Combien gagne un chirurgien en 2026 ?

Salaire chirurgien en France en 2026

Un chirurgien en France gagne en moyenne 178 300 € nets de charges professionnelles par an (environ 14 850 € nets par mois avant impôt sur le revenu) en exercice libéral, selon les dernières données DREES disponibles (2021). À l’hôpital public, un praticien hospitalier perçoit entre 4 600 et 8 900 € bruts mensuels selon l’échelon, soit 3 542 à 6 853 € nets avant primes (estimation avec ~23% de cotisations). Les revenus varient fortement selon la spécialité, le statut et la zone géographique : un jeune chirurgien libéral démarre entre 6 000 et 10 000 € nets mensuels, tandis qu’un spécialiste chevronné en secteur 2 peut dépasser 30 000 € nets par mois.

Les chiffres clés en 2026

  • Revenu moyen libéral : 178 300 € nets de charges par an (avant impôt sur le revenu, DREES 2021)
  • Praticien hospitalier débutant : 3 542 € nets par mois (hors primes, estimation)
  • Praticien hospitalier fin de carrière : 6 853 € nets par mois (hors primes, estimation)
  • Jeune installé en libéral : 6 000 à 10 000 € nets par mois (avant impôt)
  • Chirurgien chevronné (secteur 2) : > 30 000 € nets par mois (avant impôt)
  • Spécialités les mieux rémunérées : orthopédie, chirurgie plastique (> 250 000 € nets de charges/an)
  • Durée de formation : minimum 11 années d’études après le bac
Infographie combien gagne chirurgien

La rémunération d’un chirurgien selon son statut

La profession chirurgicale en France se caractérise par une grande diversité de modes d’exercice, entraînant des écarts de revenus considérables. Le choix du statut détermine non seulement le niveau de rémunération, mais également les modalités de calcul, les charges associées et les perspectives d’évolution.

Le praticien hospitalier dans le secteur public

Les chirurgiens exerçant à l’hôpital public sont rémunérés selon une grille indiciaire nationale, commune à l’ensemble des praticiens hospitaliers. Cette grille comporte plusieurs échelons, avec une progression régulière sur l’ensemble de la carrière.

Échelon Brut mensuel Brut annuel Net mensuel estimé
1er échelon 4 600 € 55 200 € 3 542 €
Milieu de carrière
Fin de carrière 8 900 € 106 800 € 6 853 €

Ces montants constituent le socle de base de la rémunération. En pratique, un praticien hospitalier en milieu de carrière perçoit entre 3 500 et 6 000 € nets mensuels avant prise en compte des compléments de rémunération. Les gardes, astreintes et indemnités diverses peuvent significativement augmenter ces montants, portant la rémunération totale annuelle à 120 000 voire 130 000 € bruts en fin de carrière.

L’exercice libéral : la situation majoritaire

La majorité des chirurgiens français exercent en secteur libéral, principalement au sein de cliniques privées. Selon les dernières données DREES disponibles (2021), le revenu d’activité annuel moyen s’établit à 178 300 € nets de charges professionnelles et cotisations sociales, mais avant impôt sur le revenu, soit environ 15 000 € nets mensuels avant impôt. Cette moyenne masque toutefois des disparités considérables.

Profil Revenu annuel net de charges Revenu mensuel estimé
Jeune installé (premières années) 80 000 à 100 000 € 6 000 à 10 000 €
Moyenne DREES (toutes spécialités) 178 300 € ~15 000 €
Spécialiste chevronné (secteur 2) > 250 000 € > 20 000 à 30 000 €

Important : tous les revenus libéraux cités sont nets de charges professionnelles et cotisations sociales, mais avant impôt sur le revenu. Le revenu disponible après impôt peut être 20 à 30 % inférieur selon la tranche marginale d’imposition.

Un élément structurant de l’exercice libéral : 82,7 % des chirurgiens libéraux exercent en secteur 2, c’est-à-dire avec des honoraires libres et la possibilité de pratiquer des dépassements d’honoraires. Cette proportion, nettement supérieure à la moyenne des spécialités médicales, explique en partie les niveaux de revenus observés.

Le statut de salarié en clinique privée

Plus marginal, le statut de salarié en clinique privée concerne principalement les jeunes chirurgiens en début de carrière ou ceux privilégiant la sécurité d’un revenu fixe. La rémunération s’échelonne de 5 000 à 8 000 € bruts mensuels en début de carrière, soit 60 000 à 96 000 € bruts annuels, correspondant à environ 3 750 à 6 000 € nets mensuels après cotisations sociales.

