
En 2026, un vétérinaire salarié gagne en moyenne 2 730 € brut par mois (environ 2 070 € net estimé) en début de carrière, sur la base de la convention collective nationale. Les vétérinaires expérimentés ou libéraux peuvent atteindre 4 730 € net mensuels, voire plus de 6 000 € en fin de carrière. La rémunération varie fortement selon le statut (salarié, libéral, fonctionnaire), l’expérience et la spécialité exercée.
- Valeur du point conventionnel : 17,96 € (+1,2 % vs 2025)
- Vétérinaire salarié débutant : environ 2 730 € brut/mois (2 070 € net estimé)
- Vétérinaire salarié 4e échelon : 3 772 € brut/mois (2 860 € net estimé)
- Salaire moyen tous statuts : 3 240 € net/mois (estimation)
- Vétérinaire expérimenté : jusqu’à 4 730 € net/mois
- Profession féminisée : environ 75 % de femmes
- Écart avec le salaire moyen français : environ +35 à 40 %

Le cadre légal de la rémunération vétérinaire
La profession vétérinaire regroupe trois statuts principaux, chacun avec son propre mode de rémunération :
- Vétérinaire salarié : exerce dans une clinique ou un cabinet en tant qu’employé, rémunéré selon la convention collective nationale des vétérinaires praticiens salariés (IDCC 1875)
- Vétérinaire libéral : titulaire ou associé d’un cabinet, perçoit un revenu issu du bénéfice net après déduction des charges professionnelles
- Vétérinaire fonctionnaire : inspecteur de santé publique vétérinaire ou vétérinaire dans un établissement public, rémunéré selon une grille indiciaire de la fonction publique
La convention collective des vétérinaires salariés fixe des salaires minimaux calculés sur la base d’une valeur du point, revalorisée annuellement par la Commission paritaire permanente de négociation et d’interprétation (CPPNI). Pour 2026, cette valeur a été fixée à 17,96 € lors de la réunion du 6 janvier 2026, soit une augmentation de +1,2 % par rapport à 2025 (17,75 €).
Cette revalorisation s’applique immédiatement pour les employeurs adhérents au Syndicat national des vétérinaires d’exercice libéral (SNVEL). Pour les autres, elle entre en vigueur au lendemain de la publication au Journal officiel. Le calcul du salaire brut mensuel minimum repose sur la formule suivante :
Salaire brut mensuel = Coefficient × Valeur du point (17,96 €)
La base horaire de référence est de 151,67 heures mensuelles, correspondant à une durée hebdomadaire de 35 heures.
Évolution de la valeur du point
| Année | Valeur du point | Évolution |
|---|---|---|
| 2023 | 16,73 € | — |
| 2024 | 17,40 € | +4,00 % |
| 2025 | 17,75 € | +2,01 % |
| 2026 | 17,96 € | +1,2 % |
Les revalorisations suivent une tendance au ralentissement après les fortes hausses post-inflation de 2023-2024, avec une augmentation 2026 alignée sur celle du SMIC de janvier.
Grille de rémunération des vétérinaires salariés
La convention collective des cabinets et cliniques vétérinaires définit une classification par échelons, chacun associé à un coefficient hiérarchique. Les montants minimaux conventionnels varient selon le niveau de responsabilité et l’ancienneté. Voici les principaux échelons pour les vétérinaires cadres en 2026 :
| Échelon | Profil type | Coefficient indicatif | Salaire brut mensuel min. | Salaire net mensuel estimé |
|---|---|---|---|---|
| Échelon 2 (débutant) | Jeune diplômé | ~152 | ~2 730 € | ~2 070 € |
| Échelon 4 (confirmé) | Vétérinaire confirmé | ~210 | ~3 772 € | ~2 860 € |
| Échelon supérieur | Vétérinaire expérimenté | ~240+ | ~4 310 €+ | ~3 270 €+ |
Net estimé avec un taux de cotisations salariales d’environ 24 % (statut cadre). Les coefficients exacts par échelon sont définis dans les grilles conventionnelles 2026 disponibles auprès du SNVEL.
Ces montants correspondent aux minimums conventionnels. En pratique, les salaires réels négociés lors du recrutement peuvent être supérieurs, notamment dans les zones à forte demande de praticiens ou pour des profils spécialisés (chirurgie, imagerie médicale, médecine équine).
