
En France, un ophtalmologue libéral gagne en moyenne 191 900 € brut par an (soit environ 16 000 € brut par mois), selon les dernières données officielles de la DREES portant sur l’année 2021. Cette rémunération varie considérablement selon le secteur d’exercice : 150 200 € en secteur 1 (tarifs opposables) contre 213 600 € en secteur 2 (honoraires libres), soit un écart de plus de 63 000 € annuels. Les ophtalmologues hospitaliers perçoivent quant à eux un salaire de 4 500 € à 9 200 € brut par mois selon leur ancienneté.
- Revenu d’activité moyen en libéral : 191 900 € brut/an (données DREES 2021)
- Secteur 1 (tarifs opposables) : 150 200 € brut/an
- Secteur 2 (honoraires libres) : 213 600 € brut/an
- Bénéfice net moyen (BNC) secteur 2 : 184 457 €/an
- Hospitalier public : 4 500 € à 9 200 € brut/mois
- Proportion secteur 2 : environ 65-70 % des ophtalmologues libéraux
- 4e spécialité médicale la mieux rémunérée en France

Rémunération des ophtalmologues libéraux : une moyenne élevée mais contrastée
L’ophtalmologie se classe parmi les spécialités médicales les mieux rémunérées en France. Avec un revenu d’activité moyen de 191 900 € brut par an, les ophtalmologues se situent au 4e rang des spécialités, juste derrière les radiologues (212 700 €) et devant les anesthésistes-réanimateurs (191 700 €).
La grande majorité des ophtalmologues exercent au moins partiellement en libéral, avec une activité dominante en cabinet pour environ 70 à 80 % d’entre eux. Beaucoup combinent activité libérale et hospitalière à temps partiel. La principale source de variation des revenus provient du choix du secteur conventionnel.
| Secteur d’exercice | Revenu d’activité annuel moyen | BNC annuel moyen (CARMF) |
|---|---|---|
| Secteur 1 (tarifs opposables) | 150 200 € | ~110 000 – 120 000 € |
| Secteur 2 (honoraires libres) | 213 600 € | 184 457 € |
| Moyenne tous secteurs confondus | 191 900 € | — |
Le bénéfice non commercial (BNC) correspond au revenu après déduction de toutes les charges professionnelles (loyer du cabinet, salaires du personnel, cotisations, équipements), mais avant impôt sur le revenu et cotisations sociales personnelles. L’écart entre revenu d’activité et BNC reflète l’importance des frais de fonctionnement d’un cabinet d’ophtalmologie, particulièrement coûteux en équipement technique.
Évolution selon l’expérience professionnelle
Comme dans toutes les spécialités médicales, la rémunération d’un ophtalmologue progresse significativement au fil de la carrière, à mesure que la patientèle se développe et que la réputation s’installe.
| Niveau d’expérience | Revenu brut mensuel | Revenu brut annuel |
|---|---|---|
| Débutant (0 à 3 ans) | 4 500 – 6 500 € | 54 000 – 78 000 € |
| Confirmé (3 à 10 ans) | 7 000 – 10 000 € | 84 000 – 120 000 € |
| Expérimenté (plus de 10 ans) | 12 000 – 15 000 € | Jusqu’à 180 000 € |
Ces fourchettes concernent principalement l’exercice libéral. Pour un jeune ophtalmologue praticien hospitalier en début de carrière, la rémunération de base se situe autour de 4 500 € brut par mois.
Plusieurs sites d’emploi généralistes affichent un revenu moyen d’environ 128 931 € brut par an pour les ophtalmologues. Cette estimation, sensiblement inférieure aux données officielles de la DREES (191 900 €), s’explique par une méthodologie différente : ces plateformes agrègent les déclarations d’ophtalmologues libéraux et salariés, sans distinction de secteur ni de mode d’exercice. Le chiffre de 191 900 € publié par la DREES, calculé sur la base des déclarations fiscales et des données de la Caisse autonome de retraite des médecins de France (CARMF), constitue la référence officielle la plus fiable pour l’exercice libéral.