L’activité mixte : cumul public-privé

De nombreux praticiens hospitaliers complètent leur activité publique par une activité libérale, dans les limites autorisées par leur statut. Cette configuration permet de cumuler la sécurité de l’emploi public et les revenus complémentaires de l’exercice privé, offrant une rémunération globale potentiellement supérieure aux deux statuts pris isolément.

La rémunération d’un chirurgien selon sa spécialité

L’écart de revenus entre spécialités chirurgicales constitue l’une des caractéristiques les plus marquantes de la profession. Les différences s’expliquent par la complexité technique, la durée des interventions, le volume d’activité possible, mais également par les mécanismes de tarification de l’Assurance maladie et les marges de manœuvre en matière de dépassements d’honoraires.

Spécialité Revenu annuel net estimé (libéral) Revenu mensuel net estimé
Chirurgie orthopédique > 250 000 € > 20 000 €
Chirurgie ophtalmologique > 250 000 € > 20 000 €
Chirurgie plastique (secteur 2, Paris) > 300 000 € > 25 000 €
Neurochirurgie / chirurgie cardiaque 250 000 € et plus > 20 000 €
Chirurgie viscérale / digestive / urologique 108 000 à 168 000 € 9 000 à 14 000 €
Chirurgie ORL 150 000 à 200 000 € 12 500 à 16 700 €
Chirurgie pédiatrique / thoracique Revenus plus modestes

La chirurgie orthopédique, particulièrement en Île-de-France, figure au sommet de la hiérarchie des revenus, dépassant fréquemment 250 000 € nets annuels. La chirurgie plastique en secteur 2, notamment dans la capitale, peut générer des revenus mensuels supérieurs à 25 000 € nets pour les praticiens les plus établis. À Paris, un praticien peut dépasser les 25 000 euros nets mensuels. L’orthopédie suit, surtout en Île-de-France, avec des revenus annuels qui peuvent grimper au-delà de 250 000 euros. À l’inverse, la chirurgie pédiatrique ou thoracique affiche des revenus sensiblement plus modestes, en raison d’une tarification moins favorable et d’un volume d’activité généralement plus limité.

L’impact de la zone géographique sur la rémunération

La localisation géographique constitue un déterminant majeur du niveau de revenus, particulièrement en exercice libéral. Les écarts entre régions peuvent atteindre 20 à 30 % pour une même spécialité et un niveau d’expérience comparable.

L’Île-de-France et la région PACA concentrent les revenus les plus élevés, en raison d’une densité de population importante, d’un pouvoir d’achat supérieur et d’une concurrence moins intense qu’il n’y paraît dans certains segments de clientèle aisée. Les zones rurales ou sous-dotées en offre de soins affichent des revenus moyens inférieurs, même si la demande peut y être forte.

Dans le secteur public, l’effet géographique est moins marqué du fait de l’application d’une grille indiciaire nationale. Certaines régions confrontées à des difficultés de recrutement compensent toutefois par des primes ciblées, permettant de réduire partiellement l’écart avec les zones les plus attractives.

La progression de carrière : du jeune diplômé au chirurgien confirmé

Les internes en chirurgie : premiers revenus

Le parcours de formation en chirurgie s’étend sur 11 années minimum après le baccalauréat, dont 5 années d’internat. Durant l’internat, les futurs chirurgiens perçoivent une rémunération progressive, augmentant chaque année.

Année d’internat Brut annuel Brut mensuel Net mensuel estimé
1re année 19 406 € 1 617 € 1 374 €
2e année 21 483 € 1 790 € 1 522 €
3e année 28 408 € 2 367 € 2 012 €

Ces montants de base sont significativement augmentés par les gardes, majorées de 30 à 50 % selon les établissements et les moments de la semaine. Un interne en chirurgie réalisant régulièrement des gardes peut ainsi percevoir entre 2 500 et 3 500 € nets mensuels, ce qui reste toutefois inférieur au salaire d’entrée de nombreuses professions moins qualifiées.

Assistants spécialistes et chefs de clinique

Après l’internat, les jeunes chirurgiens peuvent occuper des postes d’assistant spécialiste ou de chef de clinique assistant avant de s’installer définitivement. Ces positions offrent une rémunération intermédiaire entre celle de l’interne et celle du praticien confirmé.