Forfait annuel en jours
Les vétérinaires cadres peuvent aussi être rémunérés selon un forfait annuel de 216 jours travaillés. Dans ce cas, la convention collective prévoit une grille de coefficients adaptée, également basée sur la valeur du point de 17,96 €. Ce mode d’organisation est fréquent dans les cliniques avec service d’urgences ou horaires étendus.
Évolution de la rémunération selon l’expérience
Les données issues du marché de l’emploi montrent que la rémunération des vétérinaires progresse fortement avec l’expérience. En tenant compte de tous les statuts (salariés, libéraux, fonctionnaires), les fourchettes observées en 2026 sont les suivantes :
| Niveau d’expérience | Années d’exercice | Salaire net mensuel estimé | Écart vs moyenne |
|---|---|---|---|
| Débutant | 1 à 3 ans | 2 070 € | -36 % |
| Milieu de carrière | 4 à 9 ans | 3 040 € | -6 % |
| Expérimenté | 10 à 20 ans | 4 730 € | +46 % |
| Fin de carrière | Plus de 20 ans | 5 120 € | +58 % |
Estimations basées sur les offres d’emploi publiées en 2026, tous statuts confondus.
La moyenne globale estimée autour de 3 240 € net par mois reflète une grande disparité selon le statut et la spécialité. Les vétérinaires salariés en début de carrière se situent en dessous de cette moyenne, tandis que les praticiens libéraux établis ou les spécialistes (chirurgiens, vétérinaires équins) la dépassent nettement.
Rémunération selon la spécialité vétérinaire
Le choix de la spécialité influence fortement le niveau de rémunération. Les spécialités nécessitant des compétences techniques pointues ou exercées dans des environnements spécifiques (équidés, parcs zoologiques, zones rurales) présentent des écarts significatifs :
| Spécialité | Salaire net mensuel estimé | Écart vs moyenne |
|---|---|---|
| Vétérinaire chirurgien | 4 300 € | +33 % |
| Vétérinaire équin | 3 810 € | +18 % |
| Vétérinaire libéral | 3 190 € | -2 % |
| Vétérinaire zoo | 3 060 € | -6 % |
| Vétérinaire rural | 3 000 € | -7 % |
Estimations basées sur les offres d’emploi publiées en 2026.
Les chirurgiens vétérinaires se distinguent avec les rémunérations les plus élevées, grâce à une expertise technique pointue et une demande forte dans les cliniques spécialisées. Les vétérinaires équins bénéficient également d’une rémunération supérieure à la moyenne, en raison de la spécificité du secteur équestre et des interventions souvent complexes. À l’inverse, les vétérinaires ruraux, malgré des responsabilités importantes (suivi de troupeaux, santé publique vétérinaire), affichent des revenus légèrement inférieurs, notamment en raison de la densité moindre de la clientèle.
Du brut au net : comprendre les cotisations
La conversion du salaire brut en net dépend du statut professionnel. Pour un vétérinaire salarié, le taux de cotisations sociales salariales se situe entre 23 et 25 % du salaire brut. Ces cotisations incluent :
- Retraite de base (Sécurité sociale)
- Retraite complémentaire AGIRC-ARRCO (statut cadre)
- Assurance maladie et maternité
- Assurance chômage
- CSG et CRDS (contributions sociales sur le revenu)
Exemple de calcul pour un vétérinaire débutant (échelon 2)
| Élément | Montant |
|---|---|
| Salaire brut mensuel (base) | 2 730 € |
| Cotisations salariales (~24 %) | – 660 € |
| Salaire net mensuel estimé | 2 070 € |
Ce calcul ne tient pas compte des éventuelles primes (gardes, astreintes, performance), qui viennent s’ajouter au salaire de base et sont soumises aux mêmes cotisations.
Le cas des vétérinaires libéraux
Pour un vétérinaire exerçant en libéral, la situation est différente. Le praticien perçoit un revenu net après déduction des charges professionnelles et des cotisations sociales obligatoires. Ces charges incluent :
- Cotisations URSSAF (allocations familiales, CSG/CRDS, formation professionnelle)
- Cotisations à la Caisse autonome de retraite et de prévoyance des vétérinaires (CARPV)
- Charges de structure (loyer du cabinet, équipement, assurances, personnel)
- Achats de médicaments et consommables
Globalement, les charges sociales et professionnelles d’un vétérinaire libéral représentent environ 40 à 50 % de son chiffre d’affaires, ce qui explique l’écart important entre le chiffre d’affaires brut et le revenu net disponible. Les vétérinaires libéraux bénéficient toutefois d’une plus grande latitude dans la fixation de leurs tarifs et peuvent optimiser leur rémunération via la diversification des activités (chirurgie, consultations spécialisées, visites à domicile).