Rémunération des ophtalmologues hospitaliers publics
Les ophtalmologues exerçant à l’hôpital public bénéficient du statut de praticien hospitalier (PH), avec une grille de rémunération encadrée par la fonction publique hospitalière. De nombreux praticiens combinent activité hospitalière et libérale, configuration particulièrement courante dans les grandes villes universitaires.
| Ancienneté | Salaire brut mensuel | Salaire brut annuel | Net mensuel estimé |
|---|---|---|---|
| Début de carrière | 4 500 € | ~54 000 € | ~3 465 € |
| Fin de carrière | 9 200 € | ~110 400 € | ~7 085 € |
La fourchette globale se situe entre 60 000 et 100 000 € brut par an pour la majorité des praticiens hospitaliers. Ces montants s’entendent hors primes de gardes et d’astreintes, qui viennent compléter la rémunération de base. Le taux de cotisations sociales salariales est estimé à environ 23 % du salaire brut pour un praticien hospitalier.
De nombreux ophtalmologues combinent un poste hospitalier à temps partiel avec une activité libérale, bénéficiant ainsi à la fois de la sécurité du statut de fonctionnaire et du potentiel de revenus du secteur privé. Cette configuration mixte est particulièrement courante dans les grandes villes universitaires.
Comment est calculée la rémunération d’un ophtalmologue libéral ?
Le revenu d’un ophtalmologue libéral dépend de trois facteurs principaux : le volume d’activité, le secteur conventionnel, et l’organisation du cabinet.
Volume d’activité et tarification
En 2022, un ophtalmologue libéral suit en moyenne 4 762 patients uniques par an. La spécialité dans son ensemble réalise 45 millions d’actes annuels, contre 22 millions en 2012, soit un doublement en dix ans. Cette croissance massive s’explique principalement par le développement du travail aidé avec des orthoptistes et des assistants médicaux.
Les tarifs de base d’une consultation d’ophtalmologie sont fixés par la convention médicale :
| Type de consultation | Tarif secteur 1 | Tarif secteur 2 moyen |
|---|---|---|
| Consultation de base | Tarif opposable (remboursé à 70 %) | Variable selon le praticien |
| Consultation OPTAM (secteur 2) | — | ~45 € |
| Consultation non-OPTAM (secteur 2) | — | 60 € ou plus |
Le dispositif OPTAM et les dépassements d’honoraires
Le dispositif OPTAM (Option praticien à honoraires maîtrisés) joue un rôle central dans la rémunération des ophtalmologues exerçant en secteur 2. En adhérant à ce dispositif et en pratiquant des dépassements modérés, le praticien bénéficie d’une prise en charge de ses cotisations sociales à hauteur de 14,4 % par l’Assurance maladie.
À l’échelle de la spécialité, les dépassements d’honoraires représentent un montant total de 616 millions d’euros par an, soit 28 % du total facturé. Le taux de dépassement moyen rapporté au tarif opposable atteint 39 %. Ces dépassements expliquent en grande partie l’écart de revenus de 63 400 € par an entre secteur 1 et secteur 2.
La convention médicale 2024-2029, entrée en vigueur en décembre 2024, a assoupli les conditions d’accès à l’OPTAM, encourageant les dépassements maîtrisés en échange d’avantages financiers et sociaux pour les praticiens.
L’organisation du cabinet et le travail aidé
L’organisation du cabinet constitue un facteur déterminant de rentabilité. En 2024, 84,7 % des ophtalmologues libéraux travaillent avec au moins un assistant (orthoptiste, assistant médical, infirmier). Cette proportion atteint même 97,6 % chez les moins de 40 ans.
Le travail aidé permet d’augmenter considérablement le nombre de patients reçus, notamment grâce à la délégation de certains actes techniques aux orthoptistes. Parmi les libéraux, 40 % exercent en cabinet individuel et 60 % combinent cabinet et établissement privé. L’exercice en groupe est en forte croissance : 87 % des moins de 40 ans exercent en groupe, contre 53 % des 55-65 ans.
Du revenu d’activité au bénéfice net : comprendre les charges
À la différence d’un salarié, un ophtalmologue libéral ne perçoit pas un salaire mais un bénéfice non commercial (BNC), calculé après déduction de toutes les charges professionnelles. La transformation du revenu d’activité en BNC suit un mécanisme précis.