Poste Brut annuel Brut mensuel Net mensuel estimé
Assistant spécialiste 1re année 33 643 € 2 804 € 2 159 €
Assistant spécialiste 6e année 41 387 € 3 449 € 2 656 €
Chef de clinique assistant 2 796 € 2 153 €

L’installation en libéral : une phase critique

L’installation en exercice libéral représente une étape décisive, marquée par des investissements conséquents et une phase de construction de la patientèle. Les premières années s’accompagnent généralement de revenus compris entre 80 000 et 100 000 € nets de charges annuels (avant impôt), soit 6 000 à 10 000 € nets mensuels. Plusieurs années sont nécessaires pour atteindre un niveau de revenus confortable et stabilisé, variable selon la spécialité et la zone d’implantation.

Du brut au net : comprendre le calcul de la rémunération

Praticien hospitalier : un calcul transparent

Pour un praticien hospitalier, le passage du brut au net s’effectue par application d’un taux de cotisations sociales d’environ 23 %, correspondant aux cotisations salariales de la fonction publique hospitalière.

Exemple concret : un praticien hospitalier débutant perçoit environ 4 600 € bruts mensuels. Après déduction des cotisations (environ 23 %), il reste 3 542 € nets. En fin de carrière, un salaire de base d’environ 8 900 € bruts se traduit par 6 853 € nets mensuels, avant prise en compte des primes et indemnités.

Exercice libéral : une notion de « net » différente

En exercice libéral, les revenus annoncés (178 300 € en moyenne selon les données DREES 2021) correspondent à des revenus nets de charges professionnelles et de cotisations sociales, mais avant impôt sur le revenu. Le chirurgien libéral déduit de son chiffre d’affaires l’ensemble de ses charges : loyer du cabinet ou participation au bloc opératoire, personnel, assurances, matériel, cotisations URSSAF et autres charges sociales.

Le revenu final disponible dépend ensuite du taux marginal d’imposition sur le revenu, qui peut atteindre 45 % pour les revenus les plus élevés. Un chirurgien percevant 250 000 € nets de charges professionnelles peut ainsi se trouver avec un revenu disponible après impôt sensiblement inférieur, de l’ordre de 160 000 à 180 000 € selon sa situation fiscale.

Salarié en clinique privée : un statut classique

Pour un chirurgien salarié en clinique privée, le calcul s’apparente à celui d’un salarié classique du secteur privé, avec un taux de cotisations d’environ 25 %. Un salaire brut de 8 000 € mensuels correspond ainsi à environ 6 000 € nets après cotisations.

Les compléments de rémunération à l’hôpital public

Au-delà du traitement de base, les praticiens hospitaliers bénéficient de compléments de rémunération qui peuvent représenter une part significative du revenu total.

Gardes et astreintes : un poids financier majeur

Les gardes de nuit et de week-end constituent le complément le plus substantiel. Selon les données disponibles, elles peuvent rapporter entre 500 et 2 000 € nets supplémentaires par mois, en fonction du nombre de gardes effectuées et du statut de l’établissement. Un praticien hospitalier en chirurgie réalisant régulièrement des gardes peut ainsi voir son revenu mensuel net augmenter de 20 à 30 %.

Autres indemnités

D’autres mécanismes de rémunération complémentaire existent, tels que la Prime d’Engagement de Service Public Exclusif (PESPE) pour les praticiens s’engageant à ne pas exercer d’activité libérale, les indemnités de sujétion liées à certaines fonctions ou spécialités, et les rémunérations issues d’activités d’enseignement et de recherche pour les praticiens hospitalo-universitaires (PU-PH). Ces compléments, bien que significatifs, restent inférieurs aux écarts de revenus observés entre secteur public et exercice libéral.

Combien gagne un chirurgien : comparaisons avec d’autres professions

Comparaison avec d’autres spécialités médicales

Les chirurgiens se situent au sommet de la hiérarchie des revenus médicaux. Le revenu moyen des chirurgiens libéraux (178 300 € nets de charges selon les données DREES 2021) dépasse de 44 % la moyenne de l’ensemble des médecins libéraux, établie à 124 000 € nets annuels. Cette position privilégiée s’explique par la technicité des actes, les contraintes d’exercice et la responsabilité engagée, mais également par les mécanismes de tarification et la capacité à pratiquer des dépassements d’honoraires en secteur 2. Les revenus d’un médecin généraliste ou d’un dentiste restent généralement inférieurs, bien que ces professions bénéficient également de revenus confortables.

