les profils spécialisés (IADE, IBODE), particulièrement dans les zones où le recrutement est difficile.

Combien gagne un infirmier libéral (IDEL) ?

Le chiffre d’affaires moyen d’un infirmier libéral s’établit autour de 4 000 € HT par mois selon l’Observatoire national de la démographie des professions de santé (ONDPS, 2024). Après déduction de toutes les charges (cotisations sociales URSSAF, assurance, frais de déplacement, fournitures médicales, gestion administrative), le revenu net moyen se situe à 2 000 à 2 800 € mensuels. Les infirmiers titulaires installés depuis plusieurs années, avec une patientèle stable et une organisation optimisée, peuvent atteindre plus de 4 000 € net par mois dans les cas les plus favorables. Ces montants varient fortement selon le volume d’actes, la zone d’exercice et le type de patientèle.

Quelles sont les primes que touche un infirmier hospitalier ?

Outre le complément de traitement indiciaire (238 € brut/mois, soit 183 à 188 € net), les infirmiers hospitaliers peuvent percevoir plusieurs primes : une majoration de 25 % du salaire de base pour le travail de nuit et les jours fériés, une prime forfaitaire de week-end de 60 € (à partir de 8h travaillées), la prime Veil de 90 € mensuel pour les infirmiers diplômés d’État, une prime de début de carrière de 38,35 € pour les échelons 1 et 2, et une prime d’exercice en soins critiques de 118 € mensuel pour les services d’urgences, de réanimation ou SAMU. Le cumul de ces primes dépend de l’affectation et des horaires effectués.

Combien gagne un infirmier spécialisé (IADE, IBODE) ?

Les infirmiers spécialisés (infirmiers anesthésistes, infirmiers de bloc opératoire, puériculteurs) relèvent du grade 3 dans la fonction publique hospitalière. Leur rémunération brute s’échelonne de 2 559,85 € en début de carrière à 3 785,62 € à l’échelon terminal, soit environ 2 915 € net hors primes. Avec le CTI (183 à 188 € net) et les primes spécifiques aux services critiques, le salaire net total peut dépasser 3 100 € mensuels. Dans le secteur privé, ces profils peuvent bénéficier de rémunérations encore plus élevées, particulièrement dans les cliniques spécialisées.

Quel est l’impact du Ségur de la Santé sur le salaire des infirmiers ?

Le Ségur de la Santé, signé en 2020, a instauré le complément de traitement indiciaire (CTI) de 238 € brut mensuel (environ 183 à 188 € net selon les retenues) pour tous les infirmiers de la fonction publique hospitalière. Cette mesure représente une augmentation de revenu annuel d’environ 2 200 à 2 260 € net. Le CTI est intégré au calcul de la retraite, contrairement à une prime classique. Il améliore significativement le salaire d’entrée dans la profession : un débutant perçoit désormais environ 1 600 à 1 650 € net au lieu de 1 497 € hors CTI.

Sources

Cet article a été rédigé à partir des données officielles les plus récentes disponibles. Les grilles indiciaires sont en vigueur depuis le 1er janvier 2024, sous réserve de revalorisation du point d’indice en 2026. Dernière mise à jour : février 2026.

  • Grilles indiciaires de la fonction publique hospitalière — Corps des infirmiers en soins généraux et spécialisés (ISGS) — emploi-collectivites.fr
  • Décret n° 2020-1251 du 14 octobre 2020 relatif au Ségur de la Santé — Complément de traitement indiciaire (CTI) — Legifrance
  • DREES (Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques) — Études sur les rémunérations dans le secteur de la santé — drees.solidarites-sante.gouv.fr
  • INSEE — Statistiques sur les salaires du secteur de la santé (2023-2025)
  • Observatoire national de la démographie des professions de santé (ONDPS, 2024) — ONDPS.ats.sante.gouv.fr
  • Service-public.fr — Valeur du point d’indice de la fonction publique