Structure des charges pour un ophtalmologue libéral
Les données de la Caisse autonome de retraite des médecins de France (CARMF) pour l’année 2021 révèlent l’importance des charges :
| Indicateur | Secteur 1 | Secteur 2 |
|---|---|---|
| Revenu d’activité moyen (DREES) | 150 200 € | 213 600 € |
| BNC moyen (CARMF) | ~110 000 – 120 000 € | 184 457 € |
| Ratio BNC / revenu d’activité | ~75 % | ~86 % |
Les principales charges professionnelles d’un cabinet d’ophtalmologie comprennent :
- Salaires du personnel : orthoptistes, assistants médicaux, secrétaires
- Loyer et charges du cabinet : espaces de consultation et équipements techniques
- Équipements médicaux : lampe à fente, topographe cornéen, OCT, lasers diagnostiques et thérapeutiques
- Cotisations sociales professionnelles : environ 14,5 % des honoraires pour les non-adhérents OPTAM, quasi nulles pour les adhérents OPTAM (prise en charge à 14,4 % par l’Assurance maladie)
- Assurances professionnelles
- Frais de fonctionnement courants : maintenance, fournitures, télécommunications
Exemple de calcul pour un ophtalmologue en secteur 2
Prenons le cas d’un ophtalmologue exerçant en secteur 2 avec un profil proche de la moyenne nationale :
| Élément | Montant annuel |
|---|---|
| Revenu d’activité (honoraires bruts) | 213 600 € |
| − Charges professionnelles déductibles | − 29 143 € |
| = Bénéfice non commercial (BNC) | 184 457 € |
| − Cotisations sociales personnelles (si non-OPTAM) | Variable |
| − Impôt sur le revenu (selon tranche marginale) | Variable |
| = Revenu disponible | Variable |
Ce BNC de 184 457 € constitue la base de calcul de l’impôt sur le revenu et des cotisations sociales personnelles. Le revenu réellement disponible après impôts et cotisations dépend ensuite de la situation fiscale personnelle du praticien. Dans le cas d’un adhérent OPTAM, la quasi-totalité des cotisations sociales professionnelles étant prise en charge par l’Assurance maladie, le revenu disponible final est significativement plus élevé.
Comparaison avec d’autres spécialités médicales
L’ophtalmologie se situe dans le haut du classement des spécialités médicales en termes de rémunération, mais reste derrière les spécialités à forte composante technique comme la radiologie ou la radiothérapie. Les revenus d’un chirurgien varient selon la spécialité chirurgicale, certaines approchant les niveaux de l’ophtalmologie.
| Spécialité médicale | Revenu d’activité moyen annuel (DREES 2021) |
|---|---|
| Radiothérapeutes | 417 500 € |
| Médecins nucléaires | 283 300 € |
| Radiologues | 212 700 € |
| Ophtalmologues | 191 900 € |
| Anesthésistes-réanimateurs | 191 700 € |
| Anatomo-cyto-pathologistes | 189 500 € |
Par comparaison avec d’autres professions de santé, un dentiste généraliste libéral gagne en moyenne environ 90 000 à 110 000 € par an, tandis qu’un kinésithérapeute libéral se situe autour de 50 000 à 70 000 € annuels.
Parmi les professionnels de santé salariés, un infirmier hospitalier perçoit entre 2 000 et 3 200 € brut par mois, et un pharmacien hospitalier entre 2 500 et 4 500 € brut mensuel.
Impact géographique sur les revenus
La localisation géographique influence significativement la rémunération d’un ophtalmologue libéral, principalement en raison des déséquilibres de l’offre de soins sur le territoire. En 2021, 55 départements présentaient une densité ophtalmologique insuffisante, dont 22 territoires comptant moins de 4 ophtalmologues pour 100 000 habitants.
| Zone géographique | Revenu brut annuel moyen estimé | Commentaire |
|---|---|---|
| Petite ville sous-dotée | ~200 000 € | Forte demande, faible concurrence |
| Grande ville de province | 120 000 – 150 000 € | Densité moyenne, exercice souvent mixte |
| Métropole | 120 000 – 150 000 € | Forte densité, concurrence accrue |
Dans les zones sous-dotées, les délais d’attente pour une consultation peuvent atteindre plusieurs mois, permettant aux ophtalmologues installés de pratiquer des tarifs plus élevés et de maintenir un flux de patients constant. À l’inverse, dans les grandes métropoles comme Paris, Lyon ou Marseille, la densité d’ophtalmologues plus élevée crée une pression concurrentielle qui peut modérer les revenus, bien que le volume de population compense partiellement cet effet.