Comparaison internationale

À l’échelle internationale, les chirurgiens français occupent une position intermédiaire. Les États-Unis affichent les rémunérations les plus élevées au monde : un chirurgien orthopédique y perçoit en moyenne 560 000 dollars annuels, un chirurgien plasticien 540 000 dollars, et un chirurgien généraliste 420 000 dollars. Au Canada, les chirurgiens perçoivent en moyenne 570 000 dollars canadiens, avec des pics à plus de 800 000. En Australie, un neurochirurgien peut monter jusqu’à 700 000 dollars australiens, soit environ 450 000 euros.

Pays Spécialité Revenu annuel moyen
France Toutes chirurgies (libéral) 178 300 € nets de charges
États-Unis Orthopédie ~560 000 $
États-Unis Chirurgie plastique ~540 000 $
États-Unis Chirurgie générale ~420 000 $
Canada Chirurgiens (moyenne) ~570 000 $ CA (pics > 800 000 $ CA)
Australie Neurochirurgie Jusqu’à 700 000 $ AU (~450 000 €)

Ces écarts s’expliquent par des systèmes de santé différents, des niveaux de vie variables, mais également par des contraintes réglementaires et assurantielles distinctes.

Les charges spécifiques de l’exercice libéral

L’exercice libéral, s’il offre des perspectives de revenus plus élevées, s’accompagne de charges professionnelles lourdes que les praticiens hospitaliers ne connaissent pas.

Les primes d’assurance en responsabilité civile professionnelle

L’assurance en responsabilité civile professionnelle (RCP) constitue l’une des charges les plus importantes pour un chirurgien libéral. Son coût varie fortement selon la spécialité : les disciplines à risque élevé, comme l’obstétrique ou la neurochirurgie, peuvent entraîner des primes annuelles atteignant 20 000 €. Cette charge incompressible réduit d’autant le revenu net disponible.

Autres charges professionnelles

S’ajoutent le loyer ou les charges de copropriété du cabinet, les salaires du personnel administratif et médical, le matériel médical et chirurgical, les cotisations sociales (URSSAF, CARMF pour la retraite), les frais de déplacement, de formation continue et les charges administratives diverses. L’ensemble de ces postes peut représenter 40 à 50 % du chiffre d’affaires brut, voire davantage pour les jeunes installés.

Le coût de la formation initiale

Au-delà des charges courantes, il convient de rappeler le coût global de la formation d’un chirurgien, estimé entre 110 000 et 200 000 € sur 11 années d’études. Ce montant inclut les frais de scolarité, les frais de vie, mais également le manque à gagner durant ces longues années d’études et d’internat faiblement rémunérées.

Le contexte social et professionnel en 2026

L’année 2026 est marquée par une mobilisation sociale importante de la profession chirurgicale. Des grèves et des arrêts d’activité ont été observés dans plusieurs établissements, témoignant d’un malaise profond. Les revendications portent notamment sur la revalorisation des actes chirurgicaux, jugés sous-évalués par les praticiens.

Un exemple illustre cette tension : une hystérectomie, intervention complexe nécessitant plusieurs années de formation et comportant des risques, est actuellement remboursée 350 € par la Sécurité sociale. Les syndicats de chirurgiens réclament un tarif de 630 €, assorti d’une indexation sur l’inflation pour éviter une nouvelle érosion du pouvoir d’achat. Le dispositif OPTAM (Option Pratique Tarifaire Maîtrisée), censé encadrer les dépassements d’honoraires, est également critiqué pour sa rigidité et son inadéquation avec les réalités de l’exercice chirurgical.

Le taux de burn-out, supérieur à 40 % dans certaines disciplines chirurgicales selon des enquêtes internationales, témoigne de conditions d’exercice particulièrement éprouvantes : charge de travail, gardes fréquentes, responsabilité médicale accrue, pression administrative croissante. Ces éléments contribuent à alimenter les tensions actuelles et les réflexions sur l’attractivité à long terme de la profession.

Ce qu’il faut retenir

La rémunération d’un chirurgien en France varie considérablement selon le statut, la spécialité et la zone géographique. Un praticien hospitalier perçoit entre 3 542 € nets mensuels en début de carrière et 6 853 € en fin de carrière (hors primes, estimation), tandis qu’un chirurgien libéral affiche un revenu moyen de 178 300 € nets de charges par an (avant impôt), pouvant dépasser 300 000 € pour les spécialités les mieux rémunérées en secteur 2. La profession exige 11 années de formation minimum et s’accompagne de charges professionnelles importantes en exercice libéral, notamment les primes d’assurance RCP. Le contexte social actuel, marqué par des mobilisations et un taux de burn-out élevé, interroge sur les conditions d’exercice et l’attractivité future de cette profession hautement qualifiée.