Gardes et astreintes : compléments de rémunération
Les vétérinaires salariés exerçant dans des cliniques avec service d’urgences ou gardes de nuit bénéficient de grilles horaires spécifiques pour rémunérer ces temps de travail particuliers. La convention collective prévoit des taux horaires bruts majorés pour :
- Les gardes (présence physique dans la structure en dehors des horaires habituels)
- Les astreintes (disponibilité à domicile avec obligation d’intervention en cas d’urgence)
Ces rémunérations complémentaires sont calculées selon les mêmes principes que le salaire de base (coefficient × valeur du point), avec des coefficients adaptés. Elles peuvent représenter un complément significatif pour les vétérinaires travaillant en zone à forte activité d’urgences ou dans des structures avec garde permanente.
Comparaison avec d’autres professions
Le revenu moyen d’un vétérinaire (environ 3 240 € net/mois estimé) se situe environ 35 à 40 % au-dessus du salaire moyen national français. Cette position reflète le niveau de qualification élevé requis (minimum six années d’études post-bac dans l’une des quatre écoles nationales vétérinaires) et les responsabilités importantes de la profession.
En comparaison avec d’autres métiers de la santé, la rémunération des vétérinaires salariés en début de carrière reste modeste par rapport aux revenus des médecins ou chirurgiens libéraux, mais elle progresse significativement avec l’expérience et l’accès au statut libéral. Les pharmaciens salariés perçoivent des rémunérations proches de celles des vétérinaires confirmés.
Contrairement aux professions du secteur public comme les infirmiers ou aides-soignants, dont les grilles sont strictement encadrées, les vétérinaires salariés bénéficient d’une plus grande marge de négociation, notamment dans les zones à forte demande de praticiens.
Profil démographique de la profession
La profession vétérinaire est aujourd’hui largement féminisée : environ 75 % des vétérinaires en France sont des femmes. Cette tendance s’est fortement accentuée au cours des vingt dernières années, avec des promotions des écoles vétérinaires comptant désormais plus de 80 % de femmes.
Cette féminisation pose des questions spécifiques en termes d’organisation du travail (compatibilité avec la vie familiale, accès aux postes à responsabilité, équité salariale) et influence les modes d’exercice privilégiés, avec une part croissante de salariat par rapport à l’installation libérale.
Évolutions récentes et perspectives
Les revalorisations salariales de la profession ont suivi une tendance contrastée ces dernières années. Après une forte augmentation de +4 % en 2024, en réponse à l’inflation post-Covid, la revalorisation 2025 a ralenti à +2,01 %. En 2026, la hausse est encore plus modérée (+1,2 %), alignée sur l’évolution du SMIC.
Cette dynamique reflète un contexte économique moins tendu et une normalisation progressive après la période d’inflation de 2022-2023. Les négociations de branche continuent de viser un équilibre entre attractivité de la profession et contraintes économiques des structures employeuses, souvent des TPE/PME.
Du côté de l’exercice libéral, la profession fait face à des défis structurels :
- Inégale répartition territoriale : concentration des cabinets dans les zones urbaines et périurbaines, désertification des zones rurales
- Concurrence accrue : densification de l’offre dans certaines régions, pression sur les tarifs
- Évolution des attentes des clients : demande croissante de services spécialisés (imagerie, chirurgie avancée, médecine préventive)
Ces évolutions poussent de nombreux jeunes diplômés à privilégier le salariat en début de carrière, avant une éventuelle installation libérale une fois l’expérience et le réseau constitués.