Évolutions récentes et perspectives
Stagnation des revenus réels entre 2017 et 2021
Entre 2017 et 2021, le revenu réel des ophtalmologues (corrigé de l’inflation) a connu une évolution modeste voire négative selon le secteur d’exercice :
- Moyenne tous secteurs : -0,1 % par an
- Secteur 1 : +0,4 % par an
- Secteur 2 : -1,5 % par an
Cette stagnation, voire ce recul en secteur 2, contraste avec la croissance spectaculaire du volume d’activité (+100 % d’actes entre 2012 et 2022). Elle s’explique par plusieurs facteurs : plafonnement des tarifs conventionnels, augmentation des charges de fonctionnement (salaires du personnel, équipements), et pression sur les dépassements d’honoraires.
Hausse du nombre de praticiens depuis 2021
Après une période de baisse démographique (5 035 ophtalmologistes en 2017 contre 4 621 en 2021), la profession connaît depuis 2022 une augmentation du nombre de praticiens grâce à la hausse des quotas de formation en ophtalmologie. Cette évolution a permis de réduire significativement les délais d’attente : de plusieurs mois dans certaines zones, ils sont passés à environ 25-35 jours en moyenne fin 2024 selon les données disponibles.
Impact de la convention médicale 2024-2029
La nouvelle convention médicale, entrée en vigueur en décembre 2024, assouplit les conditions d’accès au dispositif OPTAM et encourage les dépassements maîtrisés. Cette évolution pourrait freiner la baisse des revenus en secteur 2 observée sur la période 2017-2021, en offrant aux praticiens une meilleure lisibilité tarifaire et une réduction de leurs charges sociales.
Inégalités internes à la profession
L’ophtalmologie présente de fortes disparités de revenus entre praticiens, caractéristique commune aux spécialités médicales à forte composante technique et libérale. Les données DREES révèlent que l’ophtalmologie figure parmi les spécialités présentant les écarts de revenus les plus importants.
Ces écarts s’expliquent par plusieurs facteurs cumulatifs :
- Secteur d’exercice : l’écart secteur 1 / secteur 2 atteint déjà 63 400 € par an en moyenne
- Localisation géographique : différence pouvant aller jusqu’à 50 000-80 000 € par an entre zones sous-dotées et métropoles saturées
- Organisation du cabinet : cabinet individuel vs cabinet de groupe avec personnel paramédical
- Pratique d’actes techniques rémunérateurs : chirurgie réfractive, injections intravitréennes
- Ancienneté et réputation : patientèle fidélisée et recommandations
Cette forte dispersion témoigne de la diversité des modèles d’exercice au sein de la profession : certains ophtalmologues privilégient un exercice hospitalier à temps plein avec une rémunération stable mais modérée, tandis que d’autres développent une activité libérale intensive en secteur 2 avec un volume d’actes élevé.
Pour aller plus loin
Si vous vous interrogez sur les revenus d’autres professionnels de santé, découvrez nos analyses détaillées sur le salaire d’un vétérinaire, la rémunération d’un aide-soignant, ou encore le revenu d’un psychologue en France.
Un ophtalmologue libéral en France gagne en moyenne 191 900 € brut par an selon les données officielles de la DREES (2021), avec un écart de plus de 63 000 € entre secteur 1 (150 200 €) et secteur 2 (213 600 €). Le choix du secteur conventionnel, la localisation géographique et l’organisation du cabinet (travail aidé, cabinet de groupe) constituent les principaux leviers de revenus. Les ophtalmologues hospitaliers perçoivent quant à eux un salaire de 4 500 à 9 200 € brut par mois selon leur ancienneté. L’ophtalmologie se classe au 4e rang des spécialités médicales les mieux rémunérées, mais présente aussi d’importants écarts de revenus internes selon le mode et la zone d’exercice.
Questions fréquentes
Quel est le salaire moyen d’un ophtalmologue en France ?