Pour aller plus loin

Si vous souhaitez comparer la rémunération des chirurgiens avec celle d’autres professionnels de santé, découvrez également nos articles sur le salaire d’un infirmier, celui d’un kinésithérapeute ou encore la rémunération d’un pharmacien. Pour une vision plus large des professions médicales, consultez notre article sur combien gagne un vétérinaire.

Quel est le salaire moyen d’un chirurgien en France ?

Le salaire moyen d’un chirurgien en France varie fortement selon le statut. En exercice libéral, le revenu moyen s’établit à 178 300 € nets de charges professionnelles et cotisations sociales (avant impôt sur le revenu) par an selon les données DREES 2021, soit environ 15 000 € nets mensuels avant impôt. À l’hôpital public, un praticien hospitalier perçoit entre 3 542 et 6 853 € nets mensuels selon l’échelon (estimation avec ~23% de cotisations), hors primes et gardes.

Quelle spécialité chirurgicale est la mieux payée ?

En France, la chirurgie orthopédique et la chirurgie plastique figurent parmi les spécialités les mieux rémunérées, avec des revenus annuels pouvant dépasser 250 000 € nets de charges (avant impôt) pour les praticiens installés en secteur 2, particulièrement en Île-de-France. La chirurgie ophtalmologique, la neurochirurgie et la chirurgie cardiaque affichent également des revenus élevés.

Combien gagne un jeune chirurgien en début de carrière ?

Un jeune chirurgien libéral en phase d’installation perçoit généralement entre 80 000 et 100 000 € nets de charges par an (avant impôt), soit 6 000 à 10 000 € nets mensuels. À l’hôpital public, un praticien hospitalier débutant au 1er échelon gagne 3 542 € nets mensuels hors primes (estimation). Les assistants spécialistes perçoivent entre 2 159 et 2 656 € nets mensuels selon l’ancienneté.

Est-il plus avantageux d’exercer en libéral ou à l’hôpital pour un chirurgien ?

L’exercice libéral offre généralement des revenus supérieurs, avec une moyenne de 178 300 € nets de charges annuels (avant impôt) contre environ 55 000 à 107 000 € bruts à l’hôpital (hors compléments). Cependant, le libéral implique des charges professionnelles importantes (assurances, loyer, personnel) et une prise de risque entrepreneuriale. L’hôpital public garantit la sécurité de l’emploi, une retraite du secteur public et des horaires potentiellement plus prévisibles, au prix d’une rémunération plus modeste.

Combien gagne un interne en chirurgie ?

Un interne en chirurgie perçoit une rémunération progressive durant ses 5 années d’internat : 1 374 € nets mensuels en 1re année, 1 522 € en 2e année et 2 012 € en 3e année. Avec les gardes, majorées de 30 à 50 %, le revenu mensuel peut atteindre 2 500 à 3 500 € nets. Ces montants restent modestes au regard de la durée de formation et du niveau de qualification requis.

Quelles sont les principales charges d’un chirurgien libéral ?

Les principales charges d’un chirurgien libéral incluent les primes d’assurance en responsabilité civile professionnelle (jusqu’à 20 000 € par an pour certaines spécialités), les cotisations sociales (URSSAF, CARMF), le loyer du cabinet ou les charges de copropriété, les salaires du personnel, le matériel médical et chirurgical, et les frais administratifs divers. L’ensemble peut représenter 40 à 50 % du chiffre d’affaires brut. Les revenus libéraux cités (178 300 € en moyenne) sont nets de ces charges professionnelles et cotisations sociales, mais avant impôt sur le revenu.

Sources

Cet article a été rédigé à partir des données officielles les plus récentes disponibles. Les revenus libéraux cités proviennent des données DREES (Direction de la Recherche, des Études, de l’Évaluation et des Statistiques) publiées en 2021. Les grilles indiciaires des praticiens hospitaliers et internes correspondent aux barèmes en vigueur en 2026. Dernière mise à jour : février 2026.

  • DREES — Données sur les revenus des médecins libéraux (2021)
  • Grilles indiciaires des praticiens hospitaliers de la fonction publique hospitalière
  • Barèmes de rémunération des internes en médecine
  • Syndicats de chirurgiens — Revendications et données sur les conditions d’exercice