La rémunération d’un vétérinaire en 2026 dépend fortement de son statut (salarié, libéral, fonctionnaire), de son niveau d’expérience et de sa spécialité. Un vétérinaire salarié débutant gagne environ 2 070 € net/mois (2 730 € brut), tandis qu’un praticien à l’échelon 4 atteint environ 2 860 € net (3 772 € brut) selon les minimums conventionnels. Les vétérinaires expérimentés, notamment les chirurgiens ou les praticiens libéraux établis, peuvent dépasser 4 730 € net mensuels. La profession, très féminisée (environ 75 % de femmes), connaît des revalorisations salariales modérées en 2026 (+1,2 %) après les fortes hausses post-inflation de 2023-2024. Le passage au statut libéral reste une voie de progression importante, mais avec des charges professionnelles représentant 40 à 50 % du chiffre d’affaires.
Pour aller plus loin
Si vous vous intéressez aux rémunérations des professions de santé, découvrez également nos analyses complètes sur les kinésithérapeutes, les dentistes et les psychologues, qui présentent des parcours et des modes d’exercice comparables.
Quel est le salaire d’un vétérinaire débutant en 2026 ?
Un vétérinaire salarié en début de carrière perçoit environ 2 730 € brut par mois (2 070 € net estimé) selon les minimums conventionnels. Ce montant correspond à l’échelon 2 (coefficient environ 152) appliqué à la valeur du point 2026 (17,96 €). En pratique, les salaires négociés lors du recrutement peuvent être supérieurs selon la région et la structure d’accueil.
Combien gagne un vétérinaire libéral ?
Les revenus d’un vétérinaire libéral varient fortement selon l’activité, la zone d’implantation et la spécialisation. Les estimations indiquent un revenu net moyen autour de 3 190 € par mois, mais les praticiens établis dans des spécialités à forte demande (chirurgie, imagerie) peuvent largement dépasser ce montant. Les charges professionnelles et sociales représentent 40 à 50 % du chiffre d’affaires.
Quelle est la différence de salaire entre un vétérinaire salarié et un vétérinaire libéral ?
Un vétérinaire salarié bénéficie d’un salaire fixe garanti (environ 2 730 € brut pour un débutant, 3 772 € brut pour un échelon 4), avec protection sociale complète et absence de charges de structure. Un vétérinaire libéral assume les risques entrepreneuriaux (investissement, charges variables, aléas de clientèle) mais peut atteindre des revenus nettement supérieurs en cas de succès (jusqu’à 6 000 € net/mois ou plus). Le choix dépend du profil de risque et des ambitions de chacun.
Quelle spécialité vétérinaire est la mieux rémunérée ?
La chirurgie vétérinaire offre les rémunérations les plus élevées, avec un salaire net estimé autour de 4 300 € par mois, soit 33 % de plus que la moyenne de la profession. Cette spécialité requiert une formation complémentaire pointue et une expertise technique reconnue. Les vétérinaires équins (3 810 € net/mois) bénéficient également de revenus supérieurs à la moyenne, en raison de la spécificité du secteur et de la demande soutenue.
Comment évolue le salaire d’un vétérinaire au cours de sa carrière ?
La progression salariale d’un vétérinaire est forte tout au long de la carrière. Entre un débutant (2 070 € net/mois) et un praticien en fin de carrière (5 120 € net/mois), l’écart atteint +147 %. Cette progression s’explique par l’accumulation d’expérience, l’accès à des postes à responsabilité (direction de clinique, expertise), la spécialisation et, souvent, le passage au statut libéral après quelques années de salariat.
Les vétérinaires sont-ils bien payés en France par rapport à d’autres pays ?
Les vétérinaires français ont des revenus intermédiaires en comparaison internationale. Ils sont mieux rémunérés que dans certains pays d’Europe du Sud, mais nettement en retrait par rapport aux vétérinaires britanniques, allemands ou nord-américains, où les salaires peuvent être deux à trois fois supérieurs. Cette différence s’explique par le niveau de vie, les tarifs des consultations et les modèles économiques des structures vétérinaires.
Cet article a été rédigé à partir des données officielles les plus récentes disponibles. Dernière mise à jour : février 2026.
- Temavet.fr — Site spécialisé dans l’actualité vétérinaire, publiant les grilles conventionnelles et les décisions de la Commission paritaire permanente de négociation et d’interprétation (CPPNI) du 6 janvier 2026
- Convention collective nationale des vétérinaires praticiens salariés (IDCC 1875) — Texte de référence fixant les salaires minimaux, coefficients et valeur du point
- fr.jobted.com — Plateforme d’analyse salariale basée sur les offres d’emploi publiées en France (estimations 2026)
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