Un ophtalmologue libéral gagne en moyenne 191 900 € brut par an selon les données DREES 2021, soit environ 16 000 € brut par mois. Ce revenu moyen varie considérablement selon le secteur : 150 200 € en secteur 1 (tarifs opposables) et 213 600 € en secteur 2 (honoraires libres). Un ophtalmologue hospitalier perçoit quant à lui un salaire de 4 500 à 9 200 € brut par mois selon son ancienneté.
Combien gagne un ophtalmologue débutant ?
Un ophtalmologue débutant en libéral gagne entre 4 500 et 6 500 € brut par mois, soit 54 000 à 78 000 € par an. Un jeune ophtalmologue praticien hospitalier en début de carrière perçoit environ 4 500 € brut par mois (soit environ 3 465 € net mensuel), auxquels s’ajoutent des primes de gardes et d’astreintes. Le revenu progresse significativement avec l’expérience et la constitution d’une patientèle.
Quelle est la différence de revenus entre secteur 1 et secteur 2 pour un ophtalmologue ?
Un ophtalmologue exerçant en secteur 2 gagne en moyenne 63 400 € de plus par an qu’un confrère en secteur 1 : 213 600 € contre 150 200 €. Cette différence s’explique par la pratique de dépassements d’honoraires en secteur 2. La proportion d’ophtalmologues en secteur 2 est estimée à environ 65-70 % de la profession libérale. Le dispositif OPTAM permet aux praticiens de secteur 2 de bénéficier d’une prise en charge de leurs cotisations sociales à hauteur de 14,4 % par l’Assurance maladie.
L’ophtalmologie est-elle la spécialité médicale la mieux payée ?
Non, l’ophtalmologie se classe au 4e rang des spécialités médicales en termes de rémunération, avec un revenu moyen de 191 900 € par an. Les radiothérapeutes (417 500 €), médecins nucléaires (283 300 €) et radiologues (212 700 €) gagnent davantage. L’ophtalmologie arrive juste devant les anesthésistes-réanimateurs (191 700 €). Toutefois, ces moyennes masquent de fortes disparités internes selon le secteur d’exercice, la localisation et l’organisation du cabinet.
Quelles sont les charges d’un ophtalmologue libéral ?
Les charges professionnelles d’un ophtalmologue libéral représentent environ 14 à 25 % du revenu d’activité selon le secteur. En secteur 2, le bénéfice non commercial (BNC) moyen s’établit à 184 457 €, soit 86 % du revenu d’activité (213 600 €). Les principales charges comprennent : les salaires du personnel (orthoptistes, assistants médicaux), le loyer du cabinet, les équipements médicaux coûteux (OCT, lasers, topographe), les cotisations sociales (environ 14,5 % pour les non-adhérents OPTAM), et les assurances professionnelles.
Comment augmenter ses revenus en tant qu’ophtalmologue ?
Plusieurs leviers permettent d’augmenter ses revenus d’ophtalmologue : exercer en secteur 2 avec adhésion OPTAM pour pratiquer des dépassements maîtrisés, développer le travail aidé avec des orthoptistes (84,7 % des libéraux le font), s’installer en zone sous-dotée où les revenus peuvent atteindre 200 000 € par an, exercer en cabinet de groupe pour mutualiser les charges (87 % des moins de 40 ans), et combiner activité libérale et hospitalière pour diversifier ses sources de revenus. La pratique d’actes techniques spécialisés (chirurgie réfractive, injections) constitue également un facteur de revenus supplémentaires.
Cet article a été rédigé à partir des données officielles les plus récentes disponibles. Dernière mise à jour : février 2026.
- Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES) — Revenus d’activité des médecins spécialistes libéraux en 2021 (publication décembre 2024)
- Caisse autonome de retraite des médecins de France (CARMF) — Données 2021 sur les bénéfices non commerciaux des ophtalmologues
- Syndicat national des ophtalmologistes de France (SNOF) — Enquête 2024 sur les modes d’exercice et le travail aidé
- Convention médicale 2024-2029 entre l’Assurance maladie et les syndicats de médecins — Entrée en vigueur décembre 2024
- Indeed France — Données agrégées sur les salaires moyens (mise à jour janvier 2026